Un vieux couple de PN en pélerinage à Blida (Août 2010)

7 janvier 2011

       Un vieux couple de Pieds-Noirs en pélerinage dans la ville de leur enfance : Blida 31/10/2010 à 13h18 – mis à jour le 15/01/2011 à 15h19 | – vues | - réactions  pelerinage à la ville des roses (Août 2010) 

Par : Mr et Mme. Nathalie et Robert Hanser 

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C’est avec une pointe au cœur que mon mari Robert et moi, avons envisagé d’effectuer un pèlerinage dans la ville qui nous a vus grandir et où nous avons passé le plus clair de notre temps. Nous étions comme stressés. Nous étions comme sur un nuage à voguer dans l’espace, à tournoyer au gré du vent qui allait nous emmener vers une destination qui ne nous était pas inconnue. Cet état d’âme me fait rappeler cette pesanteur maladive qu’on éprouve avant tout examen qui décidera de la suite de notre carrière. Blida, la ville de ma jeunesse, la ville de mon premier amour, la ville des roses nous est restée, durant toute cette absence, gravée dans nos mémoires respectives à tel point que nos enfants se lassaient de nous entendre ressasser toujours les mêmes histoires, les mêmes souvenirs qui ont jalonné notre parcours jusqu’en 1962. Ce qui nous taraudait l’esprit c’était de faire le circuit inverse que celui de 1962 . Avec en moins, cette tristesse, ces larmes, ces sanglots de nous autres déracinés, entassés comme du bétail dans le « Kairouan » ce bateau comparable, Ô mon Dieu, à une épave à laquelle nous nous agrippions de toutes nos forces. 

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et les noirs souvenirs remontent en surface  

Les bambins de tout âge, dans l’innocence de l’âge, jouaient infatigablement alors les parents, assis pêle-mêle, pensifs , parfois en larmes, n’arrivaient pas comprendre ce qui nous arrivait. Partir et s’éloigner au plus vite, le sort s’abattait cruellement sur cette marée humaine. faillepnlaplacebigeaudalger17aout47jpg.jpg  exodeoranlarecherchededocumentation.jpg exodeen1962.jpg    algrieen19621.jpg   exodeanarchie.jpg exode.jpg exodedroitversleport.jpg exodelesinsouciants.jpg exodevoiturevendre100ou200ff.jpg exodeleslarmesdedsespoir.jpg  exodepapiersenmainpourlecontrle.jpg exodefouilleleurarrivemarseille.jpg exodearriveenfrance.jpg exodecestledbutunevaliseousansrienpourvuque.jpg exodedespnbrulentleursbienavantdepartir.jpg macabres souvenir de notre exode 

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Gaston Deferre                                Presse Française : Cessez le feu le 19/03/1962 à midi 

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et , quant à notre accueil en France, mieux vaut ne pas en parler …… !!!
photo : La Rouguière, Août 1962 : des villages de tentes ont été dressés pour accueillir les réfugiés. Ci-dessus : visite de Robert Boulin 

Mais, pour le moment, reposons pied à terre, puisqu’il s’agit de faire le trajet inverse, ce qui nécessite en principe des préparatifs. Qui eut cru ? Tout se déroulait comme dans un rêve.   Les souvenirs étaient pliées dans un coin poussiéreux de la mémoire, des souvenirs indélébiles qui dureront le restant de notre vie.,  Nous allions réaliser l’irréalisable. Qui eut pensé ? Et qui sait que nous étions bien éveillés ? Nous n’avions pas pris soin de préparer notre voyage comme on le fait habituellement mais, le fait de se retrouver en Algérie suffisait amplement pour satisfaire notre désir d’arpenter, comme au bon vieux temps, les majestueuses rues de la ville. J’espère, pour la circonstance, que les lilas, les jasmins et les roses ouvriront leurs pétales comme quelqu’un qui vient de se réveiller d’un long sommeil pour nous accueillir à bras ouverts. La forte impression que j’avais, et du fait de me retrouver « là-bas », je considèrerai ce jour comme étant ma deuxième naissance. Retrouver les amis, les voisins, le quartier d’enfance, l’épicier du coin, l’école primaire, le collège du boulevard… Les noms de ceux qui ont marqué mon enfance m’échappent, chaque nom évoque bien des souvenirs. Ces délices d’un certain temps se sont dilués et emportés par les évènements vécus et par le demi siècle se séparation. 

                                          gplacelavigerielegliseblida.jpg  Eglise de Blida                                                                                                              

                                              77pxcasbahalgerie.jpg Douerate (Blida) 

Nous avions l’impression, qu’au devant de nous, tout grouillait comme dans une pièce de théâtre, où tout le monde devait prendre place avant les trois coups qui annoncent la levée des rideaux.  Alger la Blanche pointait à l’horizon, nous la voyons se rapprocher au ralenti comme dans un film pour faire durer le plaisir. Nous devinions au loin, malgré la distance : Bab-El-Oued, La Casbah, juste en face et, sur le versant gauche de notre vue, une majestueuse tour s’élançait vers le néant comme pour nous souhaiter la bienvenue. …/…    Makam Echahid ou Monument aux morts Robert balayait de son regard cette façade blanche d’Alger qui nous narguait par plaisir comme deux anciens amis qui se retrouvent après une longue séparation.                       Baie d’Algeralger.jpg  la Blanche 

Les formalités douanières d’usage se sont déroulées comme partout ailleurs avec, en prime, un accueil courtois et un sourire de bienvenue comme si, sur notre front, il était indiqué que nous étions des Pieds-Noirs avides de revoir ce magnifique pays. Au fond de nous-mêmes, nous étions curieux de connaître la réaction de ces préposés à l’accueil en découvrant  sur nos passeports que nous étions en fait des Français d’Algérie. 

« Des pieds-noirs ? » lança-t-il avec un air qui cachait cette joie de voir des …revenants.  On eut dit qu’un éclair illumina sa face en voyant Robert répondre par un signe affirmatif. Mon mari plié par le poids des ans, face au carrousel des bagages, ne pût soulever les cabas une fois parvenus à son niveau. C’est un autre voyageur qui se sentit obligé de lui prêter assistance. Il l’aida à déposer sur le chariot nos maigres bagages. Puis, comme un éclair, cet autre voyageur, en entendant Robert m’apostropher, comprit à son accent qui nous étions. Puis, sans attendre notre réponse, il nous informa – comme pour nous rassurer- que dans le paquebot il y avait d’autres Français originaires d’Algérie venus en pèlerinage et se proposent – selon leurs dires- de profiter au maximum de leur séjour et d’aller partout à la fois 

Mon mari, habituellement accrocheur pour engager la conversation avec le premier venu ; perdit subitement sa langue. Je décidais de demander à cet inconnu de nous orienter, une fois en dehors de l’enceinte portuaire, vers la station de taxis puisque nous nous sommes promis, de faire cap vers Blida que nous étions pressés de redécouvrir.
Après avoir remercié le guide du moment, le taxi aux couleurs new-yorkaises s’engouffra dans une autoroute faisant face à la jetée puis c’était le tunnel Ouchayah pour arriver, un peu plus tard à Baba-Ali, Birtouta, Boufarik et enfin : la majestueuse ville des roses, la ville de nos rêves : Blida cernée par les montagnes de Chréa qui nous paraissaient plus hautes que d’habitude. 
Durant tout le parcours, Robert et moi regardions émerveillés le paysage que nous découvrons plus beau encore qu’il ne le fut. Les autoroutes, les intersections, les travaux en cours confirmaient les dires selon lesquels l’Algérie était un véritable chantier. Et, tout d’un coup, l’entrée de la ville de Blida, nous accueilla sous une majestueuse voûte au style arabesque tout près du centre hippique. C’est à l’hôtel X que nous déchargions nos maigres bagages et là, nous n’avons pas hésité un seul instant devant le maître d’hôtel pour lui faire comprendre que nous sommes dans la ville de notre enfance et que nous devions rester quelques jours. Une fois installés dans notre chambre, nous avons relâché nos forces pour nous assoupir non sans avoir dégusté une tasse de chorba-frick préparée avec la doigté que nous connaissons aux gens de la ville. oooOooo 

Notre série de surprises 

vue tout simplement ….féérique …!

Robert, bien qu’éprouvé par sa dernière maladie, en sentant l’air marin d’Alger, se sentait revivre. Il cachait mal son sourire.  Son émotion était telle que son visage –autrefois crispé et ridé – avait subitement pris des couleurs exprimant le bien-être, sa joie de se retrouver ici , en Algérie, de réaliser ce qui nous paraissait – tout simplement- irréalisable. 
 

  relief Blidéen Les barrages de gendarmerie veillaient à la fluidité de la circulation et, traquaient certainement –comme en France- les amateurs de rallye sur ces espaces routiers nouvellement déroulés dans cette Mitidja la féconde. 

Elle porte bien son nom : La ville des roses         sidiyakoub162.jpg   Bois sacré ou Sidi Yakoub 

Nous avions projeté de nous installer dans un hôtel au centre ville, tout près de la place d’armes. J’étais un peu inquiète de l’état de santé de Robert mais, apparemment, tout semblait être parfait pour le moment. 
 

Vue de Blida

Abdelkrim, le gérant, redoubla de chaleur et d’amabilité à notre égard en apprenant que nous étions originaires de la ville. Il nous promit de mettre à notre disposition son véhicule personnel de sorte à nous faciliter nos déplacements. C’est à l’appel du muezzin que nous nous sommes réveillés. A cette période, la prière de l’aube était aux environs de 04h 20. Il était hors de question pour nous de faire la grasse matinée.  Nous avions l’impression que nous étions comme deux arbustes entrain de périr, deux arbustes qui reprennent leurs couleurs et qui dégagent la vitalité digne d’un couple au printemps de leur vie. Une fois sortis de l’hôtel, la place d’armes devenue « placet ettout » fut le premier endroit vers lequel nous nous sommes dirigés. L’imprimerie Mauguin, au coin de la place, les terrasses de cafés cernaient le point central de la ville. 

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                                         Place d’Armes (Blida)  

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Nous longions la route avec l’intention de parvenir à la route de Chréa en admirant l’école Cazenave sur notre gauche, cette école qui fut en son temps une véritable usine d’apprentissage scolaire du temps de Mr.Adriet, Mme Vianelli, Mrs Gouillon, Finateu, Ivora, Alain Cardonna et tant d’autres.  

Ecole

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  Cazenave

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Enseignant de l’Ecole Cazenave 

 

Les jeunes d’hier sont les adultes aujourd’hui et se remémorent certainement leur jeunesse comme une page du passé pliée dans les archives de l’histoire. Nous entamons l’Avenue des moulins et nos cœurs remplis d’espoirs de retrouver ceux qui étaient les voisins d’une certaine période.  La vie y est active au vu des commerces florissants et aux vitrines savamment achalandées qui n’avaient rien à envier aux devantures situées de l’autre côté de la rive. Les gens qui nous croisaient souriaient à notre passage comme si nous étions perçus comme étant des revenants en visite et, pourquoi pas, en pèlerinage dans les quartiers de notre jeunesse. C’est alors qu’un Monsieur nous croisa non sans nous avoir fixés des yeux comme s’il voulait nous questionner sur notre identité. Il revint sur ses pas et, poliment, nous apostropha   » Ce n’est pas Mr et Mme Hanser par hasard ? » Il nous reconnut et tous les traits de son visage s’éclaircirent avec un sourire qui en disait long sur sa joie de nous retrouver. 

Et Robert le reconnut au timbre de sa voix de lui répondre :  » Je parie que c’est Ali, le petit diable qui voulait toujours et à tout prix s’accaparer de mon vélo de course !!!! «   Je n’en revenais pas. J’étais plongée dans l’ignorance jusqu’au moment où Robert et Ali s’enlacèrent chaleureusement. On eut dit que les deux amis d’autrefois venaient de ressusciter après avoir été enterrés et perdus à jamais.                       

                                               maiziali.jpg      Ali Maizi  

Ils avaient peine à se détacher l’un de l’autre et, en essayant de porter mon grain de sel à cette rencontre, je remarquai quelques larmes , qu’on eut dit des perles tellement qu’elles étaient pures et sincères, sur les joues de ces amis et frères d’enfance. C’est alors que Robert se rappela de ma présence. Je lui paraissais complètement hors-jeu. Il détacha son bras de l’épaule d’Ali, et me tint par le bras pour me rafraîchir la mémoire.
C’est alors qu’un klaxon se fit entendre. En se penchant, Ali reconnut la voiture de son fils, puis , nous posa une suite de questions et ne nous laissa même pas le temps de répondre. 
Il décida du coup de nous embarquer à la va-vite puisque l’arrêt momentanné sur cette voie principale de la ville était interdit, de faire cap vers l’hôtel et de récupérer nos affaires.  Pour lui et conformément aux traditions, il était hors de question, jugea-t-il, de résider dans un hôtel alors que sa demeure, bien qu’étroite, deviendrait très spacieuse pour nous contenir. 
« Nathalie, je ne sais pas si tu te rappelles de l’impasse qui longeait le cimetière Mozabite? «  

En prononçant mon petit nom, Ali voulait porter plus de précision comme s’il voulait préciser avec une pointe d’humour :

« Mme. Nathalie …euh… la fille de Mr. et Mme Picot qui habitaient tout près des familles Benhaffaf et Skander ? Comment oublier cette charmante demoiselle qu’on surnommait : Miss Blida ? «  » 
 

Je hochai la tête pour acquiescer. En lui tendant la main pour le saluer, il me tira vers lui pour me faire la bise comme le feraient des membres d’une seule famille. Sans demander notre avis, il ouvrit les portières gauches et nous fit monter rapidement puisque, derrière, la file de voitures commençait à s’allonger. 

Il conclut que nous venions à peine d’arriver et que nous avons élu domicile dans l’hôtel mitoyen au lycée Duveyrier. Je ressentis la chair de poule parcourir tout mon cœur à entendre de telles paroles émanant d’un cœur sincère, un cœur et un sentiment de probité qui- de notre temps- ne court pas les rues. 

C’est alors que nous arrivons devant son domicile à la route des glacières.
Sa femme ouvrit la porte et, en nous voyant, se sentit gênée de se retrouver face à face à des étrangers alors qu’elle aurait souhaité être plus présentable pour nous accueillir. Elle lâcha quand même un sourire, nous invita à entrer après la plaisanterie lâchée par Ali qui déclara avoir une pointe d’humour : C’est la prise de l’année puis dévoila qui nous sommes. 
Après les embrassades familiales, et là c’est le terme, elle se précipita vers le salon pour nous inviter de prendre place et de nous mettre à l’aise. J’eus quand même le temps de parcourir des yeux la cour au milieu de laquelle s’élevait majestueusement une vigne dont les branches se croisaient avec le jasmin à l’odeur qui nous rappelait bien le bon temps. Pendant que Robert plaisantait avec Ali, Zohra me tint par la main et m’invita à l’accompagner en dehors de la chambre.A l’approche de l’Iftar, rupture du jeûne, aux environs de 19h30, j’ai remarqué que les habitudes ancestrales étaient toujours de rigueur. C’est dans la cour de la maison largement tapissée pour la circonstance, que la meyda allait servir au rassemblement. 

Cour style arabesque A l’époque, du temps de la France, c’était un canon qui tonnait pour signaler la rupture du jeûn. Les choses ayant évolué avec le temps, ce sont les haut-parleurs des mosquées ou alors la télévision qui informe la population de la fin de la journée d’abstinence. 
  
Haik Algérien  

 Dans le salon, des canapés de style oriental recouverts d’un tissus aux couleurs chatoyantes et le tout, autour d’ une meyda, sorte de table , sur laquelle on ramena un pot d’une plante aromatique pour donner une meilleure ambiance à cette réception impromptue pourtant simple mais émanant de cœurs simples mais combien chaleureux. 

salon

Elle me fit pénétrer dans sa chambre à coucher et là, sur le lit, était posée ma valise. Je fus interrogative quand la charmante dame me dit :  » durant tout votre séjour, ma chambre deviendra la vôtre !  » Je ne sus quoi dire devant tant de gentillesse. Elle me fit visiter hâtivement toutes les chambres ; cuisine, salle de bain, living-room et, évidement les toilettes où j’avais une envie folle de soulager ma vessie qui en avait bien besoin. 
Les adultes se préparent aux ablutions et à la prière collective aura lieu au coucher du soleil c’est-à-dire lorsque des minarets des mosquées de la ville se fera entendre El-Adhan, signalant la rupture du jeun. A l’annonce, le chef de famille sert d’Imam pour diriger la prière. 

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  Prière collective
Robert et moi, assis sur le rebord des matelas qui cernent la table collective, regardions avec admiration cet engouement de la chose religieuse en guise de remerciement au créateur de les avoir faits naître au sein de cette Umma, cette grande communauté qui ne reconnaît que Allah en tant que maître de l’univers et Mohamed en tant que son fidèle messager et serviteur. Il est vrai que les autres messagers et les autres Livres révélés (comme nous l’apprendrons par la suite) et tel que stipulé dans le CORAN, sont également respectés par ceux qui croient en l’unicité du créateur appelé différemment Seigneur, pour les Chrétiens, et Allah pour les Musulmans. 
 

On se croirait dans un conte de fée en voyant ces nombreux plats garnir la table. Les salades de toute nature sur le rebord de la table au milieu de laquelle la fameuse soupe “la Chorba” chorba1.jpg dont nous avons toujours entendu parler, allait prendre place. Chorba Il est vrai qu’à l’époque, du temps de notre jeunesse, quand nous résidions la ville, les voisins de quartier nous faisaient parvenir de ces plats variés et, Dieu sait comment et combien nous apprécions leur saveur. Un autre plat allait s’offrir à nous, appelé “Djwez” djwez.jpg qui consistait à rassembler des morceaux de viande et certaines légumes. Ce plat, savamment préparé, allait nous faire oublier le délice du premier plat. Les bouteilles de limonades n’avaient pas le temps de se vider que d’autres allaient prendre place. Nous goûtions à tous ces délices et, je me dois de dire, que nous n’étions nullement considérés en tant qu’étrangers mais des membres, à part entière, de cette formidable famille.            

Osbane Évidemment, le service était ponctué par des anecdotes qui faisaient que nous mangions sans nous rendre compte si nos fragiles estomacs allaient supporter toutes ces variétés exposées devant nous.  Le troisième plat arriva, après avoir vidé ou épuisé le second. C’était de la viande sucrée appelé localement « l’ham El Hlou bel berkouka » préparé aux prunes. Là, je m’avouai vaincue puisqu’il n’y avait plus de place pour contenir quoique ce soit.  douarayaaadjeddek.jpg djelbana …/…  La discussion allait bon enfant au milieu des rires et des histoires qui se déversaient autour de la table familiale. La communication se faisait la plupart du temps en Français pour nous permettre de ne pas nous sentir  » hors champs  » façon de nous intégrer au maximum au rythme fort sympathique de cette magnifique famille. 

 La table débarrassée, le service café allait prendre place. Les bâtonnets de Zalabia et les variétés de sucreries maison arriveront à leur tour.     Sbaa     gateaux3maison.jpg             Mhencha gateaux2maison.jpg Le majestueux couple emilerendjasamreetsafille.jpg photos souvenirs d’une des soirées Blidéennes. L’invité du jour , un ancien de Blida , un PN.  Le ramadhan dans le monde Musulman avait cette particularité de rassembler et de manger tous ensemble et à la même heure. 
Une discipline que ne dissiperont ni les hommes ni le temps. 

A un moment d’égarement, j’observais ces branches de citronnier qui s’entremêlaient avec les branches de l’oranger comme pour un parfait amour à dessein de livrer le fruit de leur semence à ces gens qui n’ont rien d’expert en arboriculture. Tout autour des grappes de raisin pendaient comme pour signaler leur présence. …/… Les soirées sont festives puisqu’elles rassemblent, et à tour de rôle, la plupart des voisines du quartier dans une seule demeure. Chacune viendra avec en offrande un plat de sucrerie qui s’ajoutera aux autres sur la meyda comme dans un conte des milles et une nuit. 

Robert et moi serons conviés le jour et les jours suivants au sein de toutes les familles que nous avons eu à connaître ou à reconnaître.         
Nous étions, pour certains, mi allongés, pour d’autres assis à même le sol sur le tapis quant aux plus jeunes, les élégantes demoiselles, chargées du service pour soulager la maman qui eut à préparer durant toute l’après midi toutes ces variétés de plats. 

Ali nous apprendra que le mois du Ramadhan était un mois de sacrifice de soi même au service de Dieu. La baraka ou l’auto suffisance était un don divin durant ce mois et les familles nécessiteuses sont naturellement prises en charge par le voisinage. Ceci est une caractéristique de ce mois d’abstinence et le même comportement est partout similaire quel que soit le lieu ou le pays dans ce vaste monde Musulman. 
Les plus jeunes se lancent sans attendre dans la danse frénétique au rythme de la derbouka, genre de tam-tam, et l’exhibition des corps qui vibrent et se tortillent comme pour parfaire la danse, se fera jusqu’à une heure tardive de la nuit. Au bout des 15 jours que j’ai eu à passer dans ma ville natale, ce n’est pas moins de 17 kg qui sont venus s’ajouter à mon poids (Robert 12) et, qui me croira si j’ajoutais que mes médicaments que je prenais régulièrement pour calmer mes douleurs rhumatismales ont été, comme par enchantement, oubliés puisque j’avoue, le fait de me retrouver dans la ville des roses, a été un remède des plus efficace. oooOooo 

…/… 

…/… Retour au pays d’exil : la France 
Une autre déchirure allait s’imposer. La séparation avec ces nombreuses familles n’a pas été chose facile. 
Loin de là ! La seule consolation est de revenir et revenir autant de fois tant que Dieu nous accorde vie et santé. Au fond de nous même nous regrettions de ne pas avoir effectué le premier pas les années précédentes. 

Les gens qui nous ont reçus, les familles que nous avons côtoyées, les paroles à notre égard que nous avons entendues durant tout notre séjour, la gentillesse tout à fait naturelle que nous avons ressentie, tout ceci est difficile à traduire en peu de mots mais, il est à dire que les Algériens sont un peuple magnifique, que les Algériens sont nos frères tellement nous sommes attachés et tellement nous nous comprenons au simple regard…et ceci est énorme . emilesouilahmidounetzaragoci.jpg Photo souvenir des amis de Blida la Rose accueillant Zaragoci en pélerinage, De g à d : Zaragoci (ancien du FCB). Salah(artiste TV) , Khabatou (ancien du FCB) 

Zaragoci et le fanion de l’USMB 
L’origine de notre déracinement est l’œuvre de ceux qui avaient tout à gagner en créant la discorde au sein d’une même famille. 

Et nous étions une même famille. Conscients du tissage entre les 2 communautés  , les négociations d’Evian entre les représentants des 2 parties en conflit prévoyaient que les Pieds-Noirs étaient libres de partir ou de rester tout en conservant leurs biens acquis à la sueur de leur front. document signé par les 2 parties à Evian  delegationfranaiseevian190362.jpg delagationflnevian.jpg Que l’Algérien s’appelle Ali ou Robert, que la femme s’appelle Fatiha ou Josette, ne sommes nous pas des mortels ? Ne sommes–nous pas appelés à partir de ce bas monde avec, en prime, nos actes qui témoigneront de tout ce que nous avons faits comme bien ou en mal ? Ne sommes nous comme des produits…périssables avec un début et une fin ? 

Je pars du principe que la vie est courte, alors aimons-nous les uns les autres et débarrassons de nos esprits cette haine d’autrui qui ne servira qu’à exacerber notre train de vie. Nous sommes dans ce bas monde que de passage à l’image du nuage qui trône haut dans le ciel puis, sans nous rendre compte, disparait à jamais ! Je ne sais pas si nombreux sont ceux qui perçoivent la chose comme je la perçois puisque notre triste exode –encore elle-  a été une déchirure traumatisante, un pan de notre vie qui s’est effacé. Je ne gagne rien en disant ceci.   Une hirondelle ne peut faire le printemps, mais au moins j’éprouve cette profonde satisfaction morale de le dire. 

J’appelle à l’amour et non pas la haine. Je sème la fraternité entre les gens indépendamment de leur culture et leur race  Quant à “certains” sites internet que je ne citerai pas, pour ne pas avoir à leur accorder cet honneur , ces sites qui crachent leur venin , sont toujours accrochés à un passé révolu. Ils le font exactement comme quelqu’un qui pense bien faire en gardant les yeux fixés sur le rétroviseur pour se retrouver un jour dans le décors. Le monde évolue à la vitesse d’un TGV , eux par faiblesse maladive et une conscience chargée de remords pour nous avoir extirpés de nos racines, diffusent des documents révoltants dont la plupart sont falsifiés comme s’ils tenaient la boite aux milles secrets alors qu’ils ne représentent qu’eux mêmes. Heureusement que nous , les Français d’Algérie appelés communément Pieds-Noirs, avons pris conscience – bien que sur le tard – que la tragédie qui nous a été imposée par ceux qui étaient sensés nous défendre, cette tragédie ou scénatio monté de toutes pièces consistait – ô mon Dieu – à nous faire croire que nos vies seraient en danger avec l’arrivée des maquisards revenant des djebels, un certain 05 Juillet 1962. Un demi siècle après notre exode, les langues se délient. Ceux qui nous avaient trempés dans un macabre suicide en nous faisant croire à la « valise ou le cercueil » , ceux là , sentant leur fin prochaine, libèrent leur charge, avouent leurs regrets de nous avoir tout simplement mentis. Se repentir est certainement noble mais  pourquoi le faire après un demi-siècle puisqu’on ne peut remonter dans le temps ?    La vie est une succession d’expériences. La nôtre fut des plus horribles parce que nous avons  été bernés par cette fameuse rumeur et nous été naifs au point où nous nous sommes retrouvés jetés vulgairement dans les cales pour nous retrouver à la merci de gens qui nous accueillirent avec dédain, avec mépris et avec froideur. Ainsi va la vie ! 

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Réagir PAROLIER37 le 31/10/2010 à 15:26 C’est avec beaucoup de plaisir et d’émotion que j’ai lu votre témoignage,
merci pour votre vision des choses et des êtres,
ainsi que pour votre compréhension des hommes et de l’Algérie. 
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       Un vieux couple de Pieds-Noirs en pélerinage dans la ville de leur enfance : Blida 31/10/2010 à 13h18 – mis à jour le 01/12/2010 à 13h19 | – vues | - réactions 

pelerinage à la ville des roses (Août 2010) Par : Mr et Mme. Nathalie et Robert Hanser 
 
C’est avec une pointe au cœur que mon mari Robert et moi, avons envisagé d’effectuer un pèlerinage dans la ville qui nous a vus grandir et où nous avons passé le plus clair de notre temps. Nous étions comme stressés. Nous étions comme sur un nuage à voguer dans l’espace, à tournoyer au gré du vent qui allait nous emmener vers une destination qui ne nous était pas inconnue. Cet état d’âme me fait rappeler cette pesanteur maladive qu’on éprouve avant tout examen qui décidera de la suite de notre carrière. Blida, la ville de ma jeunesse, la ville de mon premier amour, la ville des roses nous est restée, durant toute cette absence, gravée dans nos mémoires respectives à tel point que nos enfants se lassaient de nous entendre ressasser toujours les mêmes histoires, les mêmes souvenirs qui ont jalonné notre parcours jusqu’en 1962. Ce qui nous taraudait l’esprit c’était de faire le circuit inverse que celui de 1962 . Avec en moins, cette tristesse, ces larmes, ces sanglots de nous autres déracinés, entassés comme du bétail dans le « Kairouan » ce bateau comparable, Ô mon Dieu, à une épave à laquelle nous nous agrippions de toutes nos forces. 


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et les noirs souvenirs remontent en surface 
…/… Les bambins de tout âge, dans l’innocence de l’âge, jouaient infatigablement alors les parents, assis pêle-mêle, pensifs , parfois en larmes, n’arrivaient pas comprendre ce qui nous arrivait. Partir et s’éloigner au plus vite, le sort s’abattait cruellement sur cette marée humaine.       

macabres souvenir de notre exode Gaston Deferre                                Presse Française : Cessez le feu le 19/03/1962 à midi et , quant à notre accueil en France, mieux vaut ne pas en parler …… !!!
photo : La Rouguière, Août 1962 : des villages de tentes ont été dressés pour accueillir les réfugiés. Ci-dessus : visite de Robert Boulin 
oooOooo Mais, pour le moment, reposons pied à terre, puisqu’il s’agit de faire le trajet inverse, ce qui nécessite en principe des préparatifs. 

Qui eut cru ? Tout se déroulait comme dans un rêve.   Les souvenirs étaient pliées dans un coin poussiéreux de la mémoire, des souvenirs indélébiles qui dureront le restant de notre vie., Nous allions réaliser l’irréalisable. Qui eut pensé ? Et qui sait que nous étions bien éveillés ? Nous n’avions pas pris soin de préparer notre voyage comme on le fait habituellement mais, le fait de se retrouver en Algérie suffisait amplement pour satisfaire notre désir d’arpenter, comme au bon vieux temps, les majestueuses rues de la ville. J’espère, pour la circonstance, que les lilas, les jasmins et les roses ouvriront leurs pétales comme quelqu’un qui vient de se réveiller d’un long sommeil pour nous accueillir à bras ouverts. La forte impression que j’avais, et du fait de me retrouver « là-bas », je considèrerai ce jour comme étant ma deuxième naissance. Retrouver les amis, les voisins, le quartier d’enfance, l’épicier du coin, l’école primaire, le collège du boulevard… Les noms de ceux qui ont marqué mon enfance m’échappent, chaque nom évoque bien des souvenirs. Ces délices d’un certain temps se sont dilués et emportés par les évènements vécus et par le demi siècle se séparation. 

Eglise de Blida                                                                                                            …/… 

Douerate (Blida) Nous avions l’impression, qu’au devant de nous, tout grouillait comme dans une pièce de théâtre, où tout le monde devait prendre place avant les trois coups qui annoncent la levée des rideaux. Alger la Blanche pointait à l’horizon, nous la voyons se rapprocher au ralenti comme dans un film pour faire durer le plaisir. Nous devinions au loin, malgré la distance : Bab-El-Oued, La Casbah, juste en face et, sur le versant gauche de notre vue, une majestueuse tour s’élançait vers le néant comme pour nous souhaiter la bienvenue. …/…    Makam Echahid ou Monument aux morts Robert balayait de son regard cette façade blanche d’Alger qui nous narguait par plaisir comme deux anciens amis qui se retrouvent après une longue séparation. Baue d’Alger la Blanche 

Les formalités douanières d’usage se sont déroulées comme partout ailleurs avec, en prime, un accueil courtois et un sourire de bienvenue comme si, sur notre front, il était indiqué que nous étions des Pieds-Noirs avides de revoir ce magnifique pays. Au fond de nous-mêmes, nous étions curieux de connaître la réaction de ces préposés à l’accueil en découvrant  sur nos passeports que nous étions en fait des Français d’Algérie. « Des pieds-noirs ? » lança-t-il avec un air qui cachait cette joie de voir des …revenants. On eut dit qu’un éclair illumina sa face en voyant Robert répondre par un signe affirmatif. Mon mari plié par le poids des ans, face au carrousel des bagages, ne pût soulever les cabas une fois parvenus à son niveau. C’est un autre voyageur qui se sentit obligé de lui prêter assistance. Il l’aida à déposer sur le chariot nos maigres bagages. Puis, comme un éclair, cet autre voyageur, en entendant Robert m’apostropher, comprit à son accent qui nous étions. Puis, sans attendre notre réponse, il nous informa – comme pour nous rassurer- que dans le paquebot il y avait d’autres Français originaires d’Algérie venus en pèlerinage et se proposent – selon leurs dires- de profiter au maximum de leur séjour et d’aller partout à la fois.. …/… Mon mari, habituellement accrocheur pour engager la conversation avec le premier venu ; perdit subitement sa langue. Je décidais de demander à cet inconnu de nous orienter, une fois en dehors de l’enceinte portuaire, vers la station de taxis puisque nous nous sommes promis, de faire cap vers Blida que nous étions pressés de redécouvrir.
Après avoir remercié le guide du moment, le taxi aux couleurs new-yorkaises s’engouffra dans une autoroute faisant face à la jetée puis c’était le tunnel Ouchayah pour arriver, un peu plus tard à Baba-Ali, Birtouta, Boufarik et enfin : la majestueuse ville des roses, la ville de nos rêves : Blida cernée par les montagnes de Chréa qui nous paraissaient plus hautes que d’habitude. 
Durant tout le parcours, Robert et moi regardions émerveillés le paysage que nous découvrons plus beau encore qu’il ne le fut. Les autoroutes, les intersections, les travaux en cours confirmaient les dires selon lesquels l’Algérie était un véritable chantier. Et, tout d’un coup, l’entrée de la ville de Blida, nous accueilla sous une majestueuse voûte au style arabesque tout près du centre hippique. 

C’est à l’hôtel X que nous déchargions nos maigres bagages et là, nous n’avons pas hésité un seul instant devant le maître d’hôtel pour lui faire comprendre que nous sommes dans la ville de notre enfance et que nous devions rester quelques jours. Une fois installés dans notre chambre, nous avons relâché nos forces pour nous assoupir non sans avoir dégusté une tasse de chorba-frick préparée avec la doigté que nous connaissons aux gens de la ville. oooOooo Ma série de surprises vue tout simplement ….féérique …!…/… 

Robert, bien qu’éprouvé par sa dernière maladie, en sentant l’air marin d’Alger, se sentait revivre. Il cachait mal son sourire. Son émotion était telle que son visage –autrefois crispé et ridé – avait subitement pris des couleurs exprimant le bien-être, sa joie de se retrouver ici , en Algérie, de réaliser ce qui nous paraissait – tout simplement- irréalisable. 
  relief Blidéen 
Les barrages de gendarmerie veillaient à la fluidité de la circulation et, traquaient certainement –comme en France- les amateurs de rallye sur ces espaces routiers nouvellement déroulés dans cette Mitidja la féconde. Elle porte bien son nom : La ville des roses                            Bois sacré ou Sidi Yakoub 

Nous avions projeté de nous installer dans un hôtel au centre ville, tout près de la place d’armes. J’étais un peu inquiète de l’état de santé de Robert mais, apparemment, tout semblait être parfait pour le moment. 
Vue de Blida
Abdelkrim, le gérant, redoubla de chaleur et d’amabilité à notre égard en apprenant que nous étions originaires de la ville. Il nous promit de mettre à notre disposition son véhicule personnel de sorte à nous faciliter nos déplacements. C’est à l’appel du muezzin que nous nous sommes réveillés. A cette période, la prière de l’aube était aux environs de 04h 20. Il était hors de question pour nous de faire la grasse matinée. Nous avions l’impression que nous étions comme deux arbustes entrain de périr, deux arbustes qui reprennent leurs couleurs et qui dégagent la vitalité digne d’un couple au printemps de leur vie. Une fois sortis de l’hôtel, la place d’armes devenue « placet ettout » fut le premier endroit vers lequel nous nous sommes dirigés. L’imprimerie Mauguin, au coin de la place, les terrasses de cafés cernaient le point central de la ville. …/…                    Place d’Armes (Blida)  Nous longions la route avec l’intention de parvenir à la route de Chréa en admirant l’école Cazenave sur notre gauche, cette école qui fut en son temps une véritable usine d’apprentissage scolaire du temps de Mr.Adriet, Mme Vianelli, Mrs Gouillon, Finateu, Ivora, Alain Cardonna et tant d’autres.  Ecole Cazenave 

Enseignant de l’Ecole Cazenave Les jeunes d’hier sont les adultes aujourd’hui et se remémorent certainement leur jeunesse comme une page du passé pliée dans les archives de l’histoire. Nous entamons l’Avenue des moulins et nos cœurs remplis d’espoirs de retrouver ceux qui étaient les voisins d’une certaine période. La vie y est active au vu des commerces florissants et aux vitrines savamment achalandées qui n’avaient rien à envier aux devantures situées de l’autre côté de la rive. Les gens qui nous croisaient souriaient à notre passage comme si nous étions perçus comme étant des revenants en visite et, pourquoi pas, en pèlerinage dans les quartiers de notre jeunesse. C’est alors qu’un Monsieur nous croisa non sans nous avoir fixés des yeux comme s’il voulait nous questionner sur notre identité. Il revint sur ses pas et, poliment, nous apostropha   » Ce n’est pas Mr et Mme Hanser par hasard ? » Il nous reconnut et tous les traits de son visage s’éclaircirent avec un sourire qui en disait long sur sa joie de nous retrouver. Et Robert le reconnut au timbre de sa voix de lui répondre :  » Je parie que c’est Ali, le petit diable qui voulait toujours et à tout prix s’accaparer de mon vélo de course !!!! «  

…/… Je n’en revenais pas. J’étais plongée dans l’ignorance jusqu’au moment où Robert et Ali s’enlacèrent chaleureusement. On eut dit que les deux amis d’autrefois venaient de ressusciter après avoir été enterrés et perdus à jamais.                                                               Ali Maizi (photo) Ils avaient peine à se détacher l’un de l’autre et, en essayant de porter mon grain de sel à cette rencontre, je remarquai quelques larmes , qu’on eut dit des perles tellement qu’elles étaient pures et sincères, sur les joues de ces amis et frères d’enfance. C’est alors que Robert se rappela de ma présence. Je lui paraissais complètement hors-jeu. 

Il détacha son bras de l’épaule d’Ali, et me tint par le bras pour me rafraîchir la mémoire.
C’est alors qu’un klaxon se fit entendre. En se penchant, Ali reconnut la voiture de son fils, puis , nous posa une suite de questions et ne nous laissa même pas le temps de répondre. 
Il décida du coup de nous embarquer à la va-vite puisque l’arrêt momentanné sur cette voie principale de la ville était interdit, de faire cap vers l’hôtel et de récupérer nos affaires.  Pour lui et conformément aux traditions, il était hors de question, jugea-t-il, de résider dans un hôtel alors que sa demeure, bien qu’étroite, deviendrait très spacieuse pour nous contenir. « Nathalie, je ne sais pas si tu te rappelles de l’impasse qui longeait le cimetière Mozabite? «  En prononçant mon petit nom, Ali voulait porter plus de précision comme s’il voulait préciser avec une pointe d’humour : Mme. Nathalie …euh… la fille de Mr. et Mme Picot qui habitaient tout près des familles Benhaffaf et Skander ? Comment oublier cette charmante demoiselle qu’on surnommait : Miss Blida ? >> 
Je hochai la tête pour acquiescer. En lui tendant la main pour le saluer, il me tira vers lui pour me faire la bise comme le feraient des membres d’une seule famille. 
Sans demander notre avis, il ouvrit les portières gauches et nous fit monter rapidement puisque, derrière, la file de voitures commençait à s’allonger. Il conclut que nous venions à peine d’arriver et que nous avons élu domicile dans l’hôtel mitoyen au lycée Duveyrier. Je ressentis la chair de poule parcourir tout mon cœur à entendre de telles paroles émanant d’un cœur sincère, un cœur et un sentiment de probité qui- de notre temps- ne court pas les rues. 

…/… 

C’est alors que nous arrivons devant son domicile à la route des glacières.
Sa femme ouvrit la porte et, en nous voyant, se sentit gênée de se retrouver face à face à des étrangers alors qu’elle aurait souhaité être plus présentable pour nous accueillir. Elle lâcha quand même un sourire, nous invita à entrer après la plaisanterie lâchée par Ali qui déclara avoir une pointe d’humour : C’est la prise de l’année puis dévoila qui nous sommes. 
Après les embrassades familiales, et là c’est le terme, elle se précipita vers le salon pour nous inviter de prendre place et de nous mettre à l’aise. J’eus quand même le temps de parcourir des yeux la cour au milieu de laquelle s’élevait majestueusement une vigne dont les branches se croisaient avec le jasmin à l’odeur qui nous rappelait bien le bon temps. Pendant que Robert plaisantait avec Ali, Zohra me tint par la main et m’invita à l’accompagner en dehors de la chambre.A l’approche de l’Iftar, rupture du jeûne, aux environs de 19h30, j’ai remarqué que les habitudes ancestrales étaient toujours de rigueur. C’est dans la cour de la maison largement tapissée pour la circonstance, que la meyda allait servir au rassemblement. 
Cour style arabesque 
A l’époque, du temps de la France, c’était un canon qui tonnait pour signaler la rupture du jeûn. Les choses ayant évolué avec le temps, ce sont les haut-parleurs des mosquées ou alors la télévision qui informe la population de la fin de la journée d’abstinence. 


  
Haik Algérien …/… 

 Dans le salon, des canapés de style oriental recouverts d’un tissus aux couleurs chatoyantes et le tout, autour d’ une meyda, sorte de table , sur laquelle on ramena un pot d’une plante aromatique pour donner une meilleure ambiance à cette réception impromptue pourtant simple mais émanant de cœurs simples mais combien chaleureux. salon

Elle me fit pénétrer dans sa chambre à coucher et là, sur le lit, était posée ma valise. Je fus interrogative quand la charmante dame me dit :  » durant tout votre séjour, ma chambre deviendra la vôtre !  » Je ne sus quoi dire devant tant de gentillesse. Elle me fit visiter hâtivement toutes les chambres ; cuisine, salle de bain, living-room et, évidement les toilettes où j’avais une envie folle de soulager ma vessie qui en avait bien besoin. 

Les adultes se préparent aux ablutions et à la prière collective aura lieu au coucher du soleil c’est-à-dire lorsque des minarets des mosquées de la ville se fera entendre El-Adhan, signalant la rupture du jeun. A l’annonce, le chef de famille sert d’Imam pour diriger la prière. Prière collective
Robert et moi, assis sur le rebord des matelas qui cernent la table collective, regardions avec admiration cet engouement de la chose religieuse en guise de remerciement au créateur de les avoir faits naître au sein de cette Umma, cette grande communauté qui ne reconnaît que Allah en tant que maître de l’univers et Mohamed en tant que son fidèle messager et serviteur. Il est vrai que les autres messagers et les autres Livres révélés (comme nous l’apprendrons par la suite) et tel que stipulé dans le CORAN, sont également respectés par ceux qui croient en l’unicité du créateur appelé différemment Seigneur, pour les Chrétiens, et Allah pour les Musulmans. 
…/… On se croirait dans un conte de fée en voyant ces nombreux plats garnir la table. Les salades de toute nature sur le rebord de la table au milieu de laquelle la fameuse soupe “la Chorba” dont nous avons toujours entendu parler, allait prendre place. 

Chorba Il est vrai qu’à l’époque, du temps de notre jeunesse, quand nous résidions la ville, les voisins de quartier nous faisaient parvenir de ces plats variés et, Dieu sait comment et combien nous apprécions leur saveur. Un autre plat allait s’offrir à nous, appelé “Djwez” qui consistait à rassembler des morceaux de viande et certaines légumes. Ce plat, savamment préparé, allait nous faire oublier le délice du premier plat. Les bouteilles de limonades n’avaient pas le temps de se vider que d’autres allaient prendre place. Nous goûtions à tous ces délices et, je me dois de dire, que nous n’étions nullement considérés en tant qu’étrangers mais des membres, à part entière, de cette formidable famille.            Osbane Évidemment, le service était ponctué par des anecdotes qui faisaient que nous mangions sans nous rendre compte si nos fragiles estomacs allaient supporter toutes ces variétés exposées devant nous. 

Le troisième plat arriva, après avoir vidé ou épuisé le second. C’était de la viande sucrée appelé localement « l’ham El Hlou bel berkouka » préparé aux prunes. Là, je m’avouai vaincue puisqu’il n’y avait plus de place pour contenir quoique ce soit. djelbana …/… La discussion allait bon enfant au milieu des rires et des histoires qui se déversaient autour de la table familiale. La communication se faisait la plupart du temps en Français pour nous permettre de ne pas nous sentir  » hors champs  » façon de nous intégrer au maximum au rythme fort sympathique de cette magnifique famille.  La table débarrassée, le service café allait prendre place. Les bâtonnets de Zalabia et les variétés de sucreries maison arriveront à leur tour.     

Sbaa                 Mhencha Le majestueux couple  photos souvenirs d’une des soirées Blidéennes. L’invité du jour , un ancien de Blida , un PN.  Le ramadhan dans le monde Musulman avait cette particularité de rassembler et de manger tous ensemble et à la même heure. 
Une discipline que ne dissiperont ni les hommes ni le temps. 
A un moment d’égarement, j’observais ces branches de citronnier qui s’entremêlaient avec les branches de l’oranger comme pour un parfait amour à dessein de livrer le fruit de leur semence à ces gens qui n’ont rien d’expert en arboriculture. Tout autour des grappes de raisin pendaient comme pour signaler leur présence. 

…/… Les soirées sont festives puisqu’elles rassemblent, et à tour de rôle, la plupart des voisines du quartier dans une seule demeure. Chacune viendra avec en offrande un plat de sucrerie qui s’ajoutera aux autres sur la meyda comme dans un conte des milles et une nuit. Robert et moi serons conviés le jour et les jours suivants au sein de toutes les familles que nous avons eu à connaître ou à reconnaître.         


Nous étions, pour certains, mi allongés, pour d’autres assis à même le sol sur le tapis quant aux plus jeunes, les élégantes demoiselles, chargées du service pour soulager la maman qui eut à préparer durant toute l’après midi toutes ces variétés de plats. 

Ali nous apprendra que le mois du Ramadhan était un mois de sacrifice de soi même au service de Dieu. La baraka ou l’auto suffisance était un don divin durant ce mois et les familles nécessiteuses sont naturellement prises en charge par le voisinage. Ceci est une caractéristique de ce mois d’abstinence et le même comportement est partout similaire quel que soit le lieu ou le pays dans ce vaste monde Musulman. 
Les plus jeunes se lancent sans attendre dans la danse frénétique au rythme de la derbouka, genre de tam-tam, et l’exhibition des corps qui vibrent et se tortillent comme pour parfaire la danse, se fera jusqu’à une heure tardive de la nuit. Au bout des 15 jours que j’ai eu à passer dans ma ville natale, ce n’est pas moins de 17 kg qui sont venus s’ajouter à mon poids (Robert 12) et, qui me croira si j’ajoutais que mes médicaments que je prenais régulièrement pour calmer mes douleurs rhumatismales ont été, comme par enchantement, oubliés puisque j’avoue, le fait de me retrouver dans la ville des roses, a été un remède des plus efficace. oooOooo 

…/… 

…/… Retour au pays d’exil : la France 
Une autre déchirure allait s’imposer. La séparation avec ces nombreuses familles n’a pas été chose facile. 
Loin de là ! La seule consolation est de revenir et revenir autant de fois tant que Dieu nous accorde vie et santé. Au fond de nous même nous regrettions de ne pas avoir effectué le premier pas les années précédentes. Les gens qui nous ont reçus, les familles que nous avons côtoyées, les paroles à notre égard que nous avons entendues durant tout notre séjour, la gentillesse tout à fait naturelle que nous avons ressentie, tout ceci est difficile à traduire en peu de mots mais, il est à dire que les Algériens sont un peuple magnifique, que les Algériens sont nos frères tellement nous sommes attachés et tellement nous nous comprenons au simple regard…et ceci est énorme . 

Photo souvenir des amis de Blida la Rose accueillant Zaragoci en pélerinage, De g à d : Zaragoci (ancien du FCB). Salah(artiste TV) , Khabatou (ancien du FCB) 

Zaragoci et le fanion de l’USMB 
L’origine de notre déracinement est l’œuvre de ceux qui avaient tout à gagner en créant la discorde au sein d’une même famille. Et nous étions une même famille. 

Conscients du tissage entre les 2 communautés  , les négociations d’Evian entre les représentants des 2 parties en conflit prévoyaient que les Pieds-Noirs étaient libres de partir ou de rester tout en conservant leurs biens acquis à la sueur de leur front. document signé par les 2 parties à Evian Que l’Algérien s’appelle Ali ou Robert, que la femme s’appelle Fatiha ou Josette, ne sommes nous pas des mortels ? Ne sommes–nous pas appelés à partir de ce bas monde avec, en prime, nos actes qui témoigneront de tout ce que nous avons faits comme bien ou en mal ? Ne sommes nous comme des produits…périssables avec un début et une fin ? Je pars du principe que la vie est courte, alors aimons-nous les uns les autres et débarrassons de nos esprits cette haine d’autrui qui ne servira qu’à exacerber notre train de vie. Nous sommes dans ce bas monde que de passage à l’image du nuage qui trône haut dans le ciel puis, sans nous rendre compte, disparait à jamais ! Je ne sais pas si nombreux sont ceux qui perçoivent la chose comme je la perçois puisque notre triste exode –encore elle-  a été une déchirure traumatisante, un pan de notre vie qui s’est effacé. 

Je ne gagne rien en disant ceci.   Une hirondelle ne peut faire le printemps, mais au moins j’éprouve cette profonde satisfaction morale de le dire. J’appelle à l’amour et non pas la haine. Je sème la fraternité entre les gens indépendamment de leur culture et leur race  Quant à “certains” sites internet que je ne citerai pas, pour ne pas avoir à leur accorder cet honneur , ces sites qui crachent leur venin , sont toujours accrochés à un passé révolu. Ils le font exactement comme quelqu’un qui pense bien faire en gardant les yeux fixés sur le rétroviseur pour se retrouver un jour dans le décors. Le monde évolue à la vitesse d’un TGV , eux par faiblesse maladive et une conscience chargée de remords pour nous avoir extirpés de nos racines, diffusent des documents révoltants dont la plupart sont falsifiés comme s’ils tenaient la boite aux milles secrets alors qu’ils ne représentent qu’eux mêmes. Heureusement que nous , les Français d’Algérie appelés communément Pieds-Noirs, avons pris conscience – bien que sur le tard – que la tragédie qui nous a été imposée par ceux qui étaient sensés nous défendre, cette tragédie ou scénatio monté de toutes pièces consistait – ô mon Dieu – à nous faire croire que nos vies seraient en danger avec l’arrivée des maquisards revenant des djebels, un certain 05 Juillet 1962. 

Un demi siècle après notre exode, les langues se délient. Ceux qui nous avaient trempés dans un macabre suicide en nous faisant croire à la « valise ou le cercueil » , ceux là , sentant leur fin prochaine, libèrent leur charge, avouent leurs regrets de nous avoir tout simplement mentis. Se repentir est certainement noble mais  pourquoi le faire après un demi-siècle puisqu’on ne peut remonter dans le temps ?    La vie est une succession d’expériences. La nôtre fut des plus horribles parce que nous avons  été bernés par cette fameuse rumeur et nous été naifs au point où nous nous sommes retrouvés jetés vulgairement dans les cales pour nous retrouver à la merci de gens qui nous accueillirent avec dédain, avec mépris et avec froideur. Ainsi va la vie ! oooOooo Vous aussi contribuez au Post ! Réagir Publier un post en réponse 

Lire la suite Alerter les modérateurs Par soeuremilie pied-noirs , pèlerinage , amitié , Algérie , Politique  Envoyer
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Réagir PAROLIER37 le 31/10/2010 à 15:26 C’est avec beaucoup de plaisir et d’émotion que j’ai lu votre témoignage,
merci pour votre vision des choses et des êtres,
ainsi que pour votre compréhension des hommes et de l’Algérie. 
Envie de réagir à ce post par une photo, une vidéo ou un autre post ?
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Regrettables incidents à Alexandrie mais….

4 janvier 2011

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Regrettables incidents à Alexandrie mais…

qui a provoqué l’étincelle?

Par : henriettedicastelli.jpg Henriette DiCastellicroix.jpg

  

 

Indignation dans le monde .
Toute la presse occidentale se trouve mobilisée comme sous l’effet d’une baguette magique ….comme par enchantement. Une mobilisation de cette envergure à travers les presses de toutes sensibiliés , quelles que soient les circonstances , quelle que soit la couleur , quel que soit le parti d’appartenance aurait été une chose merveilleuse. On se serait sentis en confiance d’appartenir à un monde duquel la race, la couleur de la peau , l’origine ethnique auraient été comme chose secondaire.

Rappelez de la citation de Pasteur :                                                         Je ne te demande pas ton nom, ni tes origines , ni d’où tu viens mais…de quoi souffres-tu ?

Toute mort est regrettable -me direz vous- mais, ce qui est frappant c’est que la presse se réveille uniquement quand des Chrétiens sont les victimes.
Et c’est là le problème !
Il n’y a pas de pire sot que celui qui ne veut pas comprendre et , pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Étant apolitique, plusieurs questions me taraudent et auxquelles je ne trouve point d’explications.

Où était cette indignation, cette formidable mobilisation quand les Palestiniens se faisaient canarder sans pitié et à bout portant par la soldatesque israélienne aussi bien à Ghaza avec ses 1500 morts que partout ailleurs dans les territoires Arabes ?

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Et qu’en est-il de l’Afghanistan où les prétendus dommages collatéraux décimaient et déciment toujours des familles entières sans que ces presses occidentales ne s’indignent outre mesure ?
Le pape ? Même ce pape vient de se réveiller pour crier son horreur . Du haut de son âge, il cherche ses mots pour faire part de son indignation. Mais où était-il quand le phosphore blanc et l’uranium appauvri décimaient des quartiers entiers?

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Des bras et des jambes de jeunes bambins constituaient un odieux décors dans les rue de Ghaza.

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S’indigner quand il y a mort d’homme quel qu’il soit , je veux bien l’admettre , mais, quand on s’indigne sur le corps d’un Chrétien et pas spécialement sur celui d’un Musulman , là , je qualifie ce comportement comme étant de la complicité passive parce que : qui ne dit mot , consent !

Les évènements d’Alexandrie sont un retour de flammes faisant suite à tous ces crimes impunis devant lesquels les sociétés dites civilisées et évoluées ne rougissent même pas par pudeur ou par respect devant ces corps déchiquetés par un armement de dernier cri qu’on teste sur des Musulmans.

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Rappelez vous de l’invasion de l’Irak de Saddam , rappelez vous du crime perpétré sur le RAIS , le vénéré SADDAM HUSSEIN le jour de l’Aid par des charlatans qui se sont empressés d’occuper les lieux.

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Empreintes digitales de la victime de l’agression

impérialo-sioniste : Saddam Hussein

Rappelez vous de Sakineh , l’Iranienne qui, en complicité de son amant a dépecé son légitime époux.La presse occidentale a déployé et déploie jusqu’à ce jour encore, toute la panoplie des clichés auxquels on s’est habitué.

Du point de vue de l’occident , ce n’est pas l’acte de Sakineh qui est l’acte saillant de cette honteuse histoire fortement rejetée par les gens du LIVRE mais, une autre occasion inespérée des occidentaux pour pointer le doigt contre l’Iran.

 Rappelez-vous du tapage et des menaces que nos sociétés agitent sur le nucléaire Iranien.  

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  Pourquoi -diantre- ne souffler mot sur le nucléaire Israélien (juste à côté) qui stocke en complicité avec ce monde prétendu civilisé, plus de 300 ogives nucléaires dans le désert du Neguev ?

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Les choses tendent à prendre de l’ampleur avec les fourberies d’une certaine blonde du nom de Marine Le Pen (fille d’un ancien tortionnaire en Algérie et ex-para) qui crache son venin contre la communauté Musulmane installée en France.

N’y a t-il pas d’autres sujets qui préoccupent la société Française ?  Cette société se porte-t-elle comme le fût ?                

La blonde veut construire son empire et , par lâcheté, la victime est toute indiquée c’est l’Islam !!!

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L’Islam , lui offrera-t-il son dos pour se faitre battre ?                    Et le comble , en France ; les Musulmans sont montrés du doigt au seul motif qu’ils prient dans la rue.

A-t-elle au moins compris que l’Islam avance – partout à travers le monde- tel un tsunami que rien ne peut endiguer ?                                                                                                        A-t-elle au moins compris que les gens , à travers les cinq continents , embrassent l’Islam et se livrent avec armes et bagages à la 3° et dernière religion révélée.

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 Rappelez vous de l’histoire du foulard Islamique, de la burka, burkini, minaret et , par ricochet : l’identité nationale.

 

 Ne dit -on pas qui sème le vent récolte la tempête ?
Je n’applaudis pas , mais je m’inquiète du risque de dérapage, devant le comportement des hommes politiques quels qu’ils soient .

Cette génération d’hommes politiques dépourvus d’un brin de conscience veulent-ils marquer l’histoire sur le décombre des autres ?

Il est temps de s’inquiéter . Il est temps de tirer la sonnette d’alarme parce qu’à l’heure actuelle ce ne sont pas des fantassins qu’on aligne sur la ligne du front mais , de simples boutons sur lesquelles on appuie et là, je préfère ne pas y penser.

 

Les derniers moments du prophète Mohamed (qlpssl)

22 décembre 2010

ESSALAMOU  Aleykoum

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JE VOUS DEMANDE A TOUS DE LIRE CE MESSAGE CROYEZ MOI C TRES EMOUVANT ET ENSUITE FAITES COMME MOI TRANSMETTEZ CE MAIL A TOUS LES MUSULMANS QUE VOUS CONNAISSEZ JE VOUS JURE IL Y A BCP DE BENEDICTIONS INCH ‘ ALLAH.

POUR MA PART JE REMERCIE LE FRERE QUI ME L’A ENVOYE QUE DIEU LE RECOMPENSE POUR SON ACTION ET RECOMPENSE TOUS CEUX QUI AURONT LA PATIENCE ET LE TEMPS DE LIRE CE MESSAGE SACRE AMINE.

BONNE LECTURE

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Le prophète (qpssl) avait 63 ans, il était bien fatigué et avait beaucoup donné ! Il avait traversé tellement d’épreuves: il avait été orphelin, il avait perdu son père, sa mère, son grand-père, son oncle, 7 de ses enfants étaient morts (4 filles et 3 garçons) deux de ces filles lui avaient été renvoyées, divorcées des fils d’Abou Jahl, avec lesquels elles avaient été mariées avant la révélation. Il avait été frappé, insulté de tous les noms, rejeté par 26 tribus auxquelles il avait proposé de l’accueillir, la femme qui avait partagé 25 ans de sa vie et avait été pour lui un soutien considérable était morte, son honneur était entaché pendant un mois avec l’histoire (fausse) de la trahison d’Aïcha, il avait mené près de 29 batailles en 8 ans, à 55 ans passés, dans des conditions d’extrême dureté à cause de l’environnement hostile, la chaleur et les longs trajets dans le désert d’Arabie! Il avait été blessé à la tête d’un coup d’épée qui avait cassé son casque faisant pénétrer son bout métallique dans sa joue… (tout cela pour que tu deviennes musulman(e))…
 Tout cela fit qu’à 63 ans, il n’était plus capable d’accomplir les prières surérogatoires debout et les accomplissait donc assis. Lorsqu’on lui demanda: « Tu pries assis ? Qu’as-tu ya rassoul’Allah ? », il répondit: « Je me suis fatigué à force de me soucier des gens. »

 Omar lui dit: « Tu as des cheveux blancs ô messager d’Allah! »  Il lui répondit: « Houd m’a fait vieillir! » (Il s’agit d’un bout de verset qui dit ‘demeure sur le droit chemin comme il t’est commandé…’)

 Cette année là, il sortit pour le pèlerinage d’adieu et répéta : « Ô gens! Prenez de moi (en me regardant pour m’imiter) vos actes de dévotion, peut-être que vous ne me trouverez pas à cet endroit après cette année! »

 Puis a été révélé le verset : « J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et j’agrée l’Islam comme religion pour vous »
Les gens furent heureux en apprenant ce verset sauf Abou-Bakr qui pleura!Lorsqu’on lui demanda ce qui le faisait pleurer, il répondit:   «C’est (ce verset) l’annonce de la mort (faire-part de décès) du prophète (qpssl)!
C’est le faire-part du décès du prophète (qpssl)! »
[En effet, Abou Bakr avait du discernement, puisque si la religion était parachevée et le message fini, la mission du prophète (qpssl) était arrivée à son terme et donc son existence sur terre aussi!]
Puis le prophète (qpssl) tomba gravement malade pendant treize jours…Neuf jours avant sa mort, le dernier verset est révélé: « Et craignez le jour où vous serez ramenés vers Allah. Alors chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu’elle aura acquis. Et ils ne seront point lésés »

 Huit jours avant sa mort, il dit: « Mes frères d’Ohod (les martyrs) me manquent! Je veux leur rendre visite. » Il alla les voir et leur dit:   «Assalam aleykoum martyrs d’Ohod! Vous êtes les précurseurs et je suis, inch’Allah, le suivant. »
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> Sur le chemin du retour, il se mit à pleurer, et ses compagnons lui demandèrent : «Qu’est-ce qui te fait pleurer ya rassoul’Allah? »Il répondit: « Mes frères me manquent! » On lui dit alors : « Ne sommes-nous pas tes frères? » Il dit : « Non! Vous êtes mes compagnons! Mes frères sont des gens qui viendront après moi, croiront en moi alors qu’ils ne m’ont pas vu! »
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> [Il a pleuré tellement tu lui manquais! Et toi t'arrive-t-il de le pleurer?] Puis son état de santé s’aggrava.
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> Il rassembla alors ses épouses, chez Maymouna, et leur dit : « M’autorisez-vous à me faire soigner chez Aïcha ? » [As-tu vu les bonnes manières et le noble comportement envers ses épouses?
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> Il souhaitait passer les jours de sa convalescence chez Aïcha, ce qui veut dire qu’il ne pourrait pas voir ses autres épouses aux jours habituels, puisque chaque épouse avait son jour]
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> Elles l’autorisèrent à aller chez Aïcha. Il voulut alors se lever, mais n’y parvint pas! Vinrent alors Ali et Al Fadl pour le soutenir et l’aider à se déplacer jusque chez Aïcha. Les gens virent dans quel état était le prophète (qpssl). Inquiets, ils se rassemblèrent dans sa mosquée sans boire ni manger et attendirent des nouvelles.
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> Le prophète (qpssl), chez Aïcha essuya la sueur de sur son front et dit: «La ilaha illa Lah! Certes la mort a ses moments d’agonie.»
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> Puis il demanda : « Qu’est-ce que ce bruit?’ (Le bruit venait de la mosquée car sa maison n’était séparée de la mosquée que par une porte avec un rideau). On lui dit alors: « Les gens se sont rassemblés, ils ont peur pour toi. »  Il dit: « Emmenez-moi à eux!»
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> Une fois à la mosquée, il dit: « Ô gens! On dirait que vous avez peur pour moi? » Ils répondirent: « Oui! Ô messager d’Allah! » Il répliqua : « Ô gens! Mon rendez-vous avec vous n’est pas ici-bas! Mon rendez-vous avec vous est aux abords du bassin (le jour du jugement dernier)!
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> Par Allah! C’est comme si je le voyais de là où je suis! Ô gens! Par Allah! Je ne crains pas la pauvreté pour vous! Mais (bien au contraire), je crains pour vous (les mondanités de) la vie d’ici-bas! (Je crains que) vous vous la disputiez comme ceux qui vous ont précédés, et qu’elle vous fasse périr comme elle les a fait périr!! Ô gens! Je vous recommande de prendre soin de vos femmes! Je vous recommande de prendre soin de vos femmes! Ô gens! Je vous en conjure pour la prière! (Ne l’abandonnez pas!)
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> Ô gens! Si j’ai fouetté (injustement) le dos de quelqu’un (d’entre vous) voici mon dos, qu’il vienne me rendre la pareille!
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> Si j’ai souillé l’honneur (ou réputation) de quelqu’un, voici mon honneur qu’il me rende la pareille!
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> Si j’ai pris de l’argent à quelqu’un, voici mon argent qu’il me le reprenne et qu’il ne craigne pas la rancune, elle n’est pas dans ma nature!
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> Jusqu’à ce que je retrouve Allah avec une âme saine et pure. »
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> Puis il a dit: « Ô gens! Allah a proposé à un serviteur de choisir entre la vie d’ici-bas et la rencontre d’Allah et il a choisit la rencontre d’Allah!
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> [Seul Abou bakr comprit que le serviteur dont il parlait était lui-même, alors il se leva, coupa la parole au prophète (qpssl) et lui dit: « je sacrifie tout mon avoir pour toi! Je sacrifie mon père pour toi!
> Je sacrifie ma mère pour toi! Je sacrifie mon enfant pour toi! »
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> Les gens ont regardé Abou bakr avec désapprobation et réprimande (car il avait interrompu le prophète (qpssl) (psl) ce qui était un véritable sacrilège !). D’ailleurs les compagnons, dans les récits, utilisaient tous la même formule pour décrire à quel point ils étaient attentifs lorsque le prophète (qpssl) commençait un prêche : « Nous l’écoutions (et nous ne bougions pas) comme si nous avions (chacun) un oiseau sur la tête (et que nous craignions qu’il ne s’envolât, effrayé, si nous bougions)].
>
> Le prophète (qpssl) leur dit: Ô gens! Laissez Abou bakr! (Ne le réprimandez pas!) Par Allah! Aucun d’entre vous ne nous a rendu service sans qu’on l’ait récompensé! Sauf Abou bakr! Je n’ai pas pu le récompenser, alors j’ai laissé sa récompense à Dieu!
>
> Puis, il leva les mains et fit des invocations: « Qu’Allah vous mette à l’abri! Qu’Allah vous assiste! Qu’Allah vous honore! Qu’Allah vous préserve! Qu’Allah vous consolide ! Ô gens! Passez mon salam à quiconque me suivra de ma oumma jusqu’au jour du jugement dernier! »
>
> [C'est bon! nous sommes en 2009 et le salam est arrivé! Wa'aleyk assalam ya rassoul'Allah! ]
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> Puis, le prophète (qpssl) retourna chez lui, sa douleur s’intensifia. Il s’allongea tellement il était épuisé. Il vit dans la bouche de son beau-frère, Abdel-Rahmane ben Abou Bakr, un ‘siwak’ mais il fut incapable de le lui demander. Aïcha, avec sa bienveillance, vit sur quoi le regard du prophète (qpssl) était tombé, alors elle retira le siwak de la bouche de son frère et le mit dans la bouche du prophète (qpssl) (par l’autre bout), mais il fut incapable de se frotter les dents avec car celui-ci était dur et le prophète (qpssl) agonisait. Donc Aïcha reprit le siwak et le mit dans sa bouche, à elle, pour le mouiller et le rendre moins dur, puis elle le remit dans la bouche du prophète (qpssl). [Elle s'en souviendra et dira que ce fut un honneur pour elle que ce soit sa salive qui entre en dernier dans la bouche du prophète (qpssl) juste avant sa mort]. Quelle affection!
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> Le prophète (qpssl) demanda qu’on le laisse seul avec Aïcha, qui vint à côté de lui, et il posa sa tête sur la poitrine de sa femme.
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> [Quelle scène magnifique! Le prophète (qpssl) de l’humanité mourut dans les bras de sa femme? Oui! »
> Il ne mourut pas l’épée à la main en martyr, et Dieu sait que cette mort est belle, ni en lisant le Coran, et Dieu sait que cette mort est belle, ni en priant, et Dieu sait que cette mort est belle! Non!
> Il mourut dans les bras de sa femme! Tout un symbole!
> Un honneur pour la femme musulmane et un message auquel nous avons été très peu attentifs malheureusement!]
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> Cela montre aussi toute l’affection et l’amour qu’il y avait dans ce couple. Puis, il leva la main et dit : « Plutôt la compagnie du Très Haut! Plutôt la compagnie du Très Haut! »
>
> En fait, ce qui se passa, c’est que Jibril entra et salua le prophète (qpssl) : « Assalam aleyk ya rassoul’Allah! » Et le prophète (qpssl) répondit : « Wa ‘aleyk Salam ya Jibril!» (Aicha entendit le prophète (qpssl) répondre et comprit que Jibril était présent).
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> Puis, Jibril dit au prophète (qpssl) : «L’ange de la mort est à la porte, il demande l’autorisation d’entrer et il ne la demandera à personne après toi.» Le prophète (qpssl) lui dit : « Autorise-le à entrer ya Jibril!»
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> (Aicha entendit cela aussi et elle comprit que l’ange de la mort était présent).
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> L’ange de la mort entra et dit : « Assalam aleyk ya rassoul’Allah!
> Allah m’a envoyé te proposer de choisir entre la vie ici-bas et la rencontre avec Allah. »
>
> Malgré l’agonie, le prophète (qpssl) leva la main et dit : « Plutôt la compagnie du Très Haut! Plutôt la compagnie du Très Haut! »
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> L’ange de la mort vint alors à côté de la tête du prophète (qpssl) et dit :« Ô toi, bon esprit ! Esprit de Mohamed ben Abdallah! Sors vers l’agrément et les bonnes grâces d’un Dieu satisfait non fâché (contre toi) ! »
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> La main du prophète (qpssl) tomba! Et sa tête devint lourde dans les bras de Aïcha. Elle raconta: «Je sus qu’il était mort mais je ne savais pas quoi faire! Alors j’écartais le rideau qui séparait ma maison de la mosquée, [Seul le prophète (qpssl) empruntait cette issue qui donnait sur la mosquée. à chaque fois que le rideau était écarté les gens voyaient apparaître le prophète (qpssl) mais pas cette fois-ci.]
>
> J’entrais chez les hommes réunis à la mosquée et je criai : Le prophète est mort! Le prophète est mort! Toute la mosquée éclata en sanglots et aucun d’eux ne trouva la force de se lever de sa place! »
>
> Voilà! Le prophète (qpssl) est mort! Le prophète (qpssl) est mort! Il a été mis en terre et couvert de terre…
>
> Fatema, sa fille, a dit à Anas: Ô Anas! Comment avez-vous fait pour (de bon coeur) couvrir de terre le visage du Messager ?
>
> ‘ Le prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes et ses épouses sont leurs mères…’ (XXLIII-6)? Donc, si ses épouses sont leurs mères, lui est un père pour eux! Il l’a dit lui-même : ‘
> Il est mort!…

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>Coffret cotenant une touffe de cheveux du Prohète Mohamed (qlpssl)

> Louange à Allah, Bienfaiteur Miséricordieux. Paix et bénédiction sur son Prophète, Mohammad Ibn Abdallah, Ultime envoyé d’Allah. Guide des législateurs. L’envoyé d’Allah Mohammad, salla Allah u alihi wa sallam, (à lui bénédiction et salut) a dit: «Qu’Allah embellisse le visage de qui, ayant entendu ma parole, la conserve dans son cœur, puis la transmet à d’autres, telle qu’il l’a entendue».
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> Mohamed, grandeur et bonté Oh gloire à celui qui nous a sauvé Humble serviteur d’Allah l’exalté A toi seul, on peut se référé Mohamed le bien aimé Exemple sur toi, nous prendrons. Délivre nos coeurs par le pardon. Ton champs d’action est l’islam. Tolérance, amour sont deux graines, semées au fil du temps Certaines fleurs ont fanées d’autres se sont épanouies. La bulbe restera la même, peu importe l’endroit de l’implant Elle gardera cette empreinte que nul ne pourra effacer. Celle du savoir et de la vérité.

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Ghar Hira

et partons ensemble à la découverte de la vie de ce merveilleux personnage nommé Mohammad (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur Lui), car rien de tel n’a jamais foulé le sol de ce monde. L’exemple de ses enseignements peut révolutionner la vie et notre monde, et ce, pour le meilleur.
> ya rasulila innaka hubak billah
> Abdel Aziz ibn h wazir
>
> Mes Frères, vous qui prendrez lecture de ce livret, nous vous engageons de ne point le faire d’une manière ordinaire. Nous vous demanderons de le lire avec attention par amour pour Allah, de l’étudier si possible et de le diffuser autour de vous. De là il en ressort que l’Envoyé d’Allah, salla Allah u alihi wa sallam, a dit: «Propagez l’instruction religieuse, et même après votre mort vous aurez la bénédiction de ceux qui l’auront mis en pratique.»
>
> En effet le Saint – Prophète, salla Allah u alihi wa sallam, a dit :
> «Celui qui étudiera quarante Hadices pour le bienfait de mes partisans, Allah l’élèvera au jour de la résurrection parmi les saints et les Martyrs et lui dira entre au Paradis par la porte que tu désires.
> En agissant ainsi, puisse la grâce d’Allah se répandre sur nous,
> Amine.

  ALLAHOU AKBAR!
 Envoyer ce message à un certain nombre de gens que vous connaissez et par la grâce d’Allah vous serez bénis pour chaque personne pour laquelle vous avez expédié ce courrier électronique
>

Le secret de WIKILEAKS

21 décembre 2010

Ce que cache l’affaire Wikileaks 
 
 

  

Nous savions depuis le début que l’affaire wikileaks est montée de toute pièce, mais il nous fallait des preuves et savoir que les médias aux ordres, comme toujours, étaient une nouvelle fois impliqué dans la manipulation à grande échelle ne suffisait pas. Il nous fallait donc aller chercher plus loin. Et c’est chez nos amis asiatiques que nous avons trouvé le plus de précisions.   

Selon nos recoupements avec bon nombre d’enquêteurs indépendants à travers le monde, Wikileaks fait partie des opérations de cyber-guerre des États-Unis.   

Par exemple nous apprenons par WMR citant des sources de renseignement asiatiques que dans certains pays de l’Asie, en particulier la Chine et la Thaïlande, on croie fermement que le site Wikileaks, qui vise à publier des documents classifiés et sensibles tout en garantissant l’anonymat aux fournisseurs, est liée à la cyber-guerre et aux opérations d’espionnage informatique que mènent les États-Unis ainsi qu’aux propres activités de cyber-guerre du Mossad.   

 Wikileaks affirme avoir déchiffré des séquences vidéo d’une frappe américaine aérienne d’un Predator prenant pour cible des civils en Afghanistan et que le ministère d’Etat américain et ainsi que des agents du gouvernement Norvégiens ont poursuivi Wikileaks dans  une opération de surveillance menée conjointement par les États-Unis et l’Islande. L’Islande a annoncé récemment vouloir mener une politique visant à devenir un refuge pour les sites qui craignent l’oppression politique et la censure dans leur pays d’origine. Nous citerons comme exemple la France, la Belgique et les pays du Maghreb. Toutefois, dans le cas de Wikileaks, il n’est pas étonnant que des pays comme la Chine et la Thaïlande se méfient de la réelle identité des ‘’propriétaires’’ de ce genre de sites.   

Wikileaks affirme son intention de diffuser sa vidéo lors d’une conférence de presse le 5 avril au National Press Club à Washington, DC, mais averti que ses animateurs peuvent être détenus ou arrêtés avant cette date. Les sources de WMR pensent que la mise sous surveillance des pseudos militants de Wikileaks est une supercherie. Voici ce que rapporte WMR : Nos sources de renseignement asiatiques rapportent ce qui suit: «Wikileaks dirige une campagne de désinformation, en pleurant à la persécution des services de renseignements américains, alors qu’il est lui-même le renseignement américains. Ses activités [Wikileaks] en Islande sont totalement suspectes. « Wikileaks affirme être victime d’une nouvelle COINTELPRO [Counter Intelligence Program] opération dirigée par le Pentagone et diverses agences de renseignement américaines. Les sources de WMR pensent que Wikileaks fait lui-même partie intégrante d’une campagne de cyber-COINTELPRO, telle que celle proposée par le président Obama contre le tsar de l’information, » Sunstein M. Cass. 

  En Janvier 2007, John Young, qui dirige cryptome.org, un site qui publie une mine d’informations sensibles et classifiées, a été la cible de Wikileaks qui affirmait que l’opération était une façade de la CIA. Young a également publié quelque 150 e-mails envoyés par des militants de Wikileaks sur Cryptome. Ils comprennent un commentaire désobligeant à propos de cet éditeur de la part du co-fondateur Australien de Wikileaks, le Dr. Julian Assange. L’une des spécialités de Assange serait en fait le ‘’hacking’’ (Piratage des réseaux informatiques). La co-fondatrice allemande de Wikileaks utilise un pseudonyme, « Daniel Schmitt. » 

    

Wikileaks affirme qu’elle est « une organisation multi-compétence pour protéger les dissidents de l’intérieur, les dénonciateurs, les journalistes et les blogueurs qui font face à des menaces juridiques ou autres liés à la publication » [dont] le principal intérêt est dans la dénonciation des régimes oppressifs en Asie, l’ancien bloc soviétique, sous- Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, mais nous apportons notre aide aux personnes de toutes les nations qui souhaitent mettre en évidence un comportement contraire à l’éthique au sein de leurs gouvernements et sociétés. Nous voulons avoir un impact politique maximum. Nous avons reçu plus de 1,2 millions de documents de la part de communautés dissidentes et de sources anonymes. «    

En Chine, Wikileaks est soupçonné d’avoir des liens avec le Mossad. Il est souligné que son premier « trou » a été réalisé avec succès par un membre d’Al Shabbab en Somalie. Al Shabbab est un groupe de la résistance musulmane, groupe que les néocons ont accusé d’être lié à Al-Qaïda. » Les sources de renseignement asiatiques soulignent également que le «doctorat» de Assange  provient de l’université de Moffett, un moulin à diplômes en ligne et que pendant qu’il est soi-disant sur le terrain à Nairobi, au Kenya, il est en réalité en Australie, où ses exploits relevaient du piratage informatique et du piratage de logiciels. 

  WMR a confirmé l’accusation de Young selon laquelle Wikileaks est une opération de façade de la CIA. Wikileaks est directement impliquée dans une opération de la CIA financée à hauteur de 20 millions de dollars dans laquelle des dissidents chinois piratent des ordinateurs en Chine. Certains des pirates utilisent à travers le réseau internet de la chine, un programme de routage spécial dédié au piratage à l’aide d’ordinateurs chinois pour ensuite cibler les systèmes informatiques des Etats-Unis et du gouvernement militaire US. Une fois ce piratage accompli, le gouvernement américain annonce, par le biais de ses médias amis, que les ordinateurs américains ont été soumis à une cyber-attaque chinoise. La «menace» permet ainsi d’augmenter encore plus le budget de la lutte contre les cyber-infractions en jouant sur les craintes de l’opinion publique et des entreprises américaines qui s’appuient fortement sur la technologie de l’information. 

  Il est également souligné que le conseiller spéciale de Wikileaks est Ben Laurie, un programmeur d’un temps et expert en sécurité Internet pour Google, qui a récemment signé un accord de coopération avec le US National Security Agency (NSA) et a été accusé par la Chine de faire partie d’une campagne américaine de cyber-espionnage contre la Chine. Les autres membres du conseil de Wikileaks sont des leader dissidents chinois, dont Wan Dan, qui a remporté en 1998 le National Endowment for Democracy (NED) Democracy Award ; Wang Youcai, fondateur du parti démocratique chinois; Xiao Qiang, directeur du projet Internet de Chine à l’Université de Berkeley en Californie, membre du conseil consultatif de l’International Campaign for Tibet, et commentateur sur la Radio affiliée à George Soros, Free Asia; et l’activiste tibétain en exil Tashi Namgyal Khamsitsang. 

  Nos sources en Asie croient que Wikileaks est entré en conflit avec les financiers de la CIA après avoir découvert qu’une partie de l’argent versées à Wikileaks était détournée par le Mossad au lieu d’aller chez leurs bienfaiteurs Langley. Après une actu-off dans le financement de la CIA « , Daniel Schmitt » prend le relais et propose l’opération Wikileaks à la Belgique et la Suède avec l’espoir de monter une base plus sûr en Islande. 

    

Il y a de forts soupçons que Wikileaks est une autre opération ‘’false flag’’ (‘’faux drapeau’’) financée par Soros sur le côté gauche du spectre politique. Après que l’ex-sénateur Norm Coleman (R-MN) a décidé d’opposer Soros au choix du Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan de nommer Mark Malloch Brown président de la Banque mondiale, succédant à Paul Wolfowitz tombé en disgrâce, Soros a fait passer l’opération Wikileaks à la vitesse supérieure. « Daniel Schmitt » a piraté la liste des partisans de Coleman, volant les numéros de cartes de crédit et les adresses et publiant la  »prise » sur Wikileaks. Le démocrate Al Franken, qui a été fortement soutenu par Soros, a battu Coleman lors d’une élection juridiquement contestée et avec un score très serré.   

Il est aussi considéré par des sources bien informées que Soros est derrière l’opération de la migration de Wikileaks vers l’Islande. En devenant une puissance en Islande, Soros peut empêcher les Islandais de rembourser les investisseurs britanniques et néerlandais en Islande qui ont placé leur argent dans le système bancaires en ligne Ponzi et aussi poursuivre ses guerre tous azimuts contre le Premier ministre britannique Gordon Brown, qui a, à son tour, ciblés Soros pour les paris contre livre sterling.   

L’Islande est une proie facile pour Soros. La couronne islandaise a été décimée en tant que monnaie et n’a nulle part où aller, surtout si la valeur de la livre sterling et de l’euro déprécient. Soros travaille actuellement pour faire tomber l’euro, il planifie sa chute et il court-circuite tout comme il l’a fait pour la livre sterling à Londres dans les années 1980. Après que les monnaies britannique et européenne soient dévaluées, Soros va acheter chaque note d’euros en vue, ce qui lui fera des trillions.   

Soros et ses amis ont, en Wikileaks en Islande, un système bancaire pratiquement non règlementée pour un afflux inespéré de capitaux – l’argent qui proviendra du magnat russe en exil en Israël, à Londres et aux États-Unis. Les investisseurs israéliens comme la Banque Leumi, crouleront sous les pompages à la Bernard Madoff, feront leur part pour cette opération smash-and-grab par les fonds de couverture Quantum-linked de Soros . Et avec Wikileaks fermement installés en Islande, les fuites d’information tant annoncées seront exécutées pour une opération de chantage international contre les ennemis de Soros et pour lancer les attaques informatiques contre les rivaux de l’affaires Soros et les banques virtuelles. Wikileaks sera utilisé comme info-tueurs à gages contre le président Obama rival de Rahm Emanuel dans la campagne de réélection de 2012. 

   De l’Islande, Soros sera bien placé pour prendre le contrôle sur les énormes ressources minérales disponibles en vertu de la fonte des glaces du Groenland. Sous la glace, il à sa disposition les plus grands gisements de terres et de minerais rares en dehors de ceux de la Chine, Soros peut contrôler les industries de l’électronique dans le monde. L’activité volcanique de la semaine dernière en Islande pourrait, cependant, perturber ou détruire les plans de Soros pour établir et contrôler une passerelle entre l’Amérique du Nord et l’Europe en Islande. Ce qui suit est un échantillon des e-mails que Young a révélé dans son exposé sur les connexions CIA Wikileaks (ainsi qu’avec la Mafia Russe spécialisée dans le « phishing », une opération dirigée par les juifs russo-israéliens avec pour base Israël) 

La légende de la guerre d’Algérie

14 décembre 2010

http://rouina.ifrance.com/repertoirehtml/kobus.html Deux Légendes de la Guerre de Libération … SI! 


 Ah! Si ces arbres savaient parler comme dans les contes de fée pour nous révéler les grands secrets inavoués à ce jour; de l’histoire de la révolution Algérienne; secrets concernant cette zone particulière de l’Algérie, et de ses habitants.
En effet, c’est devant ces 2 arbres et sous leur ombre que fut prise la décision fatale; celle de passer du mouvement politique à la lutte armée par les 31 héros de l’Os (organisation spéciale).En l’occurrence Benbella; Reguimi; Mohammed Maroc, Ait Ahmed, Yousfi, C’est, et tant d’autres valeureux guerriers sous la férule de Belhadj Djillali Abdelkader.
Voir Qui Est Kobus

Ces deux caroubiers appartenaient à la ferme de ce dernier, dans la région de Zeddine commune de Rouina, située à160 Km à l’Ouest d’Alger.

Cela se passait par un jour de décembre 1948. Le peuple Algérien venait de panser ses plaies du 8 Mai 1945, que Kobus (nom de guerre), de son vrai nom Belhadj Djillali Abdelkader originaire de Zeddine convaincra les membres d’Etat-major de l’OS de siéger leur réunion chez lui dans sa propre ferme pour décider de l’action armée. 

Ces militants qui appartenaient au parti MTLD-PPA et qui étaient indécis de l’avenir de leur mouvement devaient choisir entre participer au vote ou prendre les armes.  Ils devaient s’entraîner au maniement des armes, aux combats d’attaque et de riposte et toutes tactiques de guerre: chose que Kobus leur assura.  Car c’était un militant qui a grandi les armes à la main, fils d’un lieutenant de l’armée française, on l’appelait dans son Douar Oueld-el-fessiane (fils de l’officier).Une fois l’entraînement des soldats assuré; tous les membres, à l’unanimité optent pour la lutte armée; lutte qui va changer le destin des Algériens du néant à l’indépendance et la liberté. 

Cette décision est prise dans la ferme de Ould fessiane où l’on voit dans cette photo ses ruines. Et dire que ces dernières ont abrité les débuts de la révolution Algérienne ainsi les 31 Héros de l’Os (Voir Origine 1er Novembre 1954) qui par la suite ont pris les armes de la guerre qui a aboutit à l’indépendance de Notre Pays.

Ces arbres relatent encore leur âmes et leur présence, il faut y mètre pour le savoir.  Ces décideurs de la lutte armée, qui par la suite vont devenir des chefs d’état et des hauts cadres et responsables sont tous passés par ces ruines sans valeur, désolées et désolants, voire même inaperçues. 

Ils ont été tous initiés à la manipulation des armes dans cette ferme, la plupart d’entre eux pour la première fois de leur vie. 

  

C’est dans ces vieilles maisons, que les fondateurs et pères de la guerre d’Algérie se sont entraînés pour la première fois, pour engager une lutte qui va embraser toutes les casernes françaises avec un engagement de non retour.

C’est pour cela que ces régions méritent des éloges ne serait ce qu’un respect et la reconnaissance des faits. Car qu’on le veuille ou non, cette ferme fait partie de l’histoire Algérienne et de la reprise de conscience du peuple et de sa bravoure.  N’est elle pas le berceau de la révolution?C’est ici que le président Benbella a reçu la première arme des mains de Belhadj;cette arme qui va faire l’objet du 1er attentat à Oran et donner un coup de boutoir à toute la suite de la révolution (Voir Journal Benbella) 


C’est en bas de cette photo qu’on voit la maison de Ould Fessiane dont les poteaux démolis. C’était là qu’il organisait son armée, on racontait qu’elle se composait de plus 1500 soldats; tous entraînés par lui à l’art du combat, dans sa ferme où tous les membres de l’Etat-major ont été initiés par lui au combat, ils venaient de toutes les régions d’Algérie, ils les formait pour 1 semaine dans sa ferme, et qui eux mêmes par la suite, passaient à leur tour, leur savoir à d’autres soldats dans leurs régions respectives. C’est à Zeddine que fut le déclic d’une lutte armée. Chaque groupe de soldat passait une semaine d’instruction dans la ferme Kobus ,jusqu’au jour où on l’alerta que l’armée française était sur le point de faire un rapt chez lui,alors on changea le lieu de réunion et d’instruction vers Blida et là Belhadj voit tous ses rêves changer en cauchemars, mais il continua son rôle de N02 de l’OS à Blida où ils furent tous capturés par les services spéciaux français ; et là débuta ses malheurs ;car sous l’effet de la torture et des sévisses endurés, il reconnaît les faits de l’OS. Cette reconnaissance lui était fatale jusqu’a son dernier soupir où il rendit l’âme car c’était contraire au règlement.
Cet homme,n02 de l’OS,le plus dur de tous, se voit écarté du peloton,redouté même et voit sa personnalité s’amenuir,d’où ses rapports avec ses collègues commençaient à se périclitée jusqu’a devenir conflictuels. Et là dieu seul sait, peut être! il a succombé aux avances des services spéciaux français.Qui peut rester insensible a la tentation sinon aux sarcasmes, ou peut être par vengeance de son humiliation. 

Déchu, révolté, Il créa l’ALN, une armée avec deux 2 drapeaux Français et Algériens pour combattre la rébellion Algérienne qui était officielle sous l’emblème du FLN.  Ainsi il signa son arrêt de mort. Il forma à coté de sa ferme la plus grande armée Algérienne sous direction française, et il mena plusieurs combats fratricides à ses collègues.  Le nombre de ses soldats était estimé à plus de 1600, tous armés par l’occupant français.
Quel que soit ses intentions, à l’instar de ses prédécesseurs Emir Abdelkader, Mokrani et tant d’autres; son assassinat déclencha un ras de marée de ses soldats qui ont rejoins le maquis le lendemain de son exécution, la guerre était acquise donc, car si l’esprit de la volonté était chez ses exécuteurs, il leur avait céder des vrais bras combatifs en la personne de ses soldats.
Quel que soit la raison de son acte, en toute évidence, ses intentions étaient l’Algérie et la liberté.  N’oublions pas, les procèdes utilisées par l’une des meilleures armées du monde envers les algériens de cette époque.  On ne peut porter de jugements ni de position maintenant mais cette Algérie est bel et bien Libre et Indépendante et à jamais.
 

L’une des maisons de Belhadj ou il grandit dans les armes, la seule activité qu’il manifesta jusqu’a la fin de ses jours ; c’était sa passion. On racontait que dés son plus jeune âge il ne montra aucun goût sauf pour le combat ce qui lui valut d’être à la tête de la fondation de la première armée Algérienne combattante et guerrière et N2 de l’Organisation spéciale et instructeur de soldats, Voire même dans sa ferme au risque de sa vie et celle de sa famille.  Il fallait le faire pour comprendre ensuite la déchéance et quelle déchéance? 

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Voila ce qui reste de la caserne de Kobus où plus de 1600 soldats ont été formé ; ces mêmes soldats destines à combattre la rébellion vont par la suite des événements renforcer les rangs du maquis; 

On peut voir les deux chambres couvertes de tuiles qui devaient servir de prison, de part et d’autres de ces maisons il y avait l’infirmerie et la pharmacie.  Cette caserne depuis l’incident de Belhadj est, à ce jour, inhabitée comme hantée par son âme. 

C’est sur cette photo, où on voit cette roche que le sieur Belhadj a rendu son âme, il a servi d’exemple, non pas à ses soldats seulement mais à toute une région qui est restée consternée jusqu’à présent.  Rien qu’en évoquant le nom de Ould Fessian les gens ont la chair de poule. 

Son cousin racontait avec regret qu’il était présent le jour de son ultime heure, il avait 12 ans; tous les soldats l’appelaient de son prénom car il leur rendait d’innombrables services d’après lui, 



Ce jour là
28 Avril 1958, Belhadj était assis devant son bureau qu’on peut voir démoli, en bas de la photo droite.  Il était accompagné de ses fidèles subordonnés en l’occurrence; de leur nom de guerre, Hamid, Madjid, el Maroki et Rachid.  Il leur tournait le dos et était devant la fenêtre .Son cousin racontait comme si cela date d’aujourd’hui, qu’il était dehors quand l’un des 4 subordonnés lui tira dans le dos.  Il affirma avoir vu Kobus, malgré grièvement blessé il a pu joindre sa voiture à coté de cette roche (photo de gauche) où on le rejoignit pour lui assener le coup fatal (ensuite faire de lui l’exemple le plus cruel jamais vu) ce qui poussa à l’insurrection de tous les soldats. 

Seule cette roche qui a goutté au sang de Belhadj renferme dans sa mémoire les derniers soupirs de la légende de ce dernier. 

Malgré tous les dires qui courent sur le compte de ce dernier qu’elles indignent ou honorent. Cet homme était et demeure dans l’histoire de l’Algérie;le premier à encourager les moudjahidine a toucher des armes et les utiliser dans un seul but combattre pour l’ALGERIE.  Quoi qu’il fut; Voir Origines 1er Novembre il a participé a fonder l’OS, il a instruit les plus valeureux guerriers Ait Ahmed, Benbella, et autres, tout ça chez lui dans sa ferme pour la première fois dans l’histoire. Il a payé de sa vie.  C’est pourquoi, si ce n’est pas lui, sa région mérite une reconnaissance. 

  

  

Cette route semble mener nulle part, jadis était le sentier d’où a jaillit la première étincelle qui illuminera toute l’Algérie.  Demandons le à Benbella, Messali, Ait Ahmed, C’est et tous ces autres valeureux guerriers.
En somme si Machiavel pensait que: »la fin justifié les moyens « dans une époque d’affrontement, et de guerre, vint ensuite Lenine pour dire que : Nulle révolution n’est reconnue si elle est en mesure de se défendre.
A quand l’humanité ne saura ni l’une ni l’autre ? Albert Camus disait dans ce sens : Quand le meurtrier, et la victime auront disparu la communauté se fera sans eux. 


Et pour finir l’apôtre de la paix Alfred Nobel pensait que toutes les guerres menaient à une paix et que la vraie guerre du 21esiecle c’est la guerre surtout aux maladies incurables(sida,cancer,parkinson), de la préservation de l’environnement(océans,fleuves,déchets nucléaires,l’ozone,co2 ,effet de serre), croissance démographique,famine,l’eau potable, crime organisé. 

Les faits mentionnés dans ce recueil nous ont été révélés par le cousin de Belhadj et les habitants de Zeddine – Rouina, et en se referant aussi au livre Les Origines du 1er Novembre et l’article Kobus, et le journal Ben Bella.
Non sans oublier de signaler l’accueil des cousins de Belhadj et leur générosité, en effet ils nous ont ouvert leur coeurs et leurs bras.  Ils se sont sentis comme délivrés d’un lourd fardeau en nous racontant cette légende. 

  

Le 11 Décembre 1960 à travers l’Algérie

11 décembre 2010

El MOUDJAHID.COM :

Quotidien national d’information

 samedi 11 d�cembre 2010

 Accueil >L’événement >Détailsamedi 11 d�cembre 2010 14:13:24

 

Il y a 50 ans, les manifestations du 11 Décembre 1960 : Le second souffle de la Révolution Le peuple algérien célèbre aujourd’hui le 50e anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960, considérées comme un tournant décisif dans l’histoire de la guerre de Libération nationale.

Le peuple algérien célèbre aujourd’hui le 50e anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960, considérées comme un tournant décisif dans l’histoire de la guerre de Libération nationale. Ces manifestations, qui se sont déroulées principalement à Belouizdad (ex-Belcourt) avant de s’étendre à d’autres quartiers d’Alger pour gagner ensuite la plupart des villes et régions du pays, ont mis à nu, encore une fois, les méthodes de répression barbares utilisées par l’occupant français contre le peuple algérien.

En effet, ces évènements ont dévoilé au monde entier la réalité criminelle et l’horreur du colonialisme français et exprimé l’unité du peuple algérien ainsi que sa mobilisation derrière le Front de libération nationale (FLN).

Ce jour-là, les Algériens sont sortis dans la rue pour crier leur refus du colonialisme et exprimé haut et fort leur attachement à l’indépendance et à la liberté.

Lors de ces manifestations pacifiques, les Algériens ont dit « non » à la nouvelle politique du général de Gaulle qui visait à maintenir l’Algérie comme partie de la France, d’une part, et « non » à la position des colons français qui cultivaient le rêve de l’Algérie française, d’autre part.

A travers cette nouvelle tentative désespérée, le général de Gaulle voulait isoler le FLN et les membres du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) du reste du peuple algérien, selon les historiens. Mais, le peuple algérien a encore une fois démontré son remarquable niveau de maturité politique et a déjoué cette manœuvre des dirigeants français de l’époque.

Scandant des slogans traduisant l’aspiration du peuple à une « Algérie musulmane et indépendante » et clamant leur soutien au FLN, à l’Armée de libération nationale (ALN) et au GPRA, en brandissant haut les drapeaux algériens, les manifestants ont écrit, en versant leur sang, une autre page glorieuse de l’histoire de la résistance du peuple algérien face au colonialisme français, relèvent des témoins de ces évènements.

Ces manifestations, réprimées dans le sang par les forces d’occupation françaises, ont fait des centaines de victimes parmi la population algérienne, dont des enfants.

Au plan international, les manifestations du 11 Décembre 1960 ont eu, également, le mérite de faire entendre la voix de l’Algérie au niveau des organisations internationales. En effet, quelques jours après ces évènements, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait une résolution reconnaissant le droit du peuple algérien à l’autodétermination et à l’indépendance.

Les manifestations du 11 Décembre ont eu, aussi, pour conséquence l’élargissement, à travers le monde, du cercle de soutien à la cause algérienne et à la lutte du peuple algérien pour son indépendance et sa liberté. La célébration du 50e anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960, considérées par de nombreux historiens comme une étape importante dans l’histoire de la guerre de Libération nationale, rappelle la nécessité d’écrire l’histoire de la Révolution pour que les sacrifices du peuple algérien soient connus par les générations montante.

« Notre mémoire historique nous dicte aujourd’hui l’obligation de mettre les vérités et les données des importantes étapes de la guerre de Libération nationale à la disposition des générations montantes », a affirmé jeudi à Aïn -Témouchent le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), M. Said Abadou.

Les manifestations du 11 Décembre 1960 ont été la proclamation « solennelle » de l’Indépendance

Les manifestations du 11 Décembre 1960 ont été, après 6 ans de guerre, la proclamation « solennelle » de l’indépendance de l’Algérie, a relevé M. Larbi Alilat, membre du réseau d’Alger lors de ces manifestations à Belcourt, actuellement Mohamed-Belouizdad.                                               « Si le 1er Novembre 1954 a été le déclenchement de la guerre de Libération, le 11 Décembre 1960 la proclamation solennelle de l’indépendance de l’Algérie », a souligné dans un entretien à l’APS, M. Larbi Alilat, un des membres du réseau « El Malik » qui avait infiltré les manifestations après une réunion tenue à Belcourt la nuit du 11 décembre 1960. « Le monde entier a su, ce jour du 11 décembre 1960, qu’il n’y aura plus de concessions. Le peuple algérien n’acceptait plus aucune autre solution que l’indépendance totale », a-t-il dit.                                             « Ces manifestations étaient censées accueillir le général De Gaulle, arrivé en Algérie 2 jours avant pour promouvoir, auprès du peuple algérien, son projet controversé d’élections libres pour une autodétermination », a tenu à rappeler M. Alilat, qui était également responsable dans la Wilaya III puis dans la Wilaya IV historiques.                                                                 M. Alilat a affirmé que c’est le Mouvement pour la communauté (MPC), allié de de Gaulle, qui a initié les manifestations et que le FLN n’a fait que les récupérer par la suite. Pour M. Alilat, le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), basé à Tunis, appelait les Algériens à ne pas se mêler, au début des manifestations, puisqu’il s’agissait d’une affaire franco-française ». « Partout où de Gaule passait, la tension montait entre les Ultras, qui rejetaient le projet de l’Algérie algérienne de de Gaulle, et les Gaullistes qui le soutenaient », a-t-il ajouté.                                           « Les manifestations du 10 décembre 1960 à Belcourt étaient tellement impressionnantes, notamment après l’incendie de l’immeuble Nizière, que notre groupe, au cours d’une réunion informelle, à la rue de la Liberté, pas loin des Halles, décida d’empêcher une victoire à 100% gaulliste », a-t-il témoigné. « Ce sont Bettouche Belkacem et son adjoint Benslimane Youcef, tous deux enfants d’Alger et anciens de la 1re Bataille d’Alger, qui se chargèrent de transmettre aux militants l’instruction de lancer des slogans dictés par le FLN, tels que Vive le GPRA, Vive Ferhat Abbas, Vive le FLN », a-t-il ajouté.                                                                                   « Nous avions eu tellement peur que de Gaulle réussisse son projet, que nous n’avons pas pu rester les bras croisés », a-t-il indiqué. Dans une conférence de presse le 12 décembre 1960 à Tunis, le président du GPRA, M. Ferhat Abbas, avait déclaré, rappelle-t-on, que « dans le but de tromper l’opinion internationale, le gouvernement français a voulu, de toute évidence, faire plébisciter sa politique dans notre pays ». « L’armée et l’administration colonialiste qui ont laissé se développer les manifestations et les provocations des ultras ont tenté de susciter par ailleurs chez les Algériens des mouvements en faveur des statuts », avait-il dit soulignant que le peuple algérien « avance à grands pas vers la liberté ».                        De son côté, M. Abdelhamid Mehri, membre du GPRA, sollicité en marge du Colloque international sur Enrico Mattei et la guerre de Libération, a souligné qu’il ne faut percevoir la mobilisation du peuple algérien, le 11 Décembre 1960, comme une action isolée mais comme « une concrétisation d’une stratégie de la Révolution qui a allié tous les moyens de lutte depuis la déclaration de la guerre jusqu’à la victoire ». Pour M. Mehri, « ces manifestations ont été préparées psychologiquement ou politiquement ». Le résultat des évènements, quel que soit leur initiateur, a été « splendide », a-t-il soutenu.                                                                     « La voix de l’Algérie algérienne et indépendante s’est faite entendre dans le monde entier de par la présence des journalistes des quatre coins de la planète pour couvrir la visite du président français Charles de Gaulle », a-t-il ajouté. 

Aïn-Temouchent : Le 9 décembre déjà…    

Le secrétaire général de l’organisation nationale des moudjahidine (ONM), M. Saïd Abadou a mis l’accent, jeudi à Aïn-Témouchent, sur les sacrifices et la résistance du peuple algérien, appelant à « immortaliser les figures et les faits historiques retraçant l’épopée révolutionnaire ». Dans une intervention à la place du 9 décembre 1960, à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire des manifestations du 11 décembre 1960 et en présence des autorités locales, de moudjahidine et d’une assistance nombreuse, M. Saïd Abadou a rendu hommage aux hommes et aux femmes qui ont manifesté leur patriotisme et se sont dressés courageusement contre les desseins du colonialisme. « En sortant en masse, ce jour là, les habitants d’Aïn- Témouchent ont affirmé leur profond attachement à la révolution et ses principes sacrés, dont le recouvrement de la souveraineté nationale », a-t-il déclaré.                       Ces manifestations se sont ensuite étendues à l’ensemble des villes algériennes pour atteindre, le 11 décembre 1960, tout le pays qui tenait à sa liberté et son indépendance, a-t-il dit.                                                 « Notre mémoire historique nous dicte aujourd’hui l’obligation de mettre, les vérités et les données des importantes étapes de la guerre de libération nationale, à la disposition des générations montantes, outre leur introduction dans les programmes pédagogiques et de formation », a poursuivi le SG de l’ONM. « Cet intérêt doit être également soutenu par la classe culturelle.  appelant les moudjahidine et historiens à écrire l’histoire de la révolution.                                                                                          Auparavant, M. Saïd Abadou s’était recueilli à la mémoire des martyrs de la lutte de libération nationale en déposant une gerbe de fleurs aux pieds d’une plaque commémorative. Il a ensuite assisté, devant le siège de l’APC d’Aïn- Témouchent, à des activités culturelles des écoliers de plusieurs établissements scolaires qui ont entonné des chants patriotiques. Une cérémonie de remise de cadeaux à des moudjahidine et des sportifs qui ont pris part à une course cycliste, dont le coup d’envoi a été donné par le secrétaire général de l’ONM, a été organisée également au siège de l’APC, de même qu’une exposition de photos sur l’histoire de la guerre de Libération nationale au siège de l’ODEJ.                                       Le responsable de l’organisation nationale des moudjahidine a procédé, en outre, à la baptisation des cités 315 et 30 logements du chef-lieu de wilaya d’Aïn-Témouchent aux noms des chahids « Belghaba Abdelkader » (1894-1960) et Ababou Oukacha (1918-1957). Dans la commune de Sidi Ben Adda, un terrain d’assiette devant abriter une bibliothèque et une stèle commémorative de la guerre de Libération nationale a été visité par M. Abadou. Cet endroit était utilisé pour l’exécution des glorieux martyrs, a-t-on rappelé. 

 

De “Belcourt” à… “Manhattan”    

La date du 11 décembre 1960 a été « un tournant décisif dans le parcours de la lutte armée de Libération nationale » de par la dimension populaire de cette manifestation, ont affirmé les participants à une conférence organisée jeudi à l’université de Boumerdès. « Cette manifestation a été un véritable catalyseur pour la poursuite de la lutte armée de libération nationale », ont estimé des intervenants lors de cette rencontre commémorative du 50e anniversaire du 11 Décembre 1960.                              

Cette insurrection populaire, qui s’est produite cinq jours après la visite du général De Gaulle à Aïn-Témouchent, accompagné d’une centaine de journalistes, constitue « une expression directe et franche du rejet, par le peuple algérien, des slogans creux, tel l’Algérie aux Algériens clamé par De Gaulle », a-t-on indiqué.                                                                             « Le peuple algérien a rejeté ce slogan colonial en affirmant que l’Algérie algérienne est musulmane, et en hissant haut l’emblème national, lors de ces manifestations qu’ont connues les différentes régions du pays », ont souligné des moudjahidine, à cette occasion. Ces manifestations populaires ont eu également pour effet de « propulser davantage la cause nationale sur la scène internationale, notamment au sein de l’instance onusienne qui a ouvert le débat sur l’autodétermination du peuple algérien », est-il ajouté. Cette conférence, à laquelle ont pris part de nombreux étudiants et de représentants du mouvement associatif, a été marquée par la projection d’un film documentaire sur cet événement historique. ———

 Le Club des amis du Président de la République célèbre l’événement Le Club de presse des amis du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a rendu un vibrant hommage au moudjahed Sid Ahmed Benali, un des organisateurs des manifestations du 11 Décembre 1960, jeudi après-midi, au niveau de son siège, sis à la Coopérative El Feth, Garidi II, Kouba.                                                                                                       Plusieurs personnalités nationales, présidents d’APC, cadres d’institutions publiques, ainsi que les hauts représentants du CNASPS (Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui) ont rehaussé par leur présence, cette importante rencontre, organisée à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire des manifestations populaires du 11 Décembre 1960.  Prenant la parole à l’ouverture de la cérémonie, le parrain du Club de presse, M. Mohamed Guerrouche, a souligné le rôle joué par la presse, tous médias confondus, dans l’information et la sensibilisation de la société sur l’histoire du pays, notamment celle de la Glorieuse Révolution de Novembre. Dans ce contexte, il a rappelé la précieuse contribution des moudjahidine à la libération du pays du joug colonial, au prix de 7 ans et demi d’une lutte acharnée contre l’occupant qui a fait plus d’un million et demi de chouhada.                                          Lui succédant, M. Tayeb Houari, SG de l’ONEC a, à travers la personne de Sid Ahmed Benali, rendu un grand hommage aux valeureux moudjahidine de la Révolution de Novembre, avant de les exhorter à participer à l’écriture de l’histoire de notre glorieuse lutte de Libération par leurs précieux témoignages sur les faits et les événements qu’ils ont vécus. Il a ensuite rappelé brièvement l’historique de ces manifestations qui ont ébranlé l’ordre colonial et l’amenant ensuite à la table des négociations, sans oublier au passage de souhaiter que les représentants de la résistance populaire sahraouie, présents dans la salle, puissent tirer des leçons de l’expérience algérienne de lutte de libération.                            

M. Wael Daâdouche, président du Club de presse, a surtout mis l’accent sur le rôle de la presse dans l’information et la sensibilisation en faveur des causes justes dans le monde (Palestine, Sahara occidental notamment) avant de revenir à l’histoire de la glorieuse Révolution de Novembre et rappeler le rôle déterminant des manifestations du 11 Décembre 1960 dans l’accélération du processus de décolonisation en Algérie.

Le moudjahed Sid Ahmed Benali a ensuite pris la parole pour exprimer avec beaucoup d’émotion toute sa gratitude pour l’hommage que lui a consacré le Club de presse, en ajoutant que cet hommage touche l’ensemble des moudjahidine et des militants de la cause nationale qui ont participé à la Révolution de Novembre, notamment aux manifestations de décembre 1960. Il a ensuite rappelé en détail son parcours révolutionnaire depuis les années 40, jusqu’à l’indépendance, en soulignant sa participation à l’organisation des manifestations du 11 Décembre 1960, décidée par les responsables de la Wilaya IV historique. 

La commune de Belouizdad abrite les festivités de célébration La commission de wilaya de préparation des festivités de célébration des fêtes et journées nationales a choisi la commune de Belouizdad pour abriter les festivités de célébration du 50ème anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960, prévues aujourd’hui, annonce un communiqué de la wilaya d’Alger. Le programme des festivités débutera à 9 heures, avec le rassemblement des autorités locales et des invités devant la salle de cinéma Musset, de Belouizdad, avant de se diriger vers la place du 11 Décembre 1960 de la commune, où aura lieu l’ouverture de la cérémonie officielle, qui sera présidée par le directeur des moudjahidine de la wilaya d’Alger. Après l’allocution du représentant de l’ONM sur cet événement marquant dans l’histoire de la glorieuse Révolution de Novembre, les participants procéderont à la débaptisation de la polyclinique des Annasser au nom du chahid Bachir Ladjouzi. Le communiqué ajoute qu’un programme de festivités aussi riche que varié est mis en œuvre à travers l’ensemble des communes de la wilaya, avant de rappeler que la commission de wilaya de préparation des fêtes et journées nationales vient d’éditer deux livres, l’un portant sur les journées et fêtes nationales, l’autre sur les principaux lieux et sites historiques de la wilaya. 

 

L’association du 11 Décembre 1960 commémore l’événement Pour sa part, l’association historique et culturelle du 11 Décembre 1960, en collaboration avec l’ONM et l’APC de Belouizdad, a établi un programme de festivités de célébration du 50ème anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960 qui débutera à 9 heures, place du 11 Décembre 1960, Belouizdad.

Association nationale des anciens condamnés à mort 1954/1962 Rencontres avec les jeunes d’Alger, Ghardaïa, Tlemcen et Blida Dans le cadre de la célébration du 50e Anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960, M. Mostefa Boudina, Président de l’Association nationale des anciens condamnés à mort 1954/1962, animera des rencontres avec les jeunes des centres de formation professionnelle, des lycées et des universités de Ghardaïa, Alger, Tlemcen et Blida. Selon le communiqué de l’association, M. Boudina devait débuter cette série de rencontres le 9 décembre à la salle de l’APC d’Alger-Centre, avant de faire de même aujourd’hui, au musée du Moudjahed de Tlemcen, et demain, 12 décembre, au CFPA Djenina- Montpensier, route de Beni Tamou, Blida.

 

Les chaines brisées en Algérienne le 11 Décembre 1960

11 décembre 2010

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               11 Décembre 1960.

       Du devoir de mémoire au devoir d’histoire 

 

le 11.12.10 | 

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Tout autant que le 8 Mai 1945, le 1er Novembre 1954, le 20 Août 1955, 

le 17 Octobre 1961 ou le 5 Juillet 1962, il nous faut évoquer le 11 Décembre 1960, événement majeur de notre passé. Outre le risque d’amnésie, la commémoration contribue à se forger une conscience nationale. 11 décembre 1960, une journée pas comme les autres. De partout, fusent les slogans : «Algérie algérienne !», «Non à de Gaulle !», «ALN, FLN vaincront !»…

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Avec des fusils de chasse et de fourches ; de jeunes enfants d’Algérie feront brouter l’herbe d’ALGERIE à l’armée coloniale. 

 

D’Oran, d’Alger, de Constantine comme de toutes les villes d’Algérie, des voix s’élèvent,  soutenues par des youyous stridents de milliers de femmes, brandissant vers le ciel et à la face du monde les couleurs interdites, vert, blanc, rouge qui éclairent l’étoile et le croissant.

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Quarante-huit années après les événements, même si beaucoup d’encre a été versée à propos des événements de Décembre 1960, on ne dira jamais assez, à la jeune génération le sacrifice de ces centaines de milliers de femmes, d’hommes, de vieillards et de jeunes, à peine sortis de l’adolescence, prêts à mourir afin que leur pays recouvre son indépendance.

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C’était il y a cinquante ans.

Un peuple décidé déferlait dans les rues, criant son ras-le-bol. Avec un héroïsme jamais égalé, sans arme, poitrines nues et poings tendus, des centaines de milliers de jeunes, aux premiers rangs des cortèges et des barricades avaient osé affronter les hordes fascistes et xénophobes qui pointaient leurs armes en leur direction.

Combien, malheureusement, tomberont en ces tristes journées de décembre 1960, sous les balles des ultras et des militaires armés jusqu’aux dents ?

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Combien en garderont des séquelles indélébiles ? Comment oublier ces corps lacérés, ces victimes lynchées et ces enfants massacrés qui n’ont pas eu la chance de voir leur pays libéré du joug colonial ?

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De part et d’autre de la Méditerranée, ils étaient nombreux ? ces héros anonymes ? qui ont donné leur vie pour que l’Algérie puisse relever la tête.

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Les manifestations populaires de Décembre 1960 étaient-elles vraiment spontanées ? A ce jour, la question demeure ; Il y a ceux qui l’affirment, et donc attribuent au peuple algérien de «radicales impulsions» qui, spontanément, ont fait vaciller l’histoire.

D’autres pensent  u contraire, que loin d’être accidentel, le débordement dans la rue est la résultante d’un long processus de maturation.

Qui a tort, qui a raison ? Ceux qui avancent l’hypothèse de la spontanéité font mine d’ignorer l’intensification des événements dramatiques, dès 1958, et le travail de sape psychologique méthodique de la France ultra gaullienne «pro-Algérie française» qui, à partir de la métropole, donnait des gages aux fascistes de l’Organisation armée secrète, allant jusqu’à leur lancer du haut du Palais du gouvernement d’Alger le fameux : «Je vous ai compris !» 

Des années durant, le peuple algérien exsangue, martyrisé et humilié, accumulait les rancœurs tout en murmurant à voix basse :

 «Algérie algérienne !»,

«Algérie libre !»,

«Algérie indépendante !»,

jusqu’aux jours où tout a basculé, le 9 au soir, puis le 10 et enfin l’explosion généralisée du 11 décembre 1960 qui a servi de porte-voix aux revendications d’un peuple unanime. Victoire tactique pour le FLN-ALN et victoire stratégique pour le peuple algérien à travers la vox populi qui, encore une fois, a tenu à affirmer, à l’unanimité, sa ferme volonté de mener le combat jusqu’à la victoire finale.

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 l’Armée de Libération Nationale

Encore une fois, par centaines, des Algériens anonymes tombaient au champ d’honneur en revendiquant la liberté pour leur pays.

Ces martyrs de l’indépendance n’attendaient rien en retour, ni galon de soie, ni prime au sacrifice, ni rue à leur nom, ni reconnaissance officielle.

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 Les « bienfaits du colonialisme »

Les jeunes d’aujourd’hui doivent se souvenir de cet héroïsme au quotidien des véritables héros d’hier. Raviver le «devoir de mémoire», quelle noble attitude ! 

Mais si le devoir de mémoire est important, il arrive parfois qu’il imprime à la mémoire des directions préméditées  surtout lorsqu’il est confondu avec le «devoir d’histoire». Ce dernier est essentiel.

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Les « induits en erreur » par la tristement célèbre organisation.

Ils brasseront de l’air autant qu’ils pourront.

jusqu’au jour où ils apprendront que

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c’est fini !

Si le devoir de mémoire est individuel (avec toutes les difficultés de se déprendre des passions), le devoir d’histoire, par contre, est scientifique et procède à l’examen critique en ne se confrontant pas seulement aux souvenirs, mais en tenant compte également des sources écrites et audiovisuelles.

Ce matériau d’histoire, avec ses armes scientifiques, est nécessaire aujourd’hui car tout travail qui substitue l’histoire aux souvenirs doit impérativement reposer sur une solide documentation et sur des données vérifiées.

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Comment seront-ils accueillis là-bas ?

 

Un peuple résolu à sortir du joug colonial a pris d’assaut la rue.

Les journées de décembre 1960 ont remis les pendules à l’heure.

Le gouvernement français et l’opinion publique mondiale étaient, encore une fois, bien obligés de se rendre à l’évidence. Il n’était plus question de «fellagas», de «rebelles» ou de «hors-la-loi» mais d’un peuple unanime et résolu à affronter le joug colonial.

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Même les PN participeront à la juste lutte de libération

Loin d’être tout à fait spontanées, les manifestations populaires du 11 décembre 1960 n’étaient pas non plus la résultante d’une longue maturation. Tout un chacun savait qu’un jour ou l’autre, les exactions quotidiennes de l’armée française et des colons, alliées au sinistre travail diplomatique qui faisait croire au monde que de Dunkerque à Tamanrasset, la France était une et indivisible, aboutiraient à l’explosion généralisée.

 

Les manifestations populaires massives étaient une réaction contre les opérations sanglantes de ratissages militaires dans les villages et les montagnes, contre les agressions caractérisées dans les villes où tout «musulman» était considéré comme coupable contre les colons qui usaient impunément de violence et procédaient à des liquidations physiques, faisant fi des lois internationales et des droits civiques des citoyens. casbahdalger.jpg crimesdeguerrelesbienfaitsducolonialisme.jpg

Les manifestations du 11 décembre 1960 demeurent l’un des événements les plus marquants de l’histoire de la lutte héroïque du peuple algérien contre les forces d’occupation qui, des décennies durant, ont œuvré à son anéantissement physique et moral. Elles doivent être inscrites comme l’une des pages les plus glorieuses de notre lutte de libération nationale. Par cette levée de boucliers massive, le peuple algérien a non seulement voulu défendre sa dignité bafouée, mais a voulu aussi dévoiler au monde ses aspirations à la liberté et à l’indépendance.

 

Les marches populaires de décembre ont permis à la Révolution algérienne de devenir encore plus visible qu’elle ne l’était au-delà des frontières. Elles ont également contribué à mettre en exergue l’origine populaire de notre révolution.

 

Nous nous devons de célébrer cet anniversaire et de nous recueillir à la mémoire des martyrs. Mais au-delà du cérémonial de circonstance et des gerbes de fleurs déposées sur les carrés des martyrs, il faut laisser des traces de notre histoire à la génération montante.

 

Que restera-t-il de la résistance, de l’héroïsme et des sacrifices de nos aînés si on se limite au recueillement et aux commémorations ?

 

Pour réveiller et entretenir le souvenir, il faut des écrits, des films et des pièces de théâtre. Pour l’enraciner dans la mémoire, il faut faire face à l’histoire. 

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                    Digne fils de la révolution Algérienne                     

Le Président Bouteflika

  Un Algérien 

Repères 

                                  Une date marquante 

 

le 11.12.10 | 03h00 

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par une : Algérienne

 

   

C’est un fait que personne ne conteste. Le 11 décembre 1960 a constitué une date marquante dans la guerre de Libération nationale. C’était en fait un tournant majeur dans le combat des Algériens pour l’indépendance, c’était cela d’ailleurs, et rien d’autre, frappant d’obsolescence le référendum d’autodétermination de juillet 1962.

Le choix était réaffirmé avec beaucoup de vigueur par les Algériens sortis en masse pour soutenir une lutte armée que certains décrivaient comme étant à bout de souffle. Il ne restait plus alors à ceux-là qu’à décréter la fin de la guerre. Ce qu’ils se sont retenus de faire. C’en était fini avec les discours péremptoires que la mémoire conserve encore.

Du genre «tous ceux qui ont pris les armes seront châtiés». Ou encore que ceux-là représentaient le courant minoritaire, comme si la colonisation était acceptée par le reste, forcément majoritaire, de la population.

Les tenants de l’ordre colonial n’ont pas compris, ou plus simplement refusaient de comprendre qu’ils ont fait l’unanimité contre eux.

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Comment désigner un traitre ? …une vomissure ?

certains; rongés par les remords; mettront fin à leurs jours .

 On ne peut pas soutenir l’injustice et se faire complice d’un crime. C’est ainsi qu’est décrit le colonialisme et pas autrement. 

C’est pour combattre cette injustice que les Algériens ont recouru à la lutte armée, avec le soutien de millions d’Algériens, chacun apportant le soutien qu’il pouvait.

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Le Renard de la Casbah ,BenGanif Zoubir, deviendra

le Lion des Djebels

  

 Et c’est cela décembre, cette communion entre tous les Algériens dans leur combat pour l’indépendance nationale. Ce jour-là, comme du reste à l’occasion du débat à l’ONU sur la question algérienne avec la grève des huit jours, c’était l’éclatante manifestation du lien entre un peuple tout entier et le Front de libération nationale.

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La délégation du GPRA à Melun

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Il était important que cela apparaisse, car il fallait déjouer toutes les manœuvres du colonisateur à vouloir nier cette évidence et continuer à parler du Front comme il le faisait depuis novembre 1954. «Une bande d’aventuriers et d’égarés», disait-on alors.

 

Dans la logique coloniale, il fallait être vraiment inconscient pour défier l’ordre colonial. Les Algériens l’ont fait. Ils sont partis à l’assaut de cet ordre et l’ont détruit.

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Cela n’a jamais été le fait d’une bande quelconque, car même le colonisateur finira par s’en rendre compte, le sentiment nationaliste n’était pas le fait d’une classe ou d’une couche de la population, l’ordre colonial ayant rendu les Algériens égaux.

 

Le refus de la soumission était partout. Ce qu’on appelle, depuis cinquante ans, les journées de décembre en ont révélé la profondeur et l’étendue. C’était une démonstration de l’unité nationale pour l’indépendance. Un objectif clairement revendiqué. Fabuleux décembre, sauf pour ceux qui, non pas, n’ont rien compris, mais continuaient à s’accrocher à un ordre auquel la lutte des Algériens a porté le coup fatal. 

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   Une Algérienne  

Testament de Ferhat Abbas

30 novembre 2010

         


 

 

 

  

  

Parution. Demain se lèvera le jour 

Extraits de l’avant-propos du livre testament de Ferhat Abbas 

El Watan, 28 novembre 2010 

«Je suis au soir de ma vie. Ce livre est le dernier acte

de ma vie politique. C’est un adieu à l’Algérie, à mes

amis du Maghreb et à tous ceux que j’ai aimés et

servis durant ma longue carrière. 

Et aussi un adieu à mes amis français de

France et d’Algérie, particulièrement à ceux qui ont

vécu à nos côtés durant notre terrible guerre de

Libération, souvent au péril de leur vie.» (Ferhat Abbas) 

J’ai vécu un demi-siècle sous le régime colonial.

J’en ai subi les contrecoups autant si, non plus que mes

autres compatriotes. Je n’appartiens pas à la cheva-

lerie arabe, ni à la noblesse maraboutique, pas même à

la «bourgeoisie» (…)

L’Europe a colonisé les autres continents au nom de la loi de

la jungle et de ses intérêts. Le plus fort a asservi le

 plus  faible. Elle a détruit des civilisations

dignes de ce nom et réduit à néant des peuples (…) 

En Algérie, cette colonisation a été diabolique.

Nous avons été piégés au nom de je ne sais que

le annexion qui ne s’est réellement jamais réalisée ni

dans les faits ni dans les esprits. Contrairement à ce

qui s’est passé en Tunisie et au Maroc, la bourgeoisie française

nous a privés de notre personnalité et de notre âme et ainsi

 nous neutralisa (…) L’Algérie devint la propriété du dernier

 venu qui nous appliqua l’administration directe, la politique

 du peuplement européen et sa prépondérance sur «l’indigène».

Pour rendre la tâche plus aisée, on a fait mentir

nos manuels scolaires.Des écrivains et des jour-

nalistes accréditèrent la thèse d’une Algérie,

en 1830, musulmane, anarchique, pauvre, inorganisée

et vacante. Pourtant, les officiers français qui ont chevauché tout le long du pays, notamment Saint-Arnaud, attestent du contraire. Le racisme des Français d’Algérie n’était pas identique à celui de l’Afrique du Sud. Ce que les colons n’ont jamais admis est le fait que nous revendiquions pour échapper aux lois d’exception et nous élever à leur niveau. Cette revendication les rendait haineux et méchants, car ils avaient conservé de l’Arabe une peur viscérale venue du Moyen -Âge, peur attisée par la crainte de nous voir bénéficier des mêmes droits qu’eux. (…) «Je ne pouvais quitter ce monde sans évoquer une fois de plus le régime colonial. Si j’ai pris en exemple ma tribu et ma famille, c’est parce que ce qui nous est arrivé a été le sort de tous. Installé pharmacien à Sétif, la population de cette région me fit confiance et fit de moi un élu de la région, conseiller général, conseiller municipal, délégué financier, député, conseiller à l’Assemblée algérienne. A ces différents titres, j’ai parcouru l’Algérie. 

Partout, j’ai retrouvé la même exploitation de notre peuple, les injustices qui l’avaient frappé, la misère dans laquelle il se débattait (…) J’ai vécu des années dans cette atmosphère. Elle créa entre les paysans et moi des liens indescriptibles. Vingt ans après l’indépendance, les mêmes visites se poursuivent presque au même rythme qu’autrefois. Je ne suis plus qu’un vieillard malade, mais ils continuent à venir me voirs. «Avez-vous besoin de quelque chose ?» «Non, nous venons prendre de tes nouvelles et te voir nous aide à supporter les nouvelles injustices !» (…) En juillet 1962, l’indépendance acquise, nous nous sommes comportés comme un peuple sous-développé et primitif. Nous nous sommes disputés les places et nous avons tourné le dos aux valeurs et aux vertus qui nous ont conduits à la victoire. J’ai vu nos mœurs dégénérer en traumatisant l’Algérie musulmane comme elle ne l’avait été durant la guerre. Notre République algérienne a été affublée d’un appendice, celui de «démocratie populaire», ce qui veut dire en clair qu’elle n’est ni démocratique ni populaire. Nous subîmes deux dictatures, celle de Ben Bella, puis peu après celle de Boumediène. Ben Bella prit pour modèle de chef d’Etat Fidel Castro, son régime totalitaire, son pouvoir personnel et son idéologie communiste. L’Algérie ne s’est pas reconnue et sombra dans l’inquiétude et le désordre, les passe-droits, le système D, l’arrivisme et les fortunes mal acquises (…) Boumediène eut le temps de dépecer ce qui restait de l’Algérie musulmane. Il ruina l’agriculture en contraignant les paysans à abandonner leurs terres par une «Révolution agraire» mal initiée, les attirant en ville à la recherche de leur pain grâce au mirage d’une industrie «industrialisante». Le commerce devint la proie de quelques-uns, proches du régime. 

Tout ce qui a motivé notre insurrection a été saboté : le respect des droits de l’homme, celui des libertés individuelles et de la dignité du citoyen, le retour du fellah à la terre, le respect de la propriété privée. Nous nous sommes installés dans le provisoire et la médiocrité et avons cessé de travailler. Dans leur majorité, les Algériens ont confondu l’indépendance et Etat-providence. Tout un chacun se mit à attendre les pétro-dollars. Or, voici qu’apparaît aux portes même d’Alger le terrorisme politique, qui n’hésite pas à tuer, à frapper des innocents et à engager notre pays dans une voie semblable à celle du malheureux Liban (…) Nous avons pris un retard mortel. Arriverons-nous en bonne santé à la fin de ce siècle ? Ne confondons pas démocratie, liberté avec intolérance et désordre public. Il est temps qu’un pouvoir fort et juste en même temps s’arme de bonnes lois, mobilise à nouveau le pays et nous contraigne à balayer devant nos portes.
Que nous réserve l’an 2000 ? Où va notre civilisation ? Gardons-nous d’émettre la moindre opinion. L’avenir appartient à Dieu et à ceux qui le feront. Peut-être le lecteur permettra-t-il à mon âge d’exprimer un souhait : celui de voir les générations de demain vivre de leur travail, s’entourer de bien-être et vivre en paix. 

Abdelhamid Abbas
«Une clairvoyance prémonitoire»
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le 28.11.10 | 03h00 Réagissez 

Demain se lèvera le jour a été écrit par mon cher et regretté père durant sa résidence surveillée sous le régime boumediéniste, et peaufiné dans les dernières années de sa vie. 

Son écriture a été annoncée par mon père dés 1981 dans la nouvelle édition du Jeune Algérien, mais la maladie l’a empêché de le publier en temps voulu. Il me confia le manuscrit en insistant sur la chose la plus importante à ses yeux, que ce livre soit publié quand un système vraiment démocratique sera installé en Algérie, et que le mot «liberté» ait pris tout son sens. L’heure est donc venue de tenir cette promesse. Dans cet ouvrage, il voulait exprimer sa propre vision de l’avenir de son pays compte tenu de son engagement et de l’expérience acquise tout au long d’un combat politique mené contre toutes les injustices, aussi bien durant la période coloniale que pendant le règne du pouvoir personnel, après l’indépendance. En dépit d’un âge avancé, et bien que très malade, les idées qu’il développe tout au long de ces pages sont les preuves d’un raisonnement lucide et sont le reflet d’une clairvoyance prémonitoire que les tragiques événements qui ont traumatisé notre pays bien après qu’il nous ait quitté lui aient donné raison. Il n’a jamais perdu l’espoir de voir le peuple algérien vivre un jour dans un pays libre, démocratique, où tous auraient les mêmes droits et les mêmes devoirs (…) 

Sa clairvoyance et la sensibilité extrême qui était la sienne, lui firent craindre jusqu’à la fin de sa vie la survenue d’évènements graves et de nouvelles tragédies pour son pays. Aussi tenait-il à ce que les nouvelles générations puissent nourrir à l’égard de leur pays le sentiment d’un patriotisme vrai et libéré de la démagogie, qu’elles aient le sens du travail et de la responsabilité, et qu’elles croient aux vertus de l’éducation, du savoir scientifique et de l’ouverture sur le monde. Il rappelait toujours les vertus de la tolérance, de la liberté et de la responsabilité. Tel est le message que mon cher et regretté père voulait transmettre comme un dernier testament et un ultime appel aux femmes et aux hommes de son pays, qui n’ont d’autre ambition que celle de construire un pays réconcilié avec lui-même. Mme Leïla Benmansour, universitaire algérienne, a permis, par ses articles nombreux à travers la presse nationale, et par la publication de son livre Ferhat Abbas. L’injustice, à faire mieux connaître aux jeunes Algériens, le combat nationaliste et la pensée de mon père. Son ouvrage documenté et son engagement pour cette noble cause la désignent actuellement comme la personne la plus apte à présenter ce livre publié aujourd’hui à titre posthume. 

Mme Leïla Benamar Benmansour(*)
«Une voix à écouter et à méditer»
Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte 

le 28.11.10 | 03h00 Réagissez 

(…) Ce n’est pas pour rien que tout un chacun le qualifiait de visionnaire, et ce n’est pas pour rien que son nom est à ce jour synonyme du savoir, connu et reconnu au-delà des frontières algériennes. 

Cette plume qui se révéla dés 1919, alors que Ferhat Abbas est étudiant en pharmacie, âgé à peine de 20 ans, découvrant l’injustice vécue par son peuple et qu’il s’engagea à dénoncer et à combattre (…)
Un jeune homme exceptionnel, en effet, qui fut président de l’association des étudiants d’Afrique du Nord, portant la toque d’Astrakan symbole de son identité musulmane et clin d’œil à celui qu’il a toujours admiré, Kemal Atatürk qui construisit la grande Turquie moderne. Car ce jeune étudiant avait les yeux rivés vers ce grand pays dont il rêvait pour son peuple le même destin : la démocratie. (…)
1938 est une date clé dans l’itinéraire politique de Ferhat Abbas, qui d’une part crée son premier parti politique l’Union populaire algérienne (UPA), et d’autre part, et c’est le plus important, il signe sa rupture avec l’élite politique française d’Algérie. Désormais, l’homme cherche le moyen de libérer son peuple du joug colonial, en d’autres termes l’indépendance du pays pure et simple (…) 

Ce sont les événements douloureux du 8 Mai 1945 et ses milliers de morts indigènes qui sonnèrent le glas de l’idéal d’égalité. Ferhat Abbas, qui reculait l’échéance du bain de sang, ne pouvait se relever indemne en voyant son peuple mourir un jour de fête, celui de la fin de la guerre mondiale, et celle du nazisme. La flamme nationaliste qui vivait en son cœur depuis ses années étudiant, n’a fait que se raviver et déterminer l’homme que désormais la lutte armée était inévitable. De plus, accusé à tort par l’administration coloniale d’avoir provoqué ces évènements, Ferhat Abbas subira lui-même l’arbitraire par 11 mois de prison, mis en sûreté, prêt à être exécuté. Mais il a été prouvé que ses mains étaient nettes de sang. (…) Le 1er novembre 1954 ne le surprit pas, comme il le dit lui-même, tant il était préparé à l’éventualité de la lutte armée, dans le cas où la France refuserait l’autonomie. Il dissout sans regret son parti l’UDMA et adhère et rejoint le Front de libération nationale (FLN) sans hésitation. Au congrès de la Soummam le 20 août 1956, il est désigné pour siéger au Conseil National de la révolution algérienne (CNRA). 

En 1957 il est membre du Comité de coordination et d’Exécution (CEE). A la même époque, il parcourt le monde pour expliquer les raisons de la guerre d’Algérie. En 1958, troisième date-clé de l’itinéraire politique de Ferhat Abbas, il est élu à l’unanimité par les hommes de novembre, président du Gouvernement Provisoire de la République algérienne (GPRA). Le CNRA le maintient à ce poste jusqu’en août 1961. A l’indépendance du pays en 1962, ses collègues l’ont porté à la présidence de l’Assemblée nationale constituante. Un itinéraire politique des plus glorieux au service de sa patrie mené d’arrache pied et avec abnégation de 1920 à 1962. En 1963, il démissionne de la présidence de l’Assemblée nationale, refusant de soutenir l’atteinte à la démocratie (…) Cette contestation des plus légitimes lui valut la prison dans le Sud algérien et la résidence surveillée, sous le règne des deux hommes précités, passeport et biens confisqués (…) Privé de sa liberté durant près de vingt ans, l’homme illustre reprend sa plume et se remet à écrire. Cette écriture, comme dit plus haut, qui était l’essence même de sa vie. Après avoir donné à son peuple Le jeune Algérien en 1931 et La nuit coloniale en 1962, Il publie vers la fin de sa vie trois ouvrages qui auront un succès considérable, Autopsie d’une guerre (1980), Le Jeune Algérien (édition 1981) et L’indépendance confisquée (1984). A la mort de Houari Boumediene, la résidence surveillée est levée et Ferhat Abbas retrouve la liberté. Il est alors âgé de 80 ans (…) 

Ferhat Abbas ne pourra jouir longtemps du bonheur d’une vie libre. Bien malade, conséquence des terribles épreuves qui lui ont été infligées, il quitta ce monde le 24 décembre 1985, entouré des siens à son domicile, à Kouba, sur les hauteurs Alger.
Mais l’homme illustre pouvait-il partir, nous quitter, sans nous laisser un dernier message ? Assurément non, la preuve en est. Dans cet ouvrage exceptionnel, publié à titre posthume et laissé pour la postérité, l’homme politique algérien rappelle à ses compatriotes que «le présent ne saurait impunément ignorer le passé».Cet ouvrage qu’il appelle cahier et qui se veut un programme politique pour l’Algérie de demain, est destiné, dit-il, à son fils, aux jeunes de la nouvelle génération, de la post- indépendance, aux hommes et aux femmes de son pays, «avec l’espoir qu’un jour une Assemblée nationale constituante, librement élue par le peuple pourra l’examiner, le critiquer et peut-être en retenir quelque chose…» (…) Ce livre publié à titre posthume, dernier message de l’homme illustre à son peuple avant le dernier voyage, et qui se voulait, un adieu aux Algériens, et à ses amis du Maghreb et de France, rend, au contraire, Ferhat Abbas, plus présent que jamais dans son pays, près de ce peuple qu’il avait en idéal. Et sa pensée clairvoyante, une voix à écouter et à méditer avec 

le plus grand respect, non seulement pour la génération actuelle, mais aussi pour toutes celles à venir. 

- Extraits de la préface signée par Leïla Benamar Benmansour 

(*)Auteure de Ferhat Abbas, l’injustice 

(Alger-Livres éditions 2010) 

  

 

  

 

Parmi les secrets avoués de Bush

25 novembre 2010


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Le Post

c-17-1019715 Publié par
soeuremilie

Parmi les secrets avoués dans le Livre de W.BUSH

oooOooo

«Moubarak m’a vendu Saddam»

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L’ouvrage de M.Bush, que la presse américaine a accueilli avec de sévères critiques, a au moins le mérite de mettre à nu la trahison du raïs.

Il n’y a pas de doute: l’ex-président irakien, Saddam Hussein, est un dictateur doublé d’un tyran. Mais, par la grâce d’une témérité fatale, le bourreau s’est transformé en victime dont le nom fait vibrer une bonne partie de la rue arabe. Ce statut lui a toujours valu l’animosité des autres dirigeants arabes, plus particulièrement le raïs égyptien, Hosni Moubarak aveuglé par le désir de leadership.

 

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                                              La victime de la traitrise de Mubarak

La preuve de cette haine envers Saddam nous vient de la plume de l’ancien président américain George W.Bush qui vient de révéler que Moubarak a vendu Saddam aux Américains. M.Bush a affirmé que Hosni Moubarak a contribué à le convaincre que l’Irak de Saddam Hussein possédait des armes bactériologiques.
Dans ses mémoires, Decision Points («Instants décisifs» pour l’édition française), l’ancien président américain écrit que M.Moubarak a dit au commandant des forces américaines, le général Tommy Franks, que «l’Irak possédait des armes bactériologiques et était décidé à les utiliser contre nos troupes».

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M.Bush ajoute que M.Moubarak refusait de prononcer ces accusations en public «de peur de provoquer la rue arabe». «Le renseignement venant d’un dirigeant du Moyen-Orient qui connaissait bien Saddam a influé sur ma réflexion», a encore justifié le président le plus impopulaire de l’histoire des Etats-Unis.

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La présence supposée d’armes de destruction massive (ADM) bactériologiques, chimiques ou nucléaires en Irak, a servi à justifier l’intervention militaire américaine de mars 2003, mais aucun arsenal de ce type n’a été trouvé par les soldats de la coalition internationale qui ont envahi l’Irak.
Le livre de M.Bush, que la presse américaine a accueilli avec de sévères critiques, a au moins le mérite de mettre à nu la trahison du raïs égyptien. Embarrassée, gênée et déstabilisée à quelques mois de la présidentielle, l’Egypte dément et crie à la manipulation. Le porte-parole de la présidence, Soleiman Awad, a «catégoriquement démenti» que le président égyptien ait tenu des propos accréditant la détention de telles armes par Baghdad. «Au contraire, M.Moubarak a mis en garde le président américain et de nombreux responsables américains qu’il a rencontrés contre une invasion de l’Irak, qui constituait une violation flagrante du droit international», a soutenu M.Awad ajoutant qu’«il a prévenu qu’une invasion ne serait pas une mission facile parce qu’elle provoquerait une résistance farouche au cours de laquelle l’Irak utiliserait toutes les armes à sa disposition», a poursuivi le porte-parole égyptien.

Il faut rappeler que quelques jours avant l’exécution de Saddam Hussein, le président égyptien redoutait déjà le statut de martyr qu’allait avoir le dictateur irakien. Surtout que son exécution était programmée le jour de l’Aïd. Hosni Moubarak a indiqué s’être opposé à cette exécution pendant l’Aïd El Adha. «Personne n’oubliera les circonstances dans lesquelles Saddam a été exécuté. Ils en ont fait un martyr», a-t-il déclaré.

«J’ai adressé un message au président (américain) George W.Bush pour lui dire qu’il ne fallait pas faire cela justement au premier jour de l’Aïd, car cela le transformerait en martyr», a ajouté M.Moubarak. Le Caire botte en touche pour étouffer le tollé qui risque d’être soulevé par les révélations du président américain.

L’alibi est vite trouvé: «Bush est entré en guerre contre l’Irak de Saddam Hussein à la demande d’Ariel Sharon et de ses affidés au Pentagone tels Paul Wolfowitz», laisse-t-on entendre du côté égyptien. Soit, mais quand les Tomahawks américains pleuvaient sur Baghdad, le raïs Moubarak offrait ses services au maître du moment.

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Quel est le nombre de victimes Irakiennes , Mr Bush ?
Le nombre t’importe peu quand ce sont des Arabes

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Utilisation de bombes interdites dans les conventions …était-ce un test sur la population de Baghdad ?

Lié à Washington par près de 3 milliards de dollars d’aide annuelle, Moubarak ne peut se permettre de désapprouver l’action américaine. Plus encore, il honorait l’Oncle Sam par un bateau contenant quelque 5000 Egyptiennes à même de distraire les soldats américains fatigués par les combats au front.

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Cadeau égyptien aux Gi’s , cadeau… prêt à l’emploi  !!!
La dignité Arabe vendue au moindre sous pour se maintenir sur le trône , ce même trône abandonné par Sadate et …pour les mêmes raisons.

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Par soeuremilie

bush , Irak , Boubarak , traitrise , offrande aux Gi’s , Politique

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c-15-1019715 Du même auteur

le monde Arabe et la Palestine

25 novembre 2010


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Le Post

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c-17-1019722 Publié par
Christian1944

Le monde Arabe et la Palestine

                 24/11/2010 à 17h10 

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De : Soeur_Bernadette

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A  : Soeur_Emilie

C’est toujours avec un réel plaisir que je parcours vos écrits et , j’admire la finesse de vos remarques sur les sujets posés. Concernant Mubarak ; le doûte a été beaucoup plus perceptible avec la tragédie imposée au peuple de Palestine. Il est vrai que le doûte planait sur le rais jusqu’au jour où il est apparu clairement le double jeu du chef Egyptien.Le fait que la frontière a été maintenue bloquée au plus fort de l’agression perpétrée par la horde du Tsahal , est une autre démonstration de lâcheté.Ajoutons à cela le blocage de l’aide alimentaire et; pire encore , la dénonciation, au profit de l’armée sioniste; des passages souterrains utilisés par les Ghazaouis pour s’approvisionner en nourritures.Ce qui est admirable chez l’homme Arabe quel qu’il soit , c’est qu’aucune trahison n’est demeurée impunie.Nous avons en mémoire l’exécution publique et en LIVE de Sadate.Le comble c’est que Mubarak était présent lorsque des kamikazes ; en plein défilé militaire; ont mis à exécution leur sentence .L’idée que se fait Mubarak; celle de se faire élire en tant que leader du monde Arabe; est une pure folie.Qui voudrait de lui alors que le plus apte à succéder à Djamal-Abdel-Nacer ne peut être que le président  Algérien : Abdelaziz Bouteflika pour avoir été l’élève de feu Haouari Boumédiene, d’une part,  et pour avoir aussi côtoyé les grands de ce monde depuis son entrée dans le monde de la politique.

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Abdelaziz Bouteflika                                           Feu :Haouari Boumédiene

C’est avec une jalousie profonde , il faut le dire , que  le Rais Egyptien perçoit le président Algérien. Serait-ce une crainte de se voir déloger ? Que le président des pyramides soit sans crainte; le trône du panarabisme n’est pas dans le souci de l’Algérien !

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De gauche à droire , les Présidents :
                   Kaddafi(Libye) ,Bouteflika(Algérie) Mobarak(Egypte)
              

Et pour conclure ; le problème Palestinien demeurera comme l’épine au travers de la gorge de tout homme Arabe ; de tout homme épris de paix à travers le globe.
La population Palestiniene souffrira tant que certains chefs d’états et royautés Arabes demeureront inféodés à l’occident ; ceci d’une part , et d’autre part ; tant que les Palestiniens n’auront pas pris en considération les recommandations de feu Haouari Boumédiene à l’adresse de feu Yasser Arafat  à savoir : 1 direction Palestiniene ; une armée avec 1 seul commandement; 1 politique donc 1 seule stratégie.

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La dispersion des forces entre Hamas et l’OLP et la multitude de factions rivales ne feront qu’exacerber les tensions inter-Palestiniennes , qu’affaiblir les rangs au profit du seul l’adversaire : l’occupant israélien ; qu’éloigner le dénouement des souffrances de ce peuple. Cette dislocation de tout le potentiel humain et matériel fait -une fois de plus- l’affaire de l’occupant sioniste .
L’affaire qui me revient à l’esprit est celle du MNA; durant la guerre de libération en Algérie. Il est regrettable de le dire mais le sacrifice a été plus que nécessaire pour éliminer ce « frère » devenu encombrant  .
Cette affaire devrait inspirer les dirigeants Palestiniens .

                                          Sommets Arabes

La concertation est plus qu’indispensable lorsqu’une même famille se trouve confrontée devant un problème.
La rue Arabe; quelle qu’elle soit et où qu’elle soit; sait pertinemment  qu’avec les leaders actuels – pas tous ; fort heureusement – que les royautés Saoudite et Marocaine , sont des pions occidentaux dont le principal souci est : le maintien permanent aux trônes qu’ils occupent .
Telle est la triste vérité !
Le sujet qui les réunit est un souci de façade et les pompeux discours sont comme une drogue qu’on sert à l’homme de la rue . Un tranquilisant pour mieux dire.
La véritable décision est dictée par Washington et c’est à Washington que les comptes rendus détaillés seront adressés.

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Comment accepter qu’un roi accueille dans la discrétion absolue les représentants Isréliens à l’insue de son peuple ? Algébriquement parlant , ne dit-on pas que l’ami de mon ennemi est mon ennemi ? Que de fois n’a-t-on pas appris que le Perez ou le Tahanyahou passe quelques jours de repos à Ifrène ou à Marakech ?
Comment accepter qu’un roi Arabe soit associé à l’état fantôche d’Israel dans la prospection et l’exploitation d’une nappe de pétrole au Moyen-Orient ?
Comment accepter qu’un roi Arabe , se disant gardien des lieux Saints de l’islam , regrette que son chateau secondaire en France soit cambriolé et que quelques bouteilles de Bacchus des années 1800 se soient volatilisées ?
La royauté est un danger pour la cause Arabe et , c’est ce comportement justement qui fait que les regards des populations Arabes soient braquées vers le pays des Ayatollahs qui demeure la source d’espoir  pour laver l’affront et les humiliations successsives subies sans réagir.

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L’assassinat de Saddam Hussein le jour de l’Aid est l’insulte au plus haut degré fait au monde Musulman , insulte faite sous l’instigation de Sharon agonisant depuis 5 ans avec la collaboration de son ami et frère le président Egyptien qui voyait en Saddam un leader gênant , nuisible à la réputation qu’il voulait se construire.
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Ce que fut la prunelle des yeux Arabes en 1946 (partie verte) comparée à ce qu’elle est devenue devant la timidité et le double rôle des rois et certains chefs Arabes .

Quel que soit le sacrifice que consentira l’homme Arabe , la Palestine sera libérée tôt ou tard . Nous ne serons pas -peut être-  de ce monde pour « festoyer » ; mais le drapeau Palestinien flottera haut et fier sur la Palestine , toute la Palestine avec El-Qods comme capitale.
Toute liberté ne s’offre pas mais…elle s’arrache ! Les exemples du Vietnam , d’Indochine et d’Algérie sont encore vivaces dans nos esprits.

Soeur_Bernadette

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