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Un vieux couple de PN en pélerinage à Blida (Août 2010)

Vendredi 7 janvier 2011

       Un vieux couple de Pieds-Noirs en pélerinage dans la ville de leur enfance : Blida 31/10/2010 à 13h18 – mis à jour le 15/01/2011 à 15h19 | – vues | - réactions  pelerinage à la ville des roses (Août 2010) 

Par : Mr et Mme. Nathalie et Robert Hanser 

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C’est avec une pointe au cœur que mon mari Robert et moi, avons envisagé d’effectuer un pèlerinage dans la ville qui nous a vus grandir et où nous avons passé le plus clair de notre temps. Nous étions comme stressés. Nous étions comme sur un nuage à voguer dans l’espace, à tournoyer au gré du vent qui allait nous emmener vers une destination qui ne nous était pas inconnue. Cet état d’âme me fait rappeler cette pesanteur maladive qu’on éprouve avant tout examen qui décidera de la suite de notre carrière. Blida, la ville de ma jeunesse, la ville de mon premier amour, la ville des roses nous est restée, durant toute cette absence, gravée dans nos mémoires respectives à tel point que nos enfants se lassaient de nous entendre ressasser toujours les mêmes histoires, les mêmes souvenirs qui ont jalonné notre parcours jusqu’en 1962. Ce qui nous taraudait l’esprit c’était de faire le circuit inverse que celui de 1962 . Avec en moins, cette tristesse, ces larmes, ces sanglots de nous autres déracinés, entassés comme du bétail dans le « Kairouan » ce bateau comparable, Ô mon Dieu, à une épave à laquelle nous nous agrippions de toutes nos forces. 

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et les noirs souvenirs remontent en surface  

Les bambins de tout âge, dans l’innocence de l’âge, jouaient infatigablement alors les parents, assis pêle-mêle, pensifs , parfois en larmes, n’arrivaient pas comprendre ce qui nous arrivait. Partir et s’éloigner au plus vite, le sort s’abattait cruellement sur cette marée humaine. faillepnlaplacebigeaudalger17aout47jpg.jpg  exodeoranlarecherchededocumentation.jpg exodeen1962.jpg    algrieen19621.jpg   exodeanarchie.jpg exode.jpg exodedroitversleport.jpg exodelesinsouciants.jpg exodevoiturevendre100ou200ff.jpg exodeleslarmesdedsespoir.jpg  exodepapiersenmainpourlecontrle.jpg exodefouilleleurarrivemarseille.jpg exodearriveenfrance.jpg exodecestledbutunevaliseousansrienpourvuque.jpg exodedespnbrulentleursbienavantdepartir.jpg macabres souvenir de notre exode 

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Gaston Deferre                                Presse Française : Cessez le feu le 19/03/1962 à midi 

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et , quant à notre accueil en France, mieux vaut ne pas en parler …… !!!
photo : La Rouguière, Août 1962 : des villages de tentes ont été dressés pour accueillir les réfugiés. Ci-dessus : visite de Robert Boulin 

Mais, pour le moment, reposons pied à terre, puisqu’il s’agit de faire le trajet inverse, ce qui nécessite en principe des préparatifs. Qui eut cru ? Tout se déroulait comme dans un rêve.   Les souvenirs étaient pliées dans un coin poussiéreux de la mémoire, des souvenirs indélébiles qui dureront le restant de notre vie.,  Nous allions réaliser l’irréalisable. Qui eut pensé ? Et qui sait que nous étions bien éveillés ? Nous n’avions pas pris soin de préparer notre voyage comme on le fait habituellement mais, le fait de se retrouver en Algérie suffisait amplement pour satisfaire notre désir d’arpenter, comme au bon vieux temps, les majestueuses rues de la ville. J’espère, pour la circonstance, que les lilas, les jasmins et les roses ouvriront leurs pétales comme quelqu’un qui vient de se réveiller d’un long sommeil pour nous accueillir à bras ouverts. La forte impression que j’avais, et du fait de me retrouver « là-bas », je considèrerai ce jour comme étant ma deuxième naissance. Retrouver les amis, les voisins, le quartier d’enfance, l’épicier du coin, l’école primaire, le collège du boulevard… Les noms de ceux qui ont marqué mon enfance m’échappent, chaque nom évoque bien des souvenirs. Ces délices d’un certain temps se sont dilués et emportés par les évènements vécus et par le demi siècle se séparation. 

                                          gplacelavigerielegliseblida.jpg  Eglise de Blida                                                                                                              

                                              77pxcasbahalgerie.jpg Douerate (Blida) 

Nous avions l’impression, qu’au devant de nous, tout grouillait comme dans une pièce de théâtre, où tout le monde devait prendre place avant les trois coups qui annoncent la levée des rideaux.  Alger la Blanche pointait à l’horizon, nous la voyons se rapprocher au ralenti comme dans un film pour faire durer le plaisir. Nous devinions au loin, malgré la distance : Bab-El-Oued, La Casbah, juste en face et, sur le versant gauche de notre vue, une majestueuse tour s’élançait vers le néant comme pour nous souhaiter la bienvenue. …/…    Makam Echahid ou Monument aux morts Robert balayait de son regard cette façade blanche d’Alger qui nous narguait par plaisir comme deux anciens amis qui se retrouvent après une longue séparation.                       Baie d’Algeralger.jpg  la Blanche 

Les formalités douanières d’usage se sont déroulées comme partout ailleurs avec, en prime, un accueil courtois et un sourire de bienvenue comme si, sur notre front, il était indiqué que nous étions des Pieds-Noirs avides de revoir ce magnifique pays. Au fond de nous-mêmes, nous étions curieux de connaître la réaction de ces préposés à l’accueil en découvrant  sur nos passeports que nous étions en fait des Français d’Algérie. 

« Des pieds-noirs ? » lança-t-il avec un air qui cachait cette joie de voir des …revenants.  On eut dit qu’un éclair illumina sa face en voyant Robert répondre par un signe affirmatif. Mon mari plié par le poids des ans, face au carrousel des bagages, ne pût soulever les cabas une fois parvenus à son niveau. C’est un autre voyageur qui se sentit obligé de lui prêter assistance. Il l’aida à déposer sur le chariot nos maigres bagages. Puis, comme un éclair, cet autre voyageur, en entendant Robert m’apostropher, comprit à son accent qui nous étions. Puis, sans attendre notre réponse, il nous informa – comme pour nous rassurer- que dans le paquebot il y avait d’autres Français originaires d’Algérie venus en pèlerinage et se proposent – selon leurs dires- de profiter au maximum de leur séjour et d’aller partout à la fois 

Mon mari, habituellement accrocheur pour engager la conversation avec le premier venu ; perdit subitement sa langue. Je décidais de demander à cet inconnu de nous orienter, une fois en dehors de l’enceinte portuaire, vers la station de taxis puisque nous nous sommes promis, de faire cap vers Blida que nous étions pressés de redécouvrir.
Après avoir remercié le guide du moment, le taxi aux couleurs new-yorkaises s’engouffra dans une autoroute faisant face à la jetée puis c’était le tunnel Ouchayah pour arriver, un peu plus tard à Baba-Ali, Birtouta, Boufarik et enfin : la majestueuse ville des roses, la ville de nos rêves : Blida cernée par les montagnes de Chréa qui nous paraissaient plus hautes que d’habitude. 
Durant tout le parcours, Robert et moi regardions émerveillés le paysage que nous découvrons plus beau encore qu’il ne le fut. Les autoroutes, les intersections, les travaux en cours confirmaient les dires selon lesquels l’Algérie était un véritable chantier. Et, tout d’un coup, l’entrée de la ville de Blida, nous accueilla sous une majestueuse voûte au style arabesque tout près du centre hippique. C’est à l’hôtel X que nous déchargions nos maigres bagages et là, nous n’avons pas hésité un seul instant devant le maître d’hôtel pour lui faire comprendre que nous sommes dans la ville de notre enfance et que nous devions rester quelques jours. Une fois installés dans notre chambre, nous avons relâché nos forces pour nous assoupir non sans avoir dégusté une tasse de chorba-frick préparée avec la doigté que nous connaissons aux gens de la ville. oooOooo 

Notre série de surprises 

vue tout simplement ….féérique …!

Robert, bien qu’éprouvé par sa dernière maladie, en sentant l’air marin d’Alger, se sentait revivre. Il cachait mal son sourire.  Son émotion était telle que son visage –autrefois crispé et ridé – avait subitement pris des couleurs exprimant le bien-être, sa joie de se retrouver ici , en Algérie, de réaliser ce qui nous paraissait – tout simplement- irréalisable. 
 

  relief Blidéen Les barrages de gendarmerie veillaient à la fluidité de la circulation et, traquaient certainement –comme en France- les amateurs de rallye sur ces espaces routiers nouvellement déroulés dans cette Mitidja la féconde. 

Elle porte bien son nom : La ville des roses         sidiyakoub162.jpg   Bois sacré ou Sidi Yakoub 

Nous avions projeté de nous installer dans un hôtel au centre ville, tout près de la place d’armes. J’étais un peu inquiète de l’état de santé de Robert mais, apparemment, tout semblait être parfait pour le moment. 
 

Vue de Blida

Abdelkrim, le gérant, redoubla de chaleur et d’amabilité à notre égard en apprenant que nous étions originaires de la ville. Il nous promit de mettre à notre disposition son véhicule personnel de sorte à nous faciliter nos déplacements. C’est à l’appel du muezzin que nous nous sommes réveillés. A cette période, la prière de l’aube était aux environs de 04h 20. Il était hors de question pour nous de faire la grasse matinée.  Nous avions l’impression que nous étions comme deux arbustes entrain de périr, deux arbustes qui reprennent leurs couleurs et qui dégagent la vitalité digne d’un couple au printemps de leur vie. Une fois sortis de l’hôtel, la place d’armes devenue « placet ettout » fut le premier endroit vers lequel nous nous sommes dirigés. L’imprimerie Mauguin, au coin de la place, les terrasses de cafés cernaient le point central de la ville. 

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                                         Place d’Armes (Blida)  

placedarmes.jpg

Nous longions la route avec l’intention de parvenir à la route de Chréa en admirant l’école Cazenave sur notre gauche, cette école qui fut en son temps une véritable usine d’apprentissage scolaire du temps de Mr.Adriet, Mme Vianelli, Mrs Gouillon, Finateu, Ivora, Alain Cardonna et tant d’autres.  

Ecole

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  Cazenave

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Enseignant de l’Ecole Cazenave 

 

Les jeunes d’hier sont les adultes aujourd’hui et se remémorent certainement leur jeunesse comme une page du passé pliée dans les archives de l’histoire. Nous entamons l’Avenue des moulins et nos cœurs remplis d’espoirs de retrouver ceux qui étaient les voisins d’une certaine période.  La vie y est active au vu des commerces florissants et aux vitrines savamment achalandées qui n’avaient rien à envier aux devantures situées de l’autre côté de la rive. Les gens qui nous croisaient souriaient à notre passage comme si nous étions perçus comme étant des revenants en visite et, pourquoi pas, en pèlerinage dans les quartiers de notre jeunesse. C’est alors qu’un Monsieur nous croisa non sans nous avoir fixés des yeux comme s’il voulait nous questionner sur notre identité. Il revint sur ses pas et, poliment, nous apostropha   » Ce n’est pas Mr et Mme Hanser par hasard ? » Il nous reconnut et tous les traits de son visage s’éclaircirent avec un sourire qui en disait long sur sa joie de nous retrouver. 

Et Robert le reconnut au timbre de sa voix de lui répondre :  » Je parie que c’est Ali, le petit diable qui voulait toujours et à tout prix s’accaparer de mon vélo de course !!!! «   Je n’en revenais pas. J’étais plongée dans l’ignorance jusqu’au moment où Robert et Ali s’enlacèrent chaleureusement. On eut dit que les deux amis d’autrefois venaient de ressusciter après avoir été enterrés et perdus à jamais.                       

                                               maiziali.jpg      Ali Maizi  

Ils avaient peine à se détacher l’un de l’autre et, en essayant de porter mon grain de sel à cette rencontre, je remarquai quelques larmes , qu’on eut dit des perles tellement qu’elles étaient pures et sincères, sur les joues de ces amis et frères d’enfance. C’est alors que Robert se rappela de ma présence. Je lui paraissais complètement hors-jeu. Il détacha son bras de l’épaule d’Ali, et me tint par le bras pour me rafraîchir la mémoire.
C’est alors qu’un klaxon se fit entendre. En se penchant, Ali reconnut la voiture de son fils, puis , nous posa une suite de questions et ne nous laissa même pas le temps de répondre. 
Il décida du coup de nous embarquer à la va-vite puisque l’arrêt momentanné sur cette voie principale de la ville était interdit, de faire cap vers l’hôtel et de récupérer nos affaires.  Pour lui et conformément aux traditions, il était hors de question, jugea-t-il, de résider dans un hôtel alors que sa demeure, bien qu’étroite, deviendrait très spacieuse pour nous contenir. 
« Nathalie, je ne sais pas si tu te rappelles de l’impasse qui longeait le cimetière Mozabite? «  

En prononçant mon petit nom, Ali voulait porter plus de précision comme s’il voulait préciser avec une pointe d’humour :

« Mme. Nathalie …euh… la fille de Mr. et Mme Picot qui habitaient tout près des familles Benhaffaf et Skander ? Comment oublier cette charmante demoiselle qu’on surnommait : Miss Blida ? «  » 
 

Je hochai la tête pour acquiescer. En lui tendant la main pour le saluer, il me tira vers lui pour me faire la bise comme le feraient des membres d’une seule famille. Sans demander notre avis, il ouvrit les portières gauches et nous fit monter rapidement puisque, derrière, la file de voitures commençait à s’allonger. 

Il conclut que nous venions à peine d’arriver et que nous avons élu domicile dans l’hôtel mitoyen au lycée Duveyrier. Je ressentis la chair de poule parcourir tout mon cœur à entendre de telles paroles émanant d’un cœur sincère, un cœur et un sentiment de probité qui- de notre temps- ne court pas les rues. 

C’est alors que nous arrivons devant son domicile à la route des glacières.
Sa femme ouvrit la porte et, en nous voyant, se sentit gênée de se retrouver face à face à des étrangers alors qu’elle aurait souhaité être plus présentable pour nous accueillir. Elle lâcha quand même un sourire, nous invita à entrer après la plaisanterie lâchée par Ali qui déclara avoir une pointe d’humour : C’est la prise de l’année puis dévoila qui nous sommes. 
Après les embrassades familiales, et là c’est le terme, elle se précipita vers le salon pour nous inviter de prendre place et de nous mettre à l’aise. J’eus quand même le temps de parcourir des yeux la cour au milieu de laquelle s’élevait majestueusement une vigne dont les branches se croisaient avec le jasmin à l’odeur qui nous rappelait bien le bon temps. Pendant que Robert plaisantait avec Ali, Zohra me tint par la main et m’invita à l’accompagner en dehors de la chambre.A l’approche de l’Iftar, rupture du jeûne, aux environs de 19h30, j’ai remarqué que les habitudes ancestrales étaient toujours de rigueur. C’est dans la cour de la maison largement tapissée pour la circonstance, que la meyda allait servir au rassemblement. 

Cour style arabesque A l’époque, du temps de la France, c’était un canon qui tonnait pour signaler la rupture du jeûn. Les choses ayant évolué avec le temps, ce sont les haut-parleurs des mosquées ou alors la télévision qui informe la population de la fin de la journée d’abstinence. 
  
Haik Algérien  

 Dans le salon, des canapés de style oriental recouverts d’un tissus aux couleurs chatoyantes et le tout, autour d’ une meyda, sorte de table , sur laquelle on ramena un pot d’une plante aromatique pour donner une meilleure ambiance à cette réception impromptue pourtant simple mais émanant de cœurs simples mais combien chaleureux. 

salon

Elle me fit pénétrer dans sa chambre à coucher et là, sur le lit, était posée ma valise. Je fus interrogative quand la charmante dame me dit :  » durant tout votre séjour, ma chambre deviendra la vôtre !  » Je ne sus quoi dire devant tant de gentillesse. Elle me fit visiter hâtivement toutes les chambres ; cuisine, salle de bain, living-room et, évidement les toilettes où j’avais une envie folle de soulager ma vessie qui en avait bien besoin. 
Les adultes se préparent aux ablutions et à la prière collective aura lieu au coucher du soleil c’est-à-dire lorsque des minarets des mosquées de la ville se fera entendre El-Adhan, signalant la rupture du jeun. A l’annonce, le chef de famille sert d’Imam pour diriger la prière. 

mosqueberlin.jpg

  Prière collective
Robert et moi, assis sur le rebord des matelas qui cernent la table collective, regardions avec admiration cet engouement de la chose religieuse en guise de remerciement au créateur de les avoir faits naître au sein de cette Umma, cette grande communauté qui ne reconnaît que Allah en tant que maître de l’univers et Mohamed en tant que son fidèle messager et serviteur. Il est vrai que les autres messagers et les autres Livres révélés (comme nous l’apprendrons par la suite) et tel que stipulé dans le CORAN, sont également respectés par ceux qui croient en l’unicité du créateur appelé différemment Seigneur, pour les Chrétiens, et Allah pour les Musulmans. 
 

On se croirait dans un conte de fée en voyant ces nombreux plats garnir la table. Les salades de toute nature sur le rebord de la table au milieu de laquelle la fameuse soupe “la Chorba” chorba1.jpg dont nous avons toujours entendu parler, allait prendre place. Chorba Il est vrai qu’à l’époque, du temps de notre jeunesse, quand nous résidions la ville, les voisins de quartier nous faisaient parvenir de ces plats variés et, Dieu sait comment et combien nous apprécions leur saveur. Un autre plat allait s’offrir à nous, appelé “Djwez” djwez.jpg qui consistait à rassembler des morceaux de viande et certaines légumes. Ce plat, savamment préparé, allait nous faire oublier le délice du premier plat. Les bouteilles de limonades n’avaient pas le temps de se vider que d’autres allaient prendre place. Nous goûtions à tous ces délices et, je me dois de dire, que nous n’étions nullement considérés en tant qu’étrangers mais des membres, à part entière, de cette formidable famille.            

Osbane Évidemment, le service était ponctué par des anecdotes qui faisaient que nous mangions sans nous rendre compte si nos fragiles estomacs allaient supporter toutes ces variétés exposées devant nous.  Le troisième plat arriva, après avoir vidé ou épuisé le second. C’était de la viande sucrée appelé localement « l’ham El Hlou bel berkouka » préparé aux prunes. Là, je m’avouai vaincue puisqu’il n’y avait plus de place pour contenir quoique ce soit.  douarayaaadjeddek.jpg djelbana …/…  La discussion allait bon enfant au milieu des rires et des histoires qui se déversaient autour de la table familiale. La communication se faisait la plupart du temps en Français pour nous permettre de ne pas nous sentir  » hors champs  » façon de nous intégrer au maximum au rythme fort sympathique de cette magnifique famille. 

 La table débarrassée, le service café allait prendre place. Les bâtonnets de Zalabia et les variétés de sucreries maison arriveront à leur tour.     Sbaa     gateaux3maison.jpg             Mhencha gateaux2maison.jpg Le majestueux couple emilerendjasamreetsafille.jpg photos souvenirs d’une des soirées Blidéennes. L’invité du jour , un ancien de Blida , un PN.  Le ramadhan dans le monde Musulman avait cette particularité de rassembler et de manger tous ensemble et à la même heure. 
Une discipline que ne dissiperont ni les hommes ni le temps. 

A un moment d’égarement, j’observais ces branches de citronnier qui s’entremêlaient avec les branches de l’oranger comme pour un parfait amour à dessein de livrer le fruit de leur semence à ces gens qui n’ont rien d’expert en arboriculture. Tout autour des grappes de raisin pendaient comme pour signaler leur présence. …/… Les soirées sont festives puisqu’elles rassemblent, et à tour de rôle, la plupart des voisines du quartier dans une seule demeure. Chacune viendra avec en offrande un plat de sucrerie qui s’ajoutera aux autres sur la meyda comme dans un conte des milles et une nuit. 

Robert et moi serons conviés le jour et les jours suivants au sein de toutes les familles que nous avons eu à connaître ou à reconnaître.         
Nous étions, pour certains, mi allongés, pour d’autres assis à même le sol sur le tapis quant aux plus jeunes, les élégantes demoiselles, chargées du service pour soulager la maman qui eut à préparer durant toute l’après midi toutes ces variétés de plats. 

Ali nous apprendra que le mois du Ramadhan était un mois de sacrifice de soi même au service de Dieu. La baraka ou l’auto suffisance était un don divin durant ce mois et les familles nécessiteuses sont naturellement prises en charge par le voisinage. Ceci est une caractéristique de ce mois d’abstinence et le même comportement est partout similaire quel que soit le lieu ou le pays dans ce vaste monde Musulman. 
Les plus jeunes se lancent sans attendre dans la danse frénétique au rythme de la derbouka, genre de tam-tam, et l’exhibition des corps qui vibrent et se tortillent comme pour parfaire la danse, se fera jusqu’à une heure tardive de la nuit. Au bout des 15 jours que j’ai eu à passer dans ma ville natale, ce n’est pas moins de 17 kg qui sont venus s’ajouter à mon poids (Robert 12) et, qui me croira si j’ajoutais que mes médicaments que je prenais régulièrement pour calmer mes douleurs rhumatismales ont été, comme par enchantement, oubliés puisque j’avoue, le fait de me retrouver dans la ville des roses, a été un remède des plus efficace. oooOooo 

…/… 

…/… Retour au pays d’exil : la France 
Une autre déchirure allait s’imposer. La séparation avec ces nombreuses familles n’a pas été chose facile. 
Loin de là ! La seule consolation est de revenir et revenir autant de fois tant que Dieu nous accorde vie et santé. Au fond de nous même nous regrettions de ne pas avoir effectué le premier pas les années précédentes. 

Les gens qui nous ont reçus, les familles que nous avons côtoyées, les paroles à notre égard que nous avons entendues durant tout notre séjour, la gentillesse tout à fait naturelle que nous avons ressentie, tout ceci est difficile à traduire en peu de mots mais, il est à dire que les Algériens sont un peuple magnifique, que les Algériens sont nos frères tellement nous sommes attachés et tellement nous nous comprenons au simple regard…et ceci est énorme . emilesouilahmidounetzaragoci.jpg Photo souvenir des amis de Blida la Rose accueillant Zaragoci en pélerinage, De g à d : Zaragoci (ancien du FCB). Salah(artiste TV) , Khabatou (ancien du FCB) 

Zaragoci et le fanion de l’USMB 
L’origine de notre déracinement est l’œuvre de ceux qui avaient tout à gagner en créant la discorde au sein d’une même famille. 

Et nous étions une même famille. Conscients du tissage entre les 2 communautés  , les négociations d’Evian entre les représentants des 2 parties en conflit prévoyaient que les Pieds-Noirs étaient libres de partir ou de rester tout en conservant leurs biens acquis à la sueur de leur front. document signé par les 2 parties à Evian  delegationfranaiseevian190362.jpg delagationflnevian.jpg Que l’Algérien s’appelle Ali ou Robert, que la femme s’appelle Fatiha ou Josette, ne sommes nous pas des mortels ? Ne sommes–nous pas appelés à partir de ce bas monde avec, en prime, nos actes qui témoigneront de tout ce que nous avons faits comme bien ou en mal ? Ne sommes nous comme des produits…périssables avec un début et une fin ? 

Je pars du principe que la vie est courte, alors aimons-nous les uns les autres et débarrassons de nos esprits cette haine d’autrui qui ne servira qu’à exacerber notre train de vie. Nous sommes dans ce bas monde que de passage à l’image du nuage qui trône haut dans le ciel puis, sans nous rendre compte, disparait à jamais ! Je ne sais pas si nombreux sont ceux qui perçoivent la chose comme je la perçois puisque notre triste exode –encore elle-  a été une déchirure traumatisante, un pan de notre vie qui s’est effacé. Je ne gagne rien en disant ceci.   Une hirondelle ne peut faire le printemps, mais au moins j’éprouve cette profonde satisfaction morale de le dire. 

J’appelle à l’amour et non pas la haine. Je sème la fraternité entre les gens indépendamment de leur culture et leur race  Quant à “certains” sites internet que je ne citerai pas, pour ne pas avoir à leur accorder cet honneur , ces sites qui crachent leur venin , sont toujours accrochés à un passé révolu. Ils le font exactement comme quelqu’un qui pense bien faire en gardant les yeux fixés sur le rétroviseur pour se retrouver un jour dans le décors. Le monde évolue à la vitesse d’un TGV , eux par faiblesse maladive et une conscience chargée de remords pour nous avoir extirpés de nos racines, diffusent des documents révoltants dont la plupart sont falsifiés comme s’ils tenaient la boite aux milles secrets alors qu’ils ne représentent qu’eux mêmes. Heureusement que nous , les Français d’Algérie appelés communément Pieds-Noirs, avons pris conscience – bien que sur le tard – que la tragédie qui nous a été imposée par ceux qui étaient sensés nous défendre, cette tragédie ou scénatio monté de toutes pièces consistait – ô mon Dieu – à nous faire croire que nos vies seraient en danger avec l’arrivée des maquisards revenant des djebels, un certain 05 Juillet 1962. Un demi siècle après notre exode, les langues se délient. Ceux qui nous avaient trempés dans un macabre suicide en nous faisant croire à la « valise ou le cercueil » , ceux là , sentant leur fin prochaine, libèrent leur charge, avouent leurs regrets de nous avoir tout simplement mentis. Se repentir est certainement noble mais  pourquoi le faire après un demi-siècle puisqu’on ne peut remonter dans le temps ?    La vie est une succession d’expériences. La nôtre fut des plus horribles parce que nous avons  été bernés par cette fameuse rumeur et nous été naifs au point où nous nous sommes retrouvés jetés vulgairement dans les cales pour nous retrouver à la merci de gens qui nous accueillirent avec dédain, avec mépris et avec froideur. Ainsi va la vie ! 

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Réagir PAROLIER37 le 31/10/2010 à 15:26 C’est avec beaucoup de plaisir et d’émotion que j’ai lu votre témoignage,
merci pour votre vision des choses et des êtres,
ainsi que pour votre compréhension des hommes et de l’Algérie. 
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       Un vieux couple de Pieds-Noirs en pélerinage dans la ville de leur enfance : Blida 31/10/2010 à 13h18 – mis à jour le 01/12/2010 à 13h19 | – vues | - réactions 

pelerinage à la ville des roses (Août 2010) Par : Mr et Mme. Nathalie et Robert Hanser 
 
C’est avec une pointe au cœur que mon mari Robert et moi, avons envisagé d’effectuer un pèlerinage dans la ville qui nous a vus grandir et où nous avons passé le plus clair de notre temps. Nous étions comme stressés. Nous étions comme sur un nuage à voguer dans l’espace, à tournoyer au gré du vent qui allait nous emmener vers une destination qui ne nous était pas inconnue. Cet état d’âme me fait rappeler cette pesanteur maladive qu’on éprouve avant tout examen qui décidera de la suite de notre carrière. Blida, la ville de ma jeunesse, la ville de mon premier amour, la ville des roses nous est restée, durant toute cette absence, gravée dans nos mémoires respectives à tel point que nos enfants se lassaient de nous entendre ressasser toujours les mêmes histoires, les mêmes souvenirs qui ont jalonné notre parcours jusqu’en 1962. Ce qui nous taraudait l’esprit c’était de faire le circuit inverse que celui de 1962 . Avec en moins, cette tristesse, ces larmes, ces sanglots de nous autres déracinés, entassés comme du bétail dans le « Kairouan » ce bateau comparable, Ô mon Dieu, à une épave à laquelle nous nous agrippions de toutes nos forces. 


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et les noirs souvenirs remontent en surface 
…/… Les bambins de tout âge, dans l’innocence de l’âge, jouaient infatigablement alors les parents, assis pêle-mêle, pensifs , parfois en larmes, n’arrivaient pas comprendre ce qui nous arrivait. Partir et s’éloigner au plus vite, le sort s’abattait cruellement sur cette marée humaine.       

macabres souvenir de notre exode Gaston Deferre                                Presse Française : Cessez le feu le 19/03/1962 à midi et , quant à notre accueil en France, mieux vaut ne pas en parler …… !!!
photo : La Rouguière, Août 1962 : des villages de tentes ont été dressés pour accueillir les réfugiés. Ci-dessus : visite de Robert Boulin 
oooOooo Mais, pour le moment, reposons pied à terre, puisqu’il s’agit de faire le trajet inverse, ce qui nécessite en principe des préparatifs. 

Qui eut cru ? Tout se déroulait comme dans un rêve.   Les souvenirs étaient pliées dans un coin poussiéreux de la mémoire, des souvenirs indélébiles qui dureront le restant de notre vie., Nous allions réaliser l’irréalisable. Qui eut pensé ? Et qui sait que nous étions bien éveillés ? Nous n’avions pas pris soin de préparer notre voyage comme on le fait habituellement mais, le fait de se retrouver en Algérie suffisait amplement pour satisfaire notre désir d’arpenter, comme au bon vieux temps, les majestueuses rues de la ville. J’espère, pour la circonstance, que les lilas, les jasmins et les roses ouvriront leurs pétales comme quelqu’un qui vient de se réveiller d’un long sommeil pour nous accueillir à bras ouverts. La forte impression que j’avais, et du fait de me retrouver « là-bas », je considèrerai ce jour comme étant ma deuxième naissance. Retrouver les amis, les voisins, le quartier d’enfance, l’épicier du coin, l’école primaire, le collège du boulevard… Les noms de ceux qui ont marqué mon enfance m’échappent, chaque nom évoque bien des souvenirs. Ces délices d’un certain temps se sont dilués et emportés par les évènements vécus et par le demi siècle se séparation. 

Eglise de Blida                                                                                                            …/… 

Douerate (Blida) Nous avions l’impression, qu’au devant de nous, tout grouillait comme dans une pièce de théâtre, où tout le monde devait prendre place avant les trois coups qui annoncent la levée des rideaux. Alger la Blanche pointait à l’horizon, nous la voyons se rapprocher au ralenti comme dans un film pour faire durer le plaisir. Nous devinions au loin, malgré la distance : Bab-El-Oued, La Casbah, juste en face et, sur le versant gauche de notre vue, une majestueuse tour s’élançait vers le néant comme pour nous souhaiter la bienvenue. …/…    Makam Echahid ou Monument aux morts Robert balayait de son regard cette façade blanche d’Alger qui nous narguait par plaisir comme deux anciens amis qui se retrouvent après une longue séparation. Baue d’Alger la Blanche 

Les formalités douanières d’usage se sont déroulées comme partout ailleurs avec, en prime, un accueil courtois et un sourire de bienvenue comme si, sur notre front, il était indiqué que nous étions des Pieds-Noirs avides de revoir ce magnifique pays. Au fond de nous-mêmes, nous étions curieux de connaître la réaction de ces préposés à l’accueil en découvrant  sur nos passeports que nous étions en fait des Français d’Algérie. « Des pieds-noirs ? » lança-t-il avec un air qui cachait cette joie de voir des …revenants. On eut dit qu’un éclair illumina sa face en voyant Robert répondre par un signe affirmatif. Mon mari plié par le poids des ans, face au carrousel des bagages, ne pût soulever les cabas une fois parvenus à son niveau. C’est un autre voyageur qui se sentit obligé de lui prêter assistance. Il l’aida à déposer sur le chariot nos maigres bagages. Puis, comme un éclair, cet autre voyageur, en entendant Robert m’apostropher, comprit à son accent qui nous étions. Puis, sans attendre notre réponse, il nous informa – comme pour nous rassurer- que dans le paquebot il y avait d’autres Français originaires d’Algérie venus en pèlerinage et se proposent – selon leurs dires- de profiter au maximum de leur séjour et d’aller partout à la fois.. …/… Mon mari, habituellement accrocheur pour engager la conversation avec le premier venu ; perdit subitement sa langue. Je décidais de demander à cet inconnu de nous orienter, une fois en dehors de l’enceinte portuaire, vers la station de taxis puisque nous nous sommes promis, de faire cap vers Blida que nous étions pressés de redécouvrir.
Après avoir remercié le guide du moment, le taxi aux couleurs new-yorkaises s’engouffra dans une autoroute faisant face à la jetée puis c’était le tunnel Ouchayah pour arriver, un peu plus tard à Baba-Ali, Birtouta, Boufarik et enfin : la majestueuse ville des roses, la ville de nos rêves : Blida cernée par les montagnes de Chréa qui nous paraissaient plus hautes que d’habitude. 
Durant tout le parcours, Robert et moi regardions émerveillés le paysage que nous découvrons plus beau encore qu’il ne le fut. Les autoroutes, les intersections, les travaux en cours confirmaient les dires selon lesquels l’Algérie était un véritable chantier. Et, tout d’un coup, l’entrée de la ville de Blida, nous accueilla sous une majestueuse voûte au style arabesque tout près du centre hippique. 

C’est à l’hôtel X que nous déchargions nos maigres bagages et là, nous n’avons pas hésité un seul instant devant le maître d’hôtel pour lui faire comprendre que nous sommes dans la ville de notre enfance et que nous devions rester quelques jours. Une fois installés dans notre chambre, nous avons relâché nos forces pour nous assoupir non sans avoir dégusté une tasse de chorba-frick préparée avec la doigté que nous connaissons aux gens de la ville. oooOooo Ma série de surprises vue tout simplement ….féérique …!…/… 

Robert, bien qu’éprouvé par sa dernière maladie, en sentant l’air marin d’Alger, se sentait revivre. Il cachait mal son sourire. Son émotion était telle que son visage –autrefois crispé et ridé – avait subitement pris des couleurs exprimant le bien-être, sa joie de se retrouver ici , en Algérie, de réaliser ce qui nous paraissait – tout simplement- irréalisable. 
  relief Blidéen 
Les barrages de gendarmerie veillaient à la fluidité de la circulation et, traquaient certainement –comme en France- les amateurs de rallye sur ces espaces routiers nouvellement déroulés dans cette Mitidja la féconde. Elle porte bien son nom : La ville des roses                            Bois sacré ou Sidi Yakoub 

Nous avions projeté de nous installer dans un hôtel au centre ville, tout près de la place d’armes. J’étais un peu inquiète de l’état de santé de Robert mais, apparemment, tout semblait être parfait pour le moment. 
Vue de Blida
Abdelkrim, le gérant, redoubla de chaleur et d’amabilité à notre égard en apprenant que nous étions originaires de la ville. Il nous promit de mettre à notre disposition son véhicule personnel de sorte à nous faciliter nos déplacements. C’est à l’appel du muezzin que nous nous sommes réveillés. A cette période, la prière de l’aube était aux environs de 04h 20. Il était hors de question pour nous de faire la grasse matinée. Nous avions l’impression que nous étions comme deux arbustes entrain de périr, deux arbustes qui reprennent leurs couleurs et qui dégagent la vitalité digne d’un couple au printemps de leur vie. Une fois sortis de l’hôtel, la place d’armes devenue « placet ettout » fut le premier endroit vers lequel nous nous sommes dirigés. L’imprimerie Mauguin, au coin de la place, les terrasses de cafés cernaient le point central de la ville. …/…                    Place d’Armes (Blida)  Nous longions la route avec l’intention de parvenir à la route de Chréa en admirant l’école Cazenave sur notre gauche, cette école qui fut en son temps une véritable usine d’apprentissage scolaire du temps de Mr.Adriet, Mme Vianelli, Mrs Gouillon, Finateu, Ivora, Alain Cardonna et tant d’autres.  Ecole Cazenave 

Enseignant de l’Ecole Cazenave Les jeunes d’hier sont les adultes aujourd’hui et se remémorent certainement leur jeunesse comme une page du passé pliée dans les archives de l’histoire. Nous entamons l’Avenue des moulins et nos cœurs remplis d’espoirs de retrouver ceux qui étaient les voisins d’une certaine période. La vie y est active au vu des commerces florissants et aux vitrines savamment achalandées qui n’avaient rien à envier aux devantures situées de l’autre côté de la rive. Les gens qui nous croisaient souriaient à notre passage comme si nous étions perçus comme étant des revenants en visite et, pourquoi pas, en pèlerinage dans les quartiers de notre jeunesse. C’est alors qu’un Monsieur nous croisa non sans nous avoir fixés des yeux comme s’il voulait nous questionner sur notre identité. Il revint sur ses pas et, poliment, nous apostropha   » Ce n’est pas Mr et Mme Hanser par hasard ? » Il nous reconnut et tous les traits de son visage s’éclaircirent avec un sourire qui en disait long sur sa joie de nous retrouver. Et Robert le reconnut au timbre de sa voix de lui répondre :  » Je parie que c’est Ali, le petit diable qui voulait toujours et à tout prix s’accaparer de mon vélo de course !!!! «  

…/… Je n’en revenais pas. J’étais plongée dans l’ignorance jusqu’au moment où Robert et Ali s’enlacèrent chaleureusement. On eut dit que les deux amis d’autrefois venaient de ressusciter après avoir été enterrés et perdus à jamais.                                                               Ali Maizi (photo) Ils avaient peine à se détacher l’un de l’autre et, en essayant de porter mon grain de sel à cette rencontre, je remarquai quelques larmes , qu’on eut dit des perles tellement qu’elles étaient pures et sincères, sur les joues de ces amis et frères d’enfance. C’est alors que Robert se rappela de ma présence. Je lui paraissais complètement hors-jeu. 

Il détacha son bras de l’épaule d’Ali, et me tint par le bras pour me rafraîchir la mémoire.
C’est alors qu’un klaxon se fit entendre. En se penchant, Ali reconnut la voiture de son fils, puis , nous posa une suite de questions et ne nous laissa même pas le temps de répondre. 
Il décida du coup de nous embarquer à la va-vite puisque l’arrêt momentanné sur cette voie principale de la ville était interdit, de faire cap vers l’hôtel et de récupérer nos affaires.  Pour lui et conformément aux traditions, il était hors de question, jugea-t-il, de résider dans un hôtel alors que sa demeure, bien qu’étroite, deviendrait très spacieuse pour nous contenir. « Nathalie, je ne sais pas si tu te rappelles de l’impasse qui longeait le cimetière Mozabite? «  En prononçant mon petit nom, Ali voulait porter plus de précision comme s’il voulait préciser avec une pointe d’humour : Mme. Nathalie …euh… la fille de Mr. et Mme Picot qui habitaient tout près des familles Benhaffaf et Skander ? Comment oublier cette charmante demoiselle qu’on surnommait : Miss Blida ? >> 
Je hochai la tête pour acquiescer. En lui tendant la main pour le saluer, il me tira vers lui pour me faire la bise comme le feraient des membres d’une seule famille. 
Sans demander notre avis, il ouvrit les portières gauches et nous fit monter rapidement puisque, derrière, la file de voitures commençait à s’allonger. Il conclut que nous venions à peine d’arriver et que nous avons élu domicile dans l’hôtel mitoyen au lycée Duveyrier. Je ressentis la chair de poule parcourir tout mon cœur à entendre de telles paroles émanant d’un cœur sincère, un cœur et un sentiment de probité qui- de notre temps- ne court pas les rues. 

…/… 

C’est alors que nous arrivons devant son domicile à la route des glacières.
Sa femme ouvrit la porte et, en nous voyant, se sentit gênée de se retrouver face à face à des étrangers alors qu’elle aurait souhaité être plus présentable pour nous accueillir. Elle lâcha quand même un sourire, nous invita à entrer après la plaisanterie lâchée par Ali qui déclara avoir une pointe d’humour : C’est la prise de l’année puis dévoila qui nous sommes. 
Après les embrassades familiales, et là c’est le terme, elle se précipita vers le salon pour nous inviter de prendre place et de nous mettre à l’aise. J’eus quand même le temps de parcourir des yeux la cour au milieu de laquelle s’élevait majestueusement une vigne dont les branches se croisaient avec le jasmin à l’odeur qui nous rappelait bien le bon temps. Pendant que Robert plaisantait avec Ali, Zohra me tint par la main et m’invita à l’accompagner en dehors de la chambre.A l’approche de l’Iftar, rupture du jeûne, aux environs de 19h30, j’ai remarqué que les habitudes ancestrales étaient toujours de rigueur. C’est dans la cour de la maison largement tapissée pour la circonstance, que la meyda allait servir au rassemblement. 
Cour style arabesque 
A l’époque, du temps de la France, c’était un canon qui tonnait pour signaler la rupture du jeûn. Les choses ayant évolué avec le temps, ce sont les haut-parleurs des mosquées ou alors la télévision qui informe la population de la fin de la journée d’abstinence. 


  
Haik Algérien …/… 

 Dans le salon, des canapés de style oriental recouverts d’un tissus aux couleurs chatoyantes et le tout, autour d’ une meyda, sorte de table , sur laquelle on ramena un pot d’une plante aromatique pour donner une meilleure ambiance à cette réception impromptue pourtant simple mais émanant de cœurs simples mais combien chaleureux. salon

Elle me fit pénétrer dans sa chambre à coucher et là, sur le lit, était posée ma valise. Je fus interrogative quand la charmante dame me dit :  » durant tout votre séjour, ma chambre deviendra la vôtre !  » Je ne sus quoi dire devant tant de gentillesse. Elle me fit visiter hâtivement toutes les chambres ; cuisine, salle de bain, living-room et, évidement les toilettes où j’avais une envie folle de soulager ma vessie qui en avait bien besoin. 

Les adultes se préparent aux ablutions et à la prière collective aura lieu au coucher du soleil c’est-à-dire lorsque des minarets des mosquées de la ville se fera entendre El-Adhan, signalant la rupture du jeun. A l’annonce, le chef de famille sert d’Imam pour diriger la prière. Prière collective
Robert et moi, assis sur le rebord des matelas qui cernent la table collective, regardions avec admiration cet engouement de la chose religieuse en guise de remerciement au créateur de les avoir faits naître au sein de cette Umma, cette grande communauté qui ne reconnaît que Allah en tant que maître de l’univers et Mohamed en tant que son fidèle messager et serviteur. Il est vrai que les autres messagers et les autres Livres révélés (comme nous l’apprendrons par la suite) et tel que stipulé dans le CORAN, sont également respectés par ceux qui croient en l’unicité du créateur appelé différemment Seigneur, pour les Chrétiens, et Allah pour les Musulmans. 
…/… On se croirait dans un conte de fée en voyant ces nombreux plats garnir la table. Les salades de toute nature sur le rebord de la table au milieu de laquelle la fameuse soupe “la Chorba” dont nous avons toujours entendu parler, allait prendre place. 

Chorba Il est vrai qu’à l’époque, du temps de notre jeunesse, quand nous résidions la ville, les voisins de quartier nous faisaient parvenir de ces plats variés et, Dieu sait comment et combien nous apprécions leur saveur. Un autre plat allait s’offrir à nous, appelé “Djwez” qui consistait à rassembler des morceaux de viande et certaines légumes. Ce plat, savamment préparé, allait nous faire oublier le délice du premier plat. Les bouteilles de limonades n’avaient pas le temps de se vider que d’autres allaient prendre place. Nous goûtions à tous ces délices et, je me dois de dire, que nous n’étions nullement considérés en tant qu’étrangers mais des membres, à part entière, de cette formidable famille.            Osbane Évidemment, le service était ponctué par des anecdotes qui faisaient que nous mangions sans nous rendre compte si nos fragiles estomacs allaient supporter toutes ces variétés exposées devant nous. 

Le troisième plat arriva, après avoir vidé ou épuisé le second. C’était de la viande sucrée appelé localement « l’ham El Hlou bel berkouka » préparé aux prunes. Là, je m’avouai vaincue puisqu’il n’y avait plus de place pour contenir quoique ce soit. djelbana …/… La discussion allait bon enfant au milieu des rires et des histoires qui se déversaient autour de la table familiale. La communication se faisait la plupart du temps en Français pour nous permettre de ne pas nous sentir  » hors champs  » façon de nous intégrer au maximum au rythme fort sympathique de cette magnifique famille.  La table débarrassée, le service café allait prendre place. Les bâtonnets de Zalabia et les variétés de sucreries maison arriveront à leur tour.     

Sbaa                 Mhencha Le majestueux couple  photos souvenirs d’une des soirées Blidéennes. L’invité du jour , un ancien de Blida , un PN.  Le ramadhan dans le monde Musulman avait cette particularité de rassembler et de manger tous ensemble et à la même heure. 
Une discipline que ne dissiperont ni les hommes ni le temps. 
A un moment d’égarement, j’observais ces branches de citronnier qui s’entremêlaient avec les branches de l’oranger comme pour un parfait amour à dessein de livrer le fruit de leur semence à ces gens qui n’ont rien d’expert en arboriculture. Tout autour des grappes de raisin pendaient comme pour signaler leur présence. 

…/… Les soirées sont festives puisqu’elles rassemblent, et à tour de rôle, la plupart des voisines du quartier dans une seule demeure. Chacune viendra avec en offrande un plat de sucrerie qui s’ajoutera aux autres sur la meyda comme dans un conte des milles et une nuit. Robert et moi serons conviés le jour et les jours suivants au sein de toutes les familles que nous avons eu à connaître ou à reconnaître.         


Nous étions, pour certains, mi allongés, pour d’autres assis à même le sol sur le tapis quant aux plus jeunes, les élégantes demoiselles, chargées du service pour soulager la maman qui eut à préparer durant toute l’après midi toutes ces variétés de plats. 

Ali nous apprendra que le mois du Ramadhan était un mois de sacrifice de soi même au service de Dieu. La baraka ou l’auto suffisance était un don divin durant ce mois et les familles nécessiteuses sont naturellement prises en charge par le voisinage. Ceci est une caractéristique de ce mois d’abstinence et le même comportement est partout similaire quel que soit le lieu ou le pays dans ce vaste monde Musulman. 
Les plus jeunes se lancent sans attendre dans la danse frénétique au rythme de la derbouka, genre de tam-tam, et l’exhibition des corps qui vibrent et se tortillent comme pour parfaire la danse, se fera jusqu’à une heure tardive de la nuit. Au bout des 15 jours que j’ai eu à passer dans ma ville natale, ce n’est pas moins de 17 kg qui sont venus s’ajouter à mon poids (Robert 12) et, qui me croira si j’ajoutais que mes médicaments que je prenais régulièrement pour calmer mes douleurs rhumatismales ont été, comme par enchantement, oubliés puisque j’avoue, le fait de me retrouver dans la ville des roses, a été un remède des plus efficace. oooOooo 

…/… 

…/… Retour au pays d’exil : la France 
Une autre déchirure allait s’imposer. La séparation avec ces nombreuses familles n’a pas été chose facile. 
Loin de là ! La seule consolation est de revenir et revenir autant de fois tant que Dieu nous accorde vie et santé. Au fond de nous même nous regrettions de ne pas avoir effectué le premier pas les années précédentes. Les gens qui nous ont reçus, les familles que nous avons côtoyées, les paroles à notre égard que nous avons entendues durant tout notre séjour, la gentillesse tout à fait naturelle que nous avons ressentie, tout ceci est difficile à traduire en peu de mots mais, il est à dire que les Algériens sont un peuple magnifique, que les Algériens sont nos frères tellement nous sommes attachés et tellement nous nous comprenons au simple regard…et ceci est énorme . 

Photo souvenir des amis de Blida la Rose accueillant Zaragoci en pélerinage, De g à d : Zaragoci (ancien du FCB). Salah(artiste TV) , Khabatou (ancien du FCB) 

Zaragoci et le fanion de l’USMB 
L’origine de notre déracinement est l’œuvre de ceux qui avaient tout à gagner en créant la discorde au sein d’une même famille. Et nous étions une même famille. 

Conscients du tissage entre les 2 communautés  , les négociations d’Evian entre les représentants des 2 parties en conflit prévoyaient que les Pieds-Noirs étaient libres de partir ou de rester tout en conservant leurs biens acquis à la sueur de leur front. document signé par les 2 parties à Evian Que l’Algérien s’appelle Ali ou Robert, que la femme s’appelle Fatiha ou Josette, ne sommes nous pas des mortels ? Ne sommes–nous pas appelés à partir de ce bas monde avec, en prime, nos actes qui témoigneront de tout ce que nous avons faits comme bien ou en mal ? Ne sommes nous comme des produits…périssables avec un début et une fin ? Je pars du principe que la vie est courte, alors aimons-nous les uns les autres et débarrassons de nos esprits cette haine d’autrui qui ne servira qu’à exacerber notre train de vie. Nous sommes dans ce bas monde que de passage à l’image du nuage qui trône haut dans le ciel puis, sans nous rendre compte, disparait à jamais ! Je ne sais pas si nombreux sont ceux qui perçoivent la chose comme je la perçois puisque notre triste exode –encore elle-  a été une déchirure traumatisante, un pan de notre vie qui s’est effacé. 

Je ne gagne rien en disant ceci.   Une hirondelle ne peut faire le printemps, mais au moins j’éprouve cette profonde satisfaction morale de le dire. J’appelle à l’amour et non pas la haine. Je sème la fraternité entre les gens indépendamment de leur culture et leur race  Quant à “certains” sites internet que je ne citerai pas, pour ne pas avoir à leur accorder cet honneur , ces sites qui crachent leur venin , sont toujours accrochés à un passé révolu. Ils le font exactement comme quelqu’un qui pense bien faire en gardant les yeux fixés sur le rétroviseur pour se retrouver un jour dans le décors. Le monde évolue à la vitesse d’un TGV , eux par faiblesse maladive et une conscience chargée de remords pour nous avoir extirpés de nos racines, diffusent des documents révoltants dont la plupart sont falsifiés comme s’ils tenaient la boite aux milles secrets alors qu’ils ne représentent qu’eux mêmes. Heureusement que nous , les Français d’Algérie appelés communément Pieds-Noirs, avons pris conscience – bien que sur le tard – que la tragédie qui nous a été imposée par ceux qui étaient sensés nous défendre, cette tragédie ou scénatio monté de toutes pièces consistait – ô mon Dieu – à nous faire croire que nos vies seraient en danger avec l’arrivée des maquisards revenant des djebels, un certain 05 Juillet 1962. 

Un demi siècle après notre exode, les langues se délient. Ceux qui nous avaient trempés dans un macabre suicide en nous faisant croire à la « valise ou le cercueil » , ceux là , sentant leur fin prochaine, libèrent leur charge, avouent leurs regrets de nous avoir tout simplement mentis. Se repentir est certainement noble mais  pourquoi le faire après un demi-siècle puisqu’on ne peut remonter dans le temps ?    La vie est une succession d’expériences. La nôtre fut des plus horribles parce que nous avons  été bernés par cette fameuse rumeur et nous été naifs au point où nous nous sommes retrouvés jetés vulgairement dans les cales pour nous retrouver à la merci de gens qui nous accueillirent avec dédain, avec mépris et avec froideur. Ainsi va la vie ! oooOooo Vous aussi contribuez au Post ! Réagir Publier un post en réponse 

Lire la suite Alerter les modérateurs Par soeuremilie pied-noirs , pèlerinage , amitié , Algérie , Politique  Envoyer
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Réagir PAROLIER37 le 31/10/2010 à 15:26 C’est avec beaucoup de plaisir et d’émotion que j’ai lu votre témoignage,
merci pour votre vision des choses et des êtres,
ainsi que pour votre compréhension des hommes et de l’Algérie. 
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Le secret de WIKILEAKS

Mardi 21 décembre 2010

Ce que cache l’affaire Wikileaks 
 
 

  

Nous savions depuis le début que l’affaire wikileaks est montée de toute pièce, mais il nous fallait des preuves et savoir que les médias aux ordres, comme toujours, étaient une nouvelle fois impliqué dans la manipulation à grande échelle ne suffisait pas. Il nous fallait donc aller chercher plus loin. Et c’est chez nos amis asiatiques que nous avons trouvé le plus de précisions.   

Selon nos recoupements avec bon nombre d’enquêteurs indépendants à travers le monde, Wikileaks fait partie des opérations de cyber-guerre des États-Unis.   

Par exemple nous apprenons par WMR citant des sources de renseignement asiatiques que dans certains pays de l’Asie, en particulier la Chine et la Thaïlande, on croie fermement que le site Wikileaks, qui vise à publier des documents classifiés et sensibles tout en garantissant l’anonymat aux fournisseurs, est liée à la cyber-guerre et aux opérations d’espionnage informatique que mènent les États-Unis ainsi qu’aux propres activités de cyber-guerre du Mossad.   

 Wikileaks affirme avoir déchiffré des séquences vidéo d’une frappe américaine aérienne d’un Predator prenant pour cible des civils en Afghanistan et que le ministère d’Etat américain et ainsi que des agents du gouvernement Norvégiens ont poursuivi Wikileaks dans  une opération de surveillance menée conjointement par les États-Unis et l’Islande. L’Islande a annoncé récemment vouloir mener une politique visant à devenir un refuge pour les sites qui craignent l’oppression politique et la censure dans leur pays d’origine. Nous citerons comme exemple la France, la Belgique et les pays du Maghreb. Toutefois, dans le cas de Wikileaks, il n’est pas étonnant que des pays comme la Chine et la Thaïlande se méfient de la réelle identité des ‘’propriétaires’’ de ce genre de sites.   

Wikileaks affirme son intention de diffuser sa vidéo lors d’une conférence de presse le 5 avril au National Press Club à Washington, DC, mais averti que ses animateurs peuvent être détenus ou arrêtés avant cette date. Les sources de WMR pensent que la mise sous surveillance des pseudos militants de Wikileaks est une supercherie. Voici ce que rapporte WMR : Nos sources de renseignement asiatiques rapportent ce qui suit: «Wikileaks dirige une campagne de désinformation, en pleurant à la persécution des services de renseignements américains, alors qu’il est lui-même le renseignement américains. Ses activités [Wikileaks] en Islande sont totalement suspectes. « Wikileaks affirme être victime d’une nouvelle COINTELPRO [Counter Intelligence Program] opération dirigée par le Pentagone et diverses agences de renseignement américaines. Les sources de WMR pensent que Wikileaks fait lui-même partie intégrante d’une campagne de cyber-COINTELPRO, telle que celle proposée par le président Obama contre le tsar de l’information, » Sunstein M. Cass. 

  En Janvier 2007, John Young, qui dirige cryptome.org, un site qui publie une mine d’informations sensibles et classifiées, a été la cible de Wikileaks qui affirmait que l’opération était une façade de la CIA. Young a également publié quelque 150 e-mails envoyés par des militants de Wikileaks sur Cryptome. Ils comprennent un commentaire désobligeant à propos de cet éditeur de la part du co-fondateur Australien de Wikileaks, le Dr. Julian Assange. L’une des spécialités de Assange serait en fait le ‘’hacking’’ (Piratage des réseaux informatiques). La co-fondatrice allemande de Wikileaks utilise un pseudonyme, « Daniel Schmitt. » 

    

Wikileaks affirme qu’elle est « une organisation multi-compétence pour protéger les dissidents de l’intérieur, les dénonciateurs, les journalistes et les blogueurs qui font face à des menaces juridiques ou autres liés à la publication » [dont] le principal intérêt est dans la dénonciation des régimes oppressifs en Asie, l’ancien bloc soviétique, sous- Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, mais nous apportons notre aide aux personnes de toutes les nations qui souhaitent mettre en évidence un comportement contraire à l’éthique au sein de leurs gouvernements et sociétés. Nous voulons avoir un impact politique maximum. Nous avons reçu plus de 1,2 millions de documents de la part de communautés dissidentes et de sources anonymes. «    

En Chine, Wikileaks est soupçonné d’avoir des liens avec le Mossad. Il est souligné que son premier « trou » a été réalisé avec succès par un membre d’Al Shabbab en Somalie. Al Shabbab est un groupe de la résistance musulmane, groupe que les néocons ont accusé d’être lié à Al-Qaïda. » Les sources de renseignement asiatiques soulignent également que le «doctorat» de Assange  provient de l’université de Moffett, un moulin à diplômes en ligne et que pendant qu’il est soi-disant sur le terrain à Nairobi, au Kenya, il est en réalité en Australie, où ses exploits relevaient du piratage informatique et du piratage de logiciels. 

  WMR a confirmé l’accusation de Young selon laquelle Wikileaks est une opération de façade de la CIA. Wikileaks est directement impliquée dans une opération de la CIA financée à hauteur de 20 millions de dollars dans laquelle des dissidents chinois piratent des ordinateurs en Chine. Certains des pirates utilisent à travers le réseau internet de la chine, un programme de routage spécial dédié au piratage à l’aide d’ordinateurs chinois pour ensuite cibler les systèmes informatiques des Etats-Unis et du gouvernement militaire US. Une fois ce piratage accompli, le gouvernement américain annonce, par le biais de ses médias amis, que les ordinateurs américains ont été soumis à une cyber-attaque chinoise. La «menace» permet ainsi d’augmenter encore plus le budget de la lutte contre les cyber-infractions en jouant sur les craintes de l’opinion publique et des entreprises américaines qui s’appuient fortement sur la technologie de l’information. 

  Il est également souligné que le conseiller spéciale de Wikileaks est Ben Laurie, un programmeur d’un temps et expert en sécurité Internet pour Google, qui a récemment signé un accord de coopération avec le US National Security Agency (NSA) et a été accusé par la Chine de faire partie d’une campagne américaine de cyber-espionnage contre la Chine. Les autres membres du conseil de Wikileaks sont des leader dissidents chinois, dont Wan Dan, qui a remporté en 1998 le National Endowment for Democracy (NED) Democracy Award ; Wang Youcai, fondateur du parti démocratique chinois; Xiao Qiang, directeur du projet Internet de Chine à l’Université de Berkeley en Californie, membre du conseil consultatif de l’International Campaign for Tibet, et commentateur sur la Radio affiliée à George Soros, Free Asia; et l’activiste tibétain en exil Tashi Namgyal Khamsitsang. 

  Nos sources en Asie croient que Wikileaks est entré en conflit avec les financiers de la CIA après avoir découvert qu’une partie de l’argent versées à Wikileaks était détournée par le Mossad au lieu d’aller chez leurs bienfaiteurs Langley. Après une actu-off dans le financement de la CIA « , Daniel Schmitt » prend le relais et propose l’opération Wikileaks à la Belgique et la Suède avec l’espoir de monter une base plus sûr en Islande. 

    

Il y a de forts soupçons que Wikileaks est une autre opération ‘’false flag’’ (‘’faux drapeau’’) financée par Soros sur le côté gauche du spectre politique. Après que l’ex-sénateur Norm Coleman (R-MN) a décidé d’opposer Soros au choix du Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan de nommer Mark Malloch Brown président de la Banque mondiale, succédant à Paul Wolfowitz tombé en disgrâce, Soros a fait passer l’opération Wikileaks à la vitesse supérieure. « Daniel Schmitt » a piraté la liste des partisans de Coleman, volant les numéros de cartes de crédit et les adresses et publiant la  »prise » sur Wikileaks. Le démocrate Al Franken, qui a été fortement soutenu par Soros, a battu Coleman lors d’une élection juridiquement contestée et avec un score très serré.   

Il est aussi considéré par des sources bien informées que Soros est derrière l’opération de la migration de Wikileaks vers l’Islande. En devenant une puissance en Islande, Soros peut empêcher les Islandais de rembourser les investisseurs britanniques et néerlandais en Islande qui ont placé leur argent dans le système bancaires en ligne Ponzi et aussi poursuivre ses guerre tous azimuts contre le Premier ministre britannique Gordon Brown, qui a, à son tour, ciblés Soros pour les paris contre livre sterling.   

L’Islande est une proie facile pour Soros. La couronne islandaise a été décimée en tant que monnaie et n’a nulle part où aller, surtout si la valeur de la livre sterling et de l’euro déprécient. Soros travaille actuellement pour faire tomber l’euro, il planifie sa chute et il court-circuite tout comme il l’a fait pour la livre sterling à Londres dans les années 1980. Après que les monnaies britannique et européenne soient dévaluées, Soros va acheter chaque note d’euros en vue, ce qui lui fera des trillions.   

Soros et ses amis ont, en Wikileaks en Islande, un système bancaire pratiquement non règlementée pour un afflux inespéré de capitaux – l’argent qui proviendra du magnat russe en exil en Israël, à Londres et aux États-Unis. Les investisseurs israéliens comme la Banque Leumi, crouleront sous les pompages à la Bernard Madoff, feront leur part pour cette opération smash-and-grab par les fonds de couverture Quantum-linked de Soros . Et avec Wikileaks fermement installés en Islande, les fuites d’information tant annoncées seront exécutées pour une opération de chantage international contre les ennemis de Soros et pour lancer les attaques informatiques contre les rivaux de l’affaires Soros et les banques virtuelles. Wikileaks sera utilisé comme info-tueurs à gages contre le président Obama rival de Rahm Emanuel dans la campagne de réélection de 2012. 

   De l’Islande, Soros sera bien placé pour prendre le contrôle sur les énormes ressources minérales disponibles en vertu de la fonte des glaces du Groenland. Sous la glace, il à sa disposition les plus grands gisements de terres et de minerais rares en dehors de ceux de la Chine, Soros peut contrôler les industries de l’électronique dans le monde. L’activité volcanique de la semaine dernière en Islande pourrait, cependant, perturber ou détruire les plans de Soros pour établir et contrôler une passerelle entre l’Amérique du Nord et l’Europe en Islande. Ce qui suit est un échantillon des e-mails que Young a révélé dans son exposé sur les connexions CIA Wikileaks (ainsi qu’avec la Mafia Russe spécialisée dans le « phishing », une opération dirigée par les juifs russo-israéliens avec pour base Israël) 

Protégé : Blagues variées

Mardi 28 septembre 2010

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Protégé : BLAGUES II…RIS…RIONS…RIEZ….!!!

Samedi 18 septembre 2010

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Bonjour tout le monde !

Vendredi 30 juillet 2010

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